Léon Vouaux est un prêtre catholique, mycologue et botaniste français, né le à Baccarat dans le département de la Meurthe et fusillé à Jarny le . Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au champ d'honneur pendant la Première Guerre mondiale.
Biographie Léon Vouaux, né le à Baccarat, est le fils de Victor Vouaux (1836-1894), tailleur de cristaux et de Marie Adeline Jacquot (1848-1913).
Après avoir étudié au petit séminaire à Pont-à-Mousson (1883-1887) puis au séminaire de Nancy (1887-1892), il est ordonné prêtre du Diocèse de Nancy en et devient professeur de littérature et de mathématiques au collège-lycée La Malgrange. Il poursuit ses études à l'Université de Nancy où il obtient une licence ès lettres en 1895 et passe l'agrégation de grammaire avec succès en 1898.
Attiré par les sciences naturelles, il fréquente l'abbé Harmand, spécialiste de lichénologie qui enseigne également à La Malgrange, et le professeur Georges Le Monnier de la faculté des sciences de Nancy, et devient membre de la Société mycologique de France à partir de 1903 et la Société entomologique de France. Ses travaux de recherche sur les lichens et les champignons sont cités dans les publications du Bulletin de la Société botanique de France ou dans l'ouvrage Lichens de France de l'abbé Harmand. Commentant l'ouvrage Synopsis des Champignons parasites des Lichens, publié entre 1912 et 1914 dans le bulletin de la Société mycologique, Jean Paul Vuillemin écrit à son propos que « les éminentes qualités reflétées dans le Synopsis permettent d'inscrire le nom de Léon Vouaux sur la liste des grands botanistes dont s'honore la science française ».
Il lit couramment l'allemand, l'anglais, l'italien, l'espagnol, et maitrise suffisamment le russe et l'arabe. En 1913, il publie une traduction commentée des Actes de Paul et ses lettres apocryphes et rédige, en 1914, Les Actes de Pierre qui paraitront après la guerre en 1922.
Fin , il est chez son frère Auguste, curé de la commune de Jarny et le remplace début août quand celui-ci est mobilisé. Le , les régiments bavarois entrent dans le village. À partir du , les troupes françaises bombardent les positions prises à Jarny. Par représailles, les soldats allemands incendient l'église, les maisons, tuent de nombreux civils et prennent des otages parmi lesquels Léon Vouaux. Le , Léon Vouaux est fusillé avec le maire de Jarny et trois jeunes otages. Il est inhumé dans le cimetière de Jarny.
Distinctions , à titre posthume, décret du 1915 : Académie française - Prix Saintour pour Les Actes de Paul et ses lettres apocryphes
Hommages Le nom de Léon Vouaux est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Son nom figure sur un monument commémorant l'exécution des otages et sur le monument aux morts à Jarny, sur les plaques commémoratives du collège de La Malgrange, de l'École Saint-Sigisbert et de la cathédrale de Nancy. Une rue de Jarny a été nommée Rue de l'Abbé Vouaux. Dans son rapport du sur les concours littéraires de l'Académie française, Étienne Lamy, secrétaire perpétuel dit ceci :
Œuvres principales Synopsis des Champignons parasites des Lichens, 1912-1914 Les Actes de Paul et ses lettres apocryphes, 1913 Les Actes de Pierre, 1922
Bibliographie
Références
Liens externes
Catégorie:Écrivain mort pour la France Catégorie:Personne citée au Panthéon de Paris Catégorie:Prêtre catholique français du XIXe siècle Catégorie:Agrégé de grammaire Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1923 Catégorie:Membre de la Société mycologique de France Catégorie:Membre de la Société entomologique de France Catégorie:Victime civile tuée pendant la Première Guerre mondiale Catégorie:Naissance en février 1870 Catégorie:Décès en août 1914 Catégorie:Décès à 44 ans