Adrien Lucien Farjat, dit Adrien Farjat, né le à LyonArchives municipales de Lyon, arrondissement, année 1859, acte de naissance , cote 2E516, vue 224/240 et mort le à Paris, est un ouvrier-tisserand, journaliste, militant blanquiste et homme politique socialiste français.

Son frère Gabriel Farjat est aussi un militant socialiste et fondateur de la branche lyonnaise du POF (Parti ouvrier français).

Biographie

Militant socialiste lyonnais Né en 1859 et engagé très jeune dans le mouvement socialiste Lyonnais, Adrien Farjat rejoint les blanquistes et devient membre de la section lyonnaise de la Ligue pour l'abolition de l'armée permanente. Il adhère à différents cercles d'étude, comme le "Cercle d'études sociales" (1881) ou le "Cercle de l’Égalité" (1883)", destinés à la propagande socialiste. Il collabore dans le même temps au journal Le Ralliement et à L'Intransigeant de Henri Rochefort.

En 1881, quelque temps après la mort de Auguste Blanqui, il écope de deux mois de prison, en compagnie de Émile Eudes, pour avoir participé aux manifestations du premier anniversaire du « vieux ». La même année, il participe à la fondation du CRC (Comité révolutionnaire central) avec Édouard Vaillant et Ernest Granger, et en devient le secrétaire. En 1884, il fonde avec son frère un éphémère journal lyonnais intitulé Le Branle-Bas.

Boulangisme et socialisme nationaliste En 1889, il rejoint le CCSR (Comité central socialiste révolutionnaire), issu de la scission avec le CRC, et favorable au boulangisme. Il en devient le secrétaire général, organise plusieurs réunions sur des thèmes variés comme, en 1902, sur « l'organisation d'une armée nationale » et écrit dans des journaux affiliés comme Le Réveil du peuple.

Il est également présent lors de réunions au cours desquelles il « attaque les défenseurs de la réaction juive » et à des meetings tenus par le Marquis de Morès et Jules Guérin. La Libre Parole rapporte que « M. Farjat n'est pas seulement ennemi du Juif, mais de tout homme qui imite le Juif, qui vole et spécule ». En 1898, il entre à la commission exécutive du Parti républicain socialiste français (PRSF) crée par Henri Rochefort et Alfred Gabriel. Toujours rédacteur à L'Intransigeant, il en rédige pendant plusieurs années le bulletin social.

En 1912, il se retire de la vie politique tout en restant adhérant à la de la SFIO Section française de l'Internationale ouvrière). Il meurt en 1933 et ses obsèques ont lieu au cimetière du Père-Lachaise.

Famille Gendre du général Émile Eudes, il épouse sa sœur Jeanne (Lucie) Eudes, le et ont deux enfants: Adrienne (1897) et Gabrielle (1899).

Références

Liens externes

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