Irene Dunne est une actrice américaine, née le à Louisville, dans le Kentucky, et morte le à Los Angeles, en Californie.
Biographie Les débuts d’une soprano Irene Dunn est née le à Louisville. Son père, Joseph Dunn, est inspecteur de bateaux à vapeur pour le gouvernement américain et sa mère, Adelaide Henry, pianiste de concert et professeur de musiqueWikipedia anglais. Sous l’influence de sa mère, la jeune Irene est orientée dans le domaine artistiqueImdb sur IMDb et particulièrement dans le chant où elle révèle des dons de sopranoAllocine. Elle apparaît à cinq ans dans une production théâtrale à Louisville, Le Songe d’une nuit d’été, une pièce de William Shakespeare. La disparition de son père en 1909, conduit la famille (avec son jeune frère Charles) à s’installer à Madison en Indiana, chez ses grands-parents maternels.
Elle poursuit son éducation musicale, cours de chant, leçons de piano tout en se produisant en public notamment dans un chœur d'Église épiscopal. Diplômée en 1916 à la Madison High School, elle obtient également un certificat par le Webster College qui lui permet d’enseigner dans la musiqueMeredy.com. Elle gagne par la suite un concours pour l’obtention d’une bourse qui lui permet d’étudier au Chicago Musical CollegeAllmovie.com pendant une année.
En 1920, elle va tenter sa chance à New York. Elle y rate une audition au Metropolitan Opera et ses rêves d'une carrière de cantatrice s’envolent.
Elle décide de se diriger vers la scène et après avoir ajouté un « e » à son nom, elle participe à une tournée théâtrale dans une comédie musicale, IreneInternet Broadway Database. Puis elle débute à Broadway dans une autre comédie musicale The Clinging Vine.
Elle rencontre à une soirée son futur mari Francis Griffin, dentiste à New York. Elle l’épouse en 1928 et restera mariée avec lui jusqu’à sa mort en 1965. Ils adopteront une fille, Mary France (née Anna Mary Bush), en 1938. Après son mariage, elle songe à quitter le théâtre n’y ayant guère réussiDictionnaire du cinéma, volume 1 - Sous la direction de Jean-Loup Passek – Larousse, 1995 , ..
Mais sa carrière est relancée en 1929, quand le producteur de revues théâtrales Florenz Ziegfeld lui propose d’interpréter, pour une tournée américaine, le rôle principal dans la comédie musicale Show Boat et c’est un succèsCineartistes.
Une décennie prodigieuse vignette|gauche|240px|Irene Dunne et Charles Boyer dans Elle et lui (1939). La RKO, nouvellement constituée, cherche à dénicher de nouveaux talentsLe Cinéma Grande histoire illustrée du , Volume 4, Éditions Atlas, Paris 1983, . capables de s’adapter au parlant et la performance remarquée d’Irene Dunne dans Show Boat pousse le studio à lui signer un contrat.
En 1930, Irene Dunne tourne son premier film, Présentez armes, un musical vite oublié, mais dès son film suivant elle va être propulsée au rang de starLes stars du cinéma et leurs films de 1900 à nos jours – Ken Wlaschin – Fernand Nathan Éditeur, Paris 1981 , .. La Ruée vers l'Ouest (Cimarron) va bénéficier, par la RKO, d’un budget impressionnant de . Reconnu comme l'un des premiers grands westerns du parlantLe Cinéma Grande histoire illustrée du , Volume 2, Éditions Atlas, Paris 1982, ., le film est avant tout une saga épique retraçant la vie d’une famille sur plusieurs décennies et sur fond de reconstitutions spectaculairesLe Cinéma Volume 2, Éditions Atlas, .. La Ruée vers l'Ouest obtient la consécration avec trois Oscars dont celui du meilleur film et quatre nominations dont une pour Irene Dunne.
Le critique de cinéma Jean-Loup Passek a écrit à propos d’Irene Dunne à ce moment de sa carrière : « Dès lors, sa silhouette élégante et fine, son visage net et un peu froid, parfois son jeu tendu vont lui permettre d’être la vedette de films de tous les genres. » Et l’un des genres qu’elle aborde en ce début de décennie de façon remarquable est le mélodrame. Bien que la RKO au début des années trente se spécialise dans le « mélodrame larmoyant », et que l’actrice tourne pour ce studio nombre de mélos : Consolation Marriage, L'Âme du ghetto, No Other Woman, The Silver Cord, Ann Vickers, This Man Is Mine... C’est pourtant aux studios Universal Pictures qu’Irene Dunne va tourner deux de ses plus grands films, Back Street et Le Secret magnifique réalisés tous deux par John M. Stahl, un grand maître du genreDictionnaire du cinéma – Les films – Jacques Lourcelles – Éditions Robert Laffont – 1992 , .. Le style précis et sobre de Dunne va se refléter et s’accorder avec celui de Stahl, pudique et sensibleLe guide du cinéma - sous la direction de Pierre Murat – Télérama hors série - Éditions 2009 - , .. Tirés de best-sellers, ces films font partie des plus beaux mélodrames américains et remportèrent un énorme succèsLe guide du cinéma, , .. Ils tourneront de nouveau ensemble pour un troisième mélo tout aussi remarquable Veillée d’amour avec Charles Boyer comme partenaire masculinLe guide du cinéma, .. À noter que ces trois films feront l’objet de remakes et particulièrement par Douglas SirkEncyclopédie Alpha du cinéma - Volume 1 - Éditions Grammont S.A. - Alpha Éditions, 1978 , .
Figure importante du « woman’s picture » des années trente, (Irene Dunne tourne également trois mélos avec John Cromwell, autre spécialiste du film de femmes) l’actrice retrouvera le genre tout au long de sa carrière.
À la fin de son engagement avec la RKO, Dunne ne signera plus de contrat de longue durée avec les studios de production et va mener sa carrière en indépendanteEncinematheque entre la RKO, Universal, la Columbia Pictures et la Metro-Goldwyn-Mayer. vignette|droite|240px|Melvyn Douglas et Irene Dunne dans Théodora devient folle (1936).
Irene Dunne qui n’avait pas encore véritablement exploité ses talents de soprano au cinéma va interpréter plusieurs personnages issus de l’univers des opérettes du compositeur Jerome KernLa comédie musicale - John Springer, .. Il va trouver en Irene Dunne l’interprète sensible et idéale de ses ballades. Elle chante sur les partitions musicales de Jerome Kern dans Un soir en scène, Roberta où elle est associée au couple vedette Astaire/Rogers et chante trois mélodies dont le fameux « Smoke Gets in Your Eyes », La Furie de l'or noir un western musical, Quelle joie de vivre et surtout elle retrouve le rôle de Magnolia, qui l’avait révélée au théâtre, dans le Show Boat de James Whale souvent considéré comme la meilleure des trois versions cinématographiquesHollywood - Comédies musicales, Ted Sennett, .. Mais la faveur du public pour les voix d’opéra et l’opérette filmée va décliner et leur enthousiasme se portera sur les voix de Judy Garland et Bing Crosby, Irene Dunne ne tournera plus de films musicaux.
En 1936, Irenne Dunne va aborder, avec le film Théodora devient folle, un autre genre qui va la porter au sommet, la Screwball comedy. À l’instar d’autres comédiennes comme Katharine Hepburn, Carole Lombard, Barbara Stanwyck ou Claudette Colbert, Irene Dunne va se trouver parfaitement à l’aise dans la comédie loufoqueJean-Loup Passek, ibid., ., sous-genre proche du burlesque opposant les milieux populaires à ceux des plus munis et conçu sur des rythmes effrénés avec une bonne dose d’improvisationJean-Loup Passek, ibid., ..
Après Théodora devient folle, l’actrice renouvelle l’expérience avec succès en compagnie de deux maîtres du genre Cary Grant et le réalisateur Leo McCarey dans Cette sacrée vérité.
Filmographie Cinéma vignette|droite|240px|Irene Dunne en 1932. vignette|droite|240px|Irene Dunne (1898-1990). 1930 : Présentez armes (Leathernecking) d'Edward F. Cline 1931 : La Ruée vers l'Ouest (Cimarron) de Wesley Ruggles 1931 : Les Bijoux volés (The Slippery Pearls) de William C. McGann 1931 : Bachelor Apartment de Lowell Sherman 1931 : Le Grand Amour (The Great Lover) de Harry Beaumont 1931 : Consolation Marriage de Paul Sloane 1932 : L'Âme du ghetto (Symphony of Six Million) de Gregory La Cava 1932 : Histoire d'un amour (Back Street) de John M. Stahl 1932 : Treize femmes ou Hypnose (Thirteen Women) de George Archainbaud 1933 : Sa femme (No Other Woman) de J. Walter Ruben 1933 : Le Secret de Madame Blanche (The secret of Madame Blanche) de Charles Brabin 1933 : La Chaîne d'argent (The Silver Cord) de John Cromwell 1933 : Ann Vickers de John Cromwell 1933 : If I Were Free d'Elliott Nugent 1934 : This Man Is Mine de John Cromwell 1934 : Stingaree de William A. Wellman 1934 : The Age of Innocence de Philip Moeller 1934 : Un soir en scène (Sweet Adeline) de Mervyn LeRoy 1935 : Roberta de William A. Seiter 1935 : Le Secret magnifique (Magnificent obsession) de John M. Stahl 1936 : Show Boat de James Whale 1936 : Théodora devient folle (Theodora goes wild) de Richard Boleslawski 1937 : La Furie de l'or noir (High, wide and handsome) de Rouben Mamoulian 1937 : Cette sacrée vérité (The Awful Truth) de Leo McCarey avec Cary Grant 1938 : Quelle joie de vivre (Joy of living) de Tay Garnett 1939 : Elle et lui (Love affair) de Leo McCarey 1939 : Invitation au bonheur (Invitation to Happiness) de Wesley Ruggles 1939 : Veillée d’amour (When tomorrow comes) de John M. Stahl 1940 : Mon épouse favorite (My favourite wife) de Garson Kanin 1941 : La Chanson du passé (Penny serenade) de George Stevens 1941 : Histoire inachevée (Unfinished business) de Gregory La Cava 1942 : Mademoiselle Palmer et son psychiatre (Lady in a Jam) de Gregory La Cava 1943 : Un nommé Joe (A guy named Joe) de Victor Fleming avec Spencer Tracy 1944 : Les Blanches Falaises de Douvres (The white cliffs of Dover) de Clarence Brown 1944 : Coup de foudre (Together again) de Charles Vidor 1945 : Over 21 de Charles Vidor 1946 : Anna et le Roi de Siam (Anna and the king of Siam) de John Cromwell 1947 : Mon père et nous (Life with father) de Michael Curtiz 1948 : Tendresse (I remember Mama) de George Stevens 1950 : Mon cow-boy adoré (Never a dull moment) de George Marshall 1950 : Le Moineau de la Tamise (The Mudlark) de Jean Negulesco 1952 : Ça pousse sur les arbres (It grows on trees) de Arthur Lubin
Télévision 1952 : Schlitz Playhouse of Stars (série télévisée) (#1 épisode) 1953 : The Jack Benny Program (série télévisée) (#1 épisode) 1954 à 1956 : The Ford Television Theatre (série télévisée) (#4 épisodes) 1955 : (série télévisée) (#2 épisodes) 1958 : The Christophers (série télévisée) (#1 épisode) 1959 : (série télévisée) (#1 épisode) 1961 : (série télévisée) (#1 épisode) 1962 : Insight (série télévisée) (#1 épisode) 1962 : General Electric Theater (série télévisée) (#1 épisode) 1962 : Saints and Sinners (série télévisée) (#1 épisode)
Livres en anglais Pursuits of Happiness, Stanley Cavell, Cambridge, Massachusetts, 1981. The Runaway Bride: Hollywood Romantic Comedy of the 1930s, Elizabeth Kendall, New York, 1990. Irene Dunne: A Bio-Bibliography, Margie Schultz, New York, 1991. Irene Dunne: First Lady of Hollywood,, Wes D. Gehring (Lanham, MD: Scarecrow Press, 2003). Irene Dunne: a bio-bibliography, Margie Schultz (New York: Greenwood Press, 1991). Fast-talking Dames, Maria DiBattista (New Haven, CT: Yale University Press, 2001).
Distinctions Irene Dunne a été nommée à cinq reprises à l'Oscar de la meilleure actrice sans jamais remporter le trophée : Oscars 1931 : La Ruée vers l'Ouest (Cimarron) Oscars 1937 : Théodora devient folle (Theodora goes wild) Oscars 1938 : Cette sacrée vérité (The Awful Truth) Occars 1940 : Elle et lui (Love affair) Oscars 1949 : Tendresse (I remember Mama)
Elle a une étoile sur le Hollywood Walk of Fame au 6440 Hollywood Blvd.
Notes et références
Liens externes
"I'm Still In Love With Irene Dunne", par Wes D. Gehring, USA Today,
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