La Délégation interministérielle au nouveau nucléaire (DINN), créée le , pilotée par Joël Barre (membre du Corps des ingénieurs de l'armement et de la Direction générale de l'armement, ancien Délégué général pour l'armement, ayant aussi travaillé pour l'aérospatial (CNES) et l'industrie de la défense (chez Safran et Snecma). La DINN a été créée pour soutenir, sous l'égide du gouvernement, le programme de relance dit (NNF) qui vise notamment la construction par EDF de trois paires de réacteurs EPR2, et du projet SMR Nuward et d'un réacteur de recherche Jules Horowitz. La DINN assure .
Histoire La DINN a été crée par créée par décret (décret du ), pour porter la mise en œuvre d'une relance du nucléaire en France (programme NNF) telle que décidée lors du Conseil de politique nucléaire (CPN) du , portant notamment sur le programme NNF, poussé par la loi relative à l'accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nucléaires (). La DINN à sa création comporte un Délégué interministériel au nouveau nucléaire, Joël Barre, préalablement nommé par la Première ministre, Élisabeth Borne ; et quinze collaborateurs. Tous relèvent administrativement du ministère de la Transition énergétique, le délégué est placé sous l'autorité directe de la Première ministre. est ..
Elle a été confiée (par décret). à Joël Barre, polytechnicien intégré dans le Corps des ingénieurs de l'armement (ancien ingénieur de l'armement, ex- membre de la Direction générale de l'armement puis, durant 5 ans, Délégué général pour l'armement (du au ) ayant aussi antérieurement travaillé pour l'aérospatial (CNES) et l'industrie de la défense, chez Safran et Snecma, proche de Luc Rémont le nouveau patron d'EDF, avec qui il a travaillé dans les années 1990, ce qui est considéré comme un gage de bonne communication pour ses projets..
La DINN travaille en particulier avec Framatome, Orano et le CEA.
Missions La mission principale de la DINN consiste à superviser et coordonner l'ensemble des projets industriels dits de nouveau nucléaire en France, ce qui inclut : la supervision industrielle : Suivi des objectifs en matière de coûts, de qualité et de délais pour les projets de construction de nouveaux réacteurs EPR ; le programme de nouveau nucléaire français (NNF) consistant en la construction de trois paires de réacteurs EPR2, dont EDF assure la maîtrise d’ouvrage, mais aussi le projet SMR Nuward et le réacteur de recherche Jules Horowitz ; une coordination des projets et de leur mise en œuvre sous l'égide des pouvoirs publics (pour faciliter et accélérer l'instruction des autorisations administratives et la préparation des territoires d'accueil, notamment) ; une contribution à l'information du grand-public et d'autres parties prenantes ; ; la . ; Une contribution aux modifications des cadres législatif, financier et régulatoire, et aux travaux de définition du cadre de financement et de régulation économique du programme. La DINN, à ce titre, ..
Pour assurer ces missions, la DINN est .
Résultats Depuis sa création, la DINN supervise plusieurs projets majeurs, dont la construction de trois paires de réacteurs EPR2 et le projet SMR Nuward. Elle a également contribué à la promulgation de la loi relative à l'accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nucléaires en 2 en s'appuyant sur : le débat public « Nouveaux réacteurs nucléaires et projet Penly » organisé par la CNDP, lancé ; le discours de Belfort, du Président de la République E. Macron, sur le lancement d’un programme Nouveau Nucléaire France (NNF), avec la construction de trois paires de réacteurs EPR2 et l'annonce de huit réacteurs supplémentaires ; l’étude de RTE « Futurs énergétiques 2050, publiée le » présentant des scénarios énergétiques avec et sans nouveau nucléaire ; le projet d’EDF, envoyé à l’État le pour la construction de trois paires de réacteurs EPR2 ; un second discours du Président de la République, fait au Creusot le , annonçant un nouveau porte-avions nucléaire ; la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) qui envisage une prise de décision sur le lancement éventuel d’un programme de construction de nouveaux réacteurs ; le rapport () sur « La construction de l’EPR de Flamanville » de Jean-Martin Folz (Ministre de l'économie et des finances) ; un rapport confidentiel défense (rendu le ) sur par Yannick d’Escatha et Laurent Collet-Billon au Ministre de l'Économie et des Finances et au Ministre de la transition écologique et solidaire, déclassifié le .
Critiques La DINN, qui est chargée de veiller est confrontée aux critiques qui ont concerné de déroulement du programme EPR, y compris de la cour des comptes pour le programme EPR2 (Cour qui estime cependant que la DINN a eu un rôle positif, concernant les successions de retards et de surcoûts qui ont concerné le secteur industriel des réacteurs nucléaires EPR, notamment pour la centrale nucléaire de Flamanville).
La Cour des comptes a mis en évidence des défaillances dans la gestion des projets EPR, soulignant les risques persistants liés à la filière nucléaire.
Et l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a attiré l'attention sur les défis en matière de sûreté nucléaire liés au démarrage accéléré du programme EPR2.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Conseil de politique nucléaire GIFEN Nuclear Valley CSFN Électricité en France Débat sur l'énergie nucléaire Débat sur l'énergie nucléaire en France Exploitation de l'uranium en France Force de dissuasion nucléaire française Centrale nucléaire en France Histoire du programme nucléaire civil de la France Liste des réacteurs nucléaires en France
Liens externes L’histoire de l’énergie nucléaire en France de 1895 à nos jours
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