Le Corps d'armée est une grande unité de l'armée prussienne de 1871 à 1919.

Histoire Le d'armée est formé après la création du Reichsland d'Alsace-Lorraine le à partir de contributions d'autres grandes unités de l'armée prussienne. La circonscription du corps comprend au début l'ensemble du Reichsland d'Alsace-Lorraine, jusqu'à ce que le d'armée soit formé en 1890 en Lorraine par des contributions du corps qui avait entre-temps dépassé son effectif normal.

Le siège du commandement général est Strasbourg jusqu'en . En temps de paix, le corps dépend de la de l'armée à Karlsruhe.

Première Guerre mondiale

Après le début de la Première Guerre mondiale, le corps d'armée est rattaché en à la armée sous le commandement du colonel général von Heeringen en Alsace. La division sous les ordres du lieutenant général von Eben et la division sous les ordres du lieutenant général von Watter sont affectées au corps qui se déploie dans la région de Zabern-Schirmeck et se dirige vers ColmarReichsarchiv: Der Weltkrieg 1914–1918. Band I. E.S. Mittler & Sohn. Kriegsgliederungen, S. 680f.. Avec le corps d'armée du général von Hoiningen, qui se déploie plus au sud, les Vosges du nord sont couvertes contre les attaques françaises. Le corps français sous les ordres du général Bonneau franchit la frontière et occupe Mulhouse le . Le colonel général von Heeringen charge les et corps d'armée de contre-attaquer immédiatement. Mulhouse est reconquise par le corps, le corps menant une charge sur le flanc des troupes françaises qui reviennent déjà sur Thann. À la mi-août, le commandant en chef de l'aile gauche de l'armée allemande, le prince héritier Rupprecht de Bavière, pousse la armée qui lui est subordonnée à contre-attaquer sur la ligne de la Sarre. L'attaque de la armée prolonge l'attaque vers le sud le - entre Sarrebourg et Lutzelhouse. Sur l'aile gauche, le corps se bat victorieusement jusqu'à Baccarat en passant par Blamont, à droite, le corps atteint Badonviller.

Après la retraite de la Marne, le corps est évacué en avant-garde de la armée vers le nouveau front de l'Aisne. Le général en chef von Heeringen craint la percée de l'ennemi entre le corps, nouvellement introduit sur le front, et le corps de réserve. La contre-attaque allemande a lieu après l'arrivée de la division, Corbeny est repris le avec le plateau de Craonne. La division, transportée plus tard, entre en action sans l'artillerie qui suit encore et prend d'assaut le village de Craonne le . La prise d'Hurtebise réussit le , la division perd Reichsarchiv: Der Weltkrieg 1914–1918. Band V: Der Herbstfeldzug 1914. E.S. Mittler & Sohn, Berlin 1929, S. 16–80..

Après que les combats de l'Aisne se soient transformés en guerre de position, le chef d'état-major Falkenhayn ordonne le retrait du corps d'armée vers les Flandres. Dans la deuxième phase de la bataille d'Ypres, le corps de Deimling est transféré à la armée, dans le groupe « Fabeck » nouvellement formé, il prend en charge la protection du flanc nord du corps bavarois. Le Corps de la armée est envoyé sur Wytschaete. Le , le corps s'empare de Veldhoek et le , Deimling fait bombarder par l'artillerie les célèbres halles aux draps médiévales d'Ypres, contre les instructions expresses du commandant en chef de la armée. Le , le corps d'armée passe dans la zone de commandement de la armée du duc de Wurtemberg et s'installe dans la région au sud-est d'Ypres pour la guerre de position.

Le soir du , les Britanniques font exploser une mine sur la ligne Ypres-Comines, le corps subit de lourdes pertes au sud-est de Zillebeke. La colline 60, tenue par le d'infanterie, est perdue le après des combats mouvementés. Lors de la deuxième bataille des Flandres, le corps ainsi que le de réserve n'interviennent que tardivement dans la région de Hollebeke et Geluveld. Après la bataille de la colline 60, les attaques dans le secteur du corps sont arrêtées des deux côtés le ; le corps reste encore jusqu'en en guerre de position devant Ypres et est transféré à la armée à la mi-.

Le corps ne participe à la bataille de Verdun sur l'aile gauche de l'armée qu'à partir du , l'attaque des et divisions dans la plaine de la Woëvre s'enlise après seulement trois jours. Les attaques qui se poursuivent jusqu'en juillet valent au corps d'être affecté entre-temps à la division d'infanterie. Fin août, le corps se trouve dans la zone du « Groupe Meuse Est » sur la ligne des villages d'Abaucourt et de Moranville.

Dans la phase finale de la bataille de la Somme, le corps est transféré à la armée sous le commandement du général von Below. Le , le corps prend en charge la « section de combat C » en face de la localité de Sailly-Saillisel. L'attaque de Sailly-Sallisel le échoue, les troupes de choc qui se sont avancées sont coupées par les unités qui les suivent. Le général von Deimling est remplacé le , le corps est repris par l'ancien chef d'état-major de la armée, le général de corps d'armée .

À partir du , le corps se trouve dans la région de Reims et est désigné comme « groupe Brimont ». Au début de la troisième bataille de l'Aisne, fin , le « groupe Brimont » forme l'aile droite de la armée. Le « groupe Ilse » intervient ensuite également pendant la deuxième bataille de la Marne en avec la division de réserve ainsi que les , et divisions d'infanterie entre Berry-au-Bac et Brimont dans ce que l'on appelle « l'offensive Reims-Marneschutz ».

À partir du , le corps se trouve sous la désignation « Groupe Bensdorf » auprès du groupe d'armées duc Albert dans la section de la armée sous le commandement du général en chef von Bothmer. En , la et la division d'infanterie sont subordonnées au commandement du corps.

Structure Ordre de bataille en 1914 division à Strasbourg division à Colmar bataillon de chasseurs rhénans à Sélestat à Colmar de mitrailleuses de forteresse à Strasbourg de mitrailleuses de forteresse à Mutzig d'artillerie à pied à Hanovre et Strasbourg d'artillerie à pied à Ulm et Vieux-Brisach Commandement du génie du d'armée du génie à Strasbourg du génie à Strasbourg de téléphone de forteresse à Strasbourg bataillon d'aviation à Strasbourg, Metz et Fribourg-en-Brisgau du train à StrasbourgKriegsministerium, Geheime Kriegs-Kanzlei (Redaktion): Rangliste der Königlich Preußischen Armee und des XIII. (Königlich Württembergischen) Armeekorps für 1914. […] Nach dem Stande vom 6. Mai 1914. […], Verlag Ernst Siegfried Mittler und Sohn, Berlin 1914. S. 95ff..

Commandement général L'autorité de commandement du corps d'armée était le commandement général, dirigé par un général commandant.

GradeNomDateDermot Bradley (Hrsg.), Günter Wegner: Stellenbesetzung der Deutschen Heere 1815–1939 Band 1: Die Höheren Kommandostellen 1815–1939. Biblio Verlag, Osnabrück 1990, , S. 77.General der InfanterieEduard von Fransecky - General der InfanterieEdwin von Manteuffel - General der Kavallerie - General der InfanterieAlfred von Lewinski - General der InfanterieWilhelm von Blume - Würt. Generalleutnant/General der Infanterie - GeneralleutnantEmil von Meerscheidt-Hüllessem22 mai - (chargé de la direction)GeneralleutnantEmil von Meerscheidt-Hüllessem - Generalleutnant/General der InfanterieAnton Herwarth von Bittenfeld - Generalleutnant/General der Infanterie - General der InfanterieMax von Fabeck - General der InfanterieBerthold von Deimling - Generalleutnant - GeneralleutnantArnold Lequisavril - juin 1919

Bibliographie , von Otto: Geschichte des Braunschweigischen Infanterie-Regiments Nr. 92. in: Friedenszeit seit dem großen Kriege. Band 3: Der deutsch-französische Krieg und die Friedenszeit seit 1871. Albert Limbach, Braunschweig 1903, S. 338/339. Kirsten Zirkel: Vom Militaristen zum Pazifisten. General Berthold von Deimling – eine politische Biographie. Dissertation, Essen 2008.

Références

Catégorie:Corps d'armée de la Deutsche Heer Catégorie:Histoire de Strasbourg Catégorie:Fondation en 1871 Catégorie:Disparition en 1919