Claude Germain Rousselot, ou Claude-Germain Rousselot, né le à Authoison et mort le à Thiénans en Haute-Saône, est un ecclésiastique français, député du clergé aux États généraux de 1789.

À l'Assemblée nationale constituante, il entretient une correspondance suivie avec son neveu, qui permet de connaître son état d'esprit. Il fait partie des membres du clergé ralliés très tôt au tiers état. Favorable à la constitution civile du clergé et à la monarchie, il siège jusqu'à la fin de la session de l'Assemblée nationale constituante le .

Biographie Claude Germain Rousselot est né le à Authoison.. Il est le fils de Joseph Rousselot et de Jeanne Pillot. Sa famille est originaire de Montbozon. Il est d'abord vicaire à Noroy-l'Archevêque puis à Salins et, à partir de 1762, curé de Thiénans, charge qu'il occupe au moment de son élection comme député.

Le , il est élu député du clergé du bailliage d'Amont aux États généraux... Il est le troisième et dernier député du clergé élu dans ce bailliage, après Pierre-François Clerget et Claude Bénigne Lompré.

Pendant son mandat de député, il écrit régulièrement à son neveu, Joseph Rousselot, maire d'Authoison et Montbozon. Ses lettres sont adressées à son neveu, mais sont destinées pour l'essentiel à être lues publiquement pour informer les habitants de son village. Au début de son séjour à Versailles, il admire le parc, mais vivre à Versailles puis à Paris lui coûte cher et il s'en plaint dans sa correspondance.

À l'Assemblée nationale constituante, en , il est l'un des premiers députés du clergé à se réunir au tiers état, même s'il pense tout d'abord que les attaques des curés patriotes contre la hiérarchie ecclésiastique sont . Il annonce la révolution en marche : .

Il fait partie du comité ecclésiastique et vote avec la majorité, mais il lui tarde de revenir chez lui et il pense que les débats sont trop longs, comme il l'écrit le : . Le , il avoue être parfois dépassé par le niveau des discussions : . Lors de la création des départements en , il essaie d'obtenir que Montbozon soit chef-lieu de district, ce qui lui est refusé parce que ce village est trop petit, mais il obtient la création des cantons de Nauroy, Authoison et Montbozon.

Il prête serment à la constitution civile du clergé le et la défend dans ses lettres de , affirmant qu'elle ne touche pas au dogme. Apprenant qu'il est question de l'élire évêque constitutionnel de Haute-Saône, il demande à ce que les électeurs soient prévenus qu'il refusera, parce que .

Il vote pour la création des assignats et reste fidèle au roi même après la fuite à Varennes : .

Tout de suite après la fin de la session de l'Assemblée nationale constituante, il revient dans sa cure. Âgé, fatigué, devenu presque aveugle et infirme, il meurt à Thiénans (en Haute-Saône) le .

Références

Voir aussi

Bibliographie Correspondance . Notices biographiques . . . Études historiques .

Articles connexes Assemblée nationale constituante Liste des députés aux États généraux de 1789 Liste des membres de l'Assemblée constituante de 1789

Liens externes

Catégorie:Naissance en juillet 1723 Catégorie:Naissance dans la province de Franche-Comté Catégorie:Prêtre catholique français du XVIIIe siècle Catégorie:Député français du clergé en 1789-1791 Catégorie:Député de la Haute-Saône Catégorie:Décès en septembre 1795 Catégorie:Décès en Haute-Saône Catégorie:Décès à 72 ans