La famille Belot est une famille subsistante de la noblesse française originaire du Blésois, anoblie par charge de secrétaire du roi en 1547. Elle a donné la branche aînée Belot de Pezai (éteinte en 1762) et la branche cadette Belot de Laleu (susbistante).
Histoire Selon Louis Bergevin, auteur de Histoire de Blois, la famille Belot, originaire de Touraine, s'établit à Blois à la fin du . En 1584, Valentin Belot était échevin de cette ville; en 1608, le même personnage était lieutenant criminel du bailliage; il fut ensuite avocat général à la chambre des comptesLouis Bergevin,Histoire de Blois, tome 2, Imp. E. Dézairs, 1847, page 622..
Louis Pierre d'Hozier, juge d'armes de France publie en 1741 une généalogie vérifiée de la famille Belot depuis noble homme Michel Belot I (cité en 1547), écuyer, seigneur de la Guillonniére, marié à Anne Sénéchal, jusqu'à Guillaume-Valentin Belot (branche cadette de Moulins puis de Laleu) écuyer, né le 4 Janvier 1724, reçu page du roi dans sa Grande Écurie le 18 Mars 1740..
Michel Belot avait un frère, noble homme Étienne Belot, écuyer, sieur de la Bruslée (cité en 1566 au mariage de son fils Valentin Belot avec Marie Rugy).
Gustave Chaix d'Est-Ange indique que les jugements de maintenue de noblesse rendus au en la faveur de la famille Belot en font remonter la filiation à noble homme Michel Belot, écuyer, seigneur de la Guillonière, secrétaire de la chambre du roi, ainsi qualifié dans un contrat d'échange qu'il passa le avec noble homme Jean Sénéchal, conseiller du roi et son avocat à Blois, dont il avait épousé une proche parente, Anne SénéchalGustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome III, 1904, pages 319-320..
Les auteur du Dictionnaire de la noblesse française (1975) indiquent que la famille de Belot, originaire du Blésois fut anoblie par charge de secrétaire de la chambre du roi en 1547 et maintenue noble le E. de Séréville, F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, SEC, 1975, page 168..
Régis Valette dans le Catalogue de la noblesse française (2007) écrit que la famille de Belot, originaire du Blésois est anoblie par charge de secrétaire du roi en 1547Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Ed. Robert Laffont, 2007, page 40..
Plusieurs de ses membres exercèrent avec distinction à Blois les premières charges de la magistrature, d'autres suivirent la carrière des armes, et devinrent officiers supérieurs.
Tronc commun Michel Belot I (cité en 1547), écuyer, seigneur de la Guillonniére, secrétaire de la chambre du Roi eut de son mariage avec Anne Sénéchal, Valentin, qui suit.
Valentin I Belot, écuyer, sieur de la Guillonière, conseiller du roi, lieutenant-juge et magistrat criminel au bailliage et siège présidial de Blois, épousa Marie Bugy (fille de noble homme Paul Bugy) par contrat du dont il eut Valentin Belot qui suit et Marie, mariée à Michel Bégon l'aîné, secrétaire du roi (grand-père de Michel Bégon (1638-1710), intendant de Marine).
Valentin II Belot, écuyer, échevin, conseiller et avocat du roi au bailliage et siège présidial, Chambre des comptes, Eaux et Forêts, prévôté et maréchaussée de France à Blois en 1599 et lieutenant criminel au même bailliage en 1608, eut entre autres enfants de son mariage avec Marie Ribier (sœur de Jacques et Guillaume Ribier, tous deux conseillers d’État, et fille de noble homme Maître Michel Ribier, écuyer, sieur du Haut-Baigneux, conseiller du roi et lieutenant particulier aux mêmes Bailliage, siége Présidial et gouvernement de Blois) : Jacques Belot, écuyer, conseiller du roi, lieutenant Juge et magistrat criminel véteran au bailliage et siége présidial de Blois. Michel Belot, auteur de la branche de Pezai.. Guillaume Belot, auteur de la branche de Moulins puis de Laleu., Marguerite Belot, sans postérité de son mariage en 1626 avec Florent Bourdineau, seigneur de Muzebelin, conseiller du roi en ses Conseils d’État et Privé, président au bailliage et siège présidial de Blois.
À la suite de l'alliance avec la famille Ribier, les membres de la famille famille Belot se firent inhumer dans le caveau de Guillaume Ribier († 1663), au sein de la chapelle Saint-Michel de la Cathédrale Saint-Louis de Blois. Une messe de fondation en mémoire des Belot fut prononcée chaque jour à , jusqu'en 1793.
Branche aînée Belot de Pezai (éteinte en 1762) Cette branche aînée est issue de Michel II Belot, écuyer, sieur de Moulins, conseiller du roi et du duc d'Orléans au siège présidial de Blois, marié le à Isabelle Leroux dont deux fils : Jacques II qui suit et Florent, lieutenant de la Marine royale puis religieux et deux filles : Françoise, mariée à Jacques Chauvel, seigneur de Thenay et Rose, mariée à Louis de Jussac, seigneur d'Entraigues.
Jacques II Belot († vers 1705), sieur de Moulins en partie et de Pezai qu'il achète en , lieutenant-général du bailliage et siège présidial de Blois de 1674 à 1690, épousa en 1675 Anne Laillier dont il eut deux fils et quatre filles (religieuses). En 1699, Anne Lailler, sa veuve, fut maintenue noble au nom de son mari et de ses enfants
Après l'ouragan ayant dévasté l'église Saint-Solenne en , il s'attela à ce que la reconstruction de l'édifice soit rapide.
À sa mort, la terre de Pezay fut partagée entre ses deux fils : Jacques-Florent Belot qui hérita de leur mère des terres de Beauvais et de la Herpinière à Azay-sur-Cher. En 1722, il achète un hôtel particulier dans le centre de Blois, qui fut ensuite appelé hôtel Belot Michel IV Belot († 1762), qui servit dans la Marine notamment comme sous-brigadier des garde-marines à l'arsenal de Rochefort et qui fut le dernier de sa branche.
En 1752, les Belot de Pezai vendent le château de Pezay à Marie Boësnier, veuve de Jacques Masson, qui le transmet à son fils, Alexandre Masson.
Branche cadette Belot de Moulins puis de Laleu (subsistante) Cette branche cadette est issue de Guillaume Belot, écuyer, sieur de Moulins, de la Mothe et de Laleu (mort en 1691), commissaire ordinaire des guerres, marié le l5 à Renée Le Pot, fille d'un procureur du roi aux Eaux et Forêts de Montrichard et grenetier au grenier à sel de la même ville. Il eut dont deux filles, Marguerite et Anne, mortes sans postérité.En 1691, sa veuve fut maintenue noble au nom de son mari et de ses enfants.
Les quatre fils de Guillaume Belot servirent dans l'armée ou dans les forces navales. Michel III Belot, commissaire de la Marine à Toulon, blessé en 1705 se retira et mourut sans postérité. Guillaume II Belot, seigneur de Moulins et de Laleu (né en 1671), enseigne de vaisseau, déclaré infirme vers 1720. Marié à Marguerite de Beauchesne, eut entre autres enfants Guillaume Valentin qui suit. François Belot, capitaine de grenadiers au sein du Régiment Royal-infanterie en 1700. Jean Belot lieutenant au Régiment de Poitou, mort sans postérité lors du siège de Mons en 1691.
Guillaume-Valentin Belot, sieur de Moulin (né en 1724) fut reçu page du roi dans sa Grande Écurie le . Plus tard major de cavalerie, il prit part en 1789 aux assemblées de la noblesse tenues à Blois et à Tours. Il fit des preuves de noblesse d'abord en 1778 pour obtenir l'admission à l'École militaire de son fils aîné, Valentin-Guillaume, né à Blois en 1768, puis en 1784 pour obtenir l'admission parmi les pages de la Reine de son second fils, Charlemagne, né en 1769.
De son mariage en 1765 avec Louise Eustachie Drouin de Vareilles il eut : Valentin-Guillaume de Belot (1768-1871) (auteur d'un rameau aîné), héritier du château de Laleu, maire de Pontlevoy, marié à Agathe Suzanne Le Boucher, d'où postérité. Charlemagne-Jérôme de Belot (1769–1860),(auteur d'un rameau cadet) page de la reine Marie-Antoinette, officier puis capitaine de cuirassiers au Régiment de Provence. Il épousa Louise-Armande de Poillot de Marolles († 1860), fille de Louis Charles Philibert de Poillot de Marolles et de Catherine Marie Anne de Kerguelen, d'où postérité. Jean-Louis de Belot (1770-1838), officier au régiment d'Aquitaine épousa Anne-Louise de Barville dont il eut deux filles : Marie-Louise-Charlotte, mariée en 1841 à Charles-Vivant de Vernot de Jeux, ancien garde du roi, dont postérité et Marie-Adrienne (1811–1905), mariée en 1835 à Pierre-Édouard de Lambertye.
Rameau ainé Valentin de Belot (1793-1871) (fils aîné de Guillaume-Valentin Belot), s'attacha à la conservation de l'hôtel Belot hérité de son oncle. Il épousa Marie-Louise de Vachon d'Arthias dont il eut deux fils : Édouard de Belot (1835-1912), marié à Léonie de la Fayolle de Mars et Armand de Belot (1837), religieux, archiprêtre de la cathédrale Saint-Louis et vicaire général du diocèse de Blois,
Rameau cadet Charlemagne-Jérôme de Belot (1769-1860) (fils cadet de Guillaume-Valentin Belot) épousa en 1798 Louise-Armande de Poillot de Marolles dont il eut une fille et 3 fils : Guillaume-Théodat de Belot (1798–1878), marié à Armanda de Ribeyreys qui hérita en 1842 de son père du château des Bordes à Pontlevoy où le couple s'installe. Dont 4 filles. Armand de Belot (1801-1869), curé de la cathédrale de Blois, vicaire général. Louis-François de Belot (1809–1868), héritier de sa grand-mère paternelle du château de Bousseuil à Cellettes, maire de Cellettes, marié à Eudoxie Moreau de Bellaing dont Joseph de Belot(1839-1885), marié à Marie Cousin de Feugré dont un fils, Guillaume de Belot (1867) et Marguerite (1869), mariée à Jacques Guyon de Montlivault.
Sous la Révolution Lors des États généraux de 1789, Guillaume-Valentin Belot, chevalier de Saint-Louis, seigneur de Laleu siège le dans l'ordre de la noblesse du bailliage de Touraine. Il participe les 29 et suivants à Blois à l'élection du député de la noblesse du bailliage.
En , Guillaume-Valentin Belot et Charles Belot figurent parmi les noms des signataires d'une proposition d'établir à Blois une garde à cheval pour assurer dans la ville le maintien de l'ordre à la suite de l'agitation causée par le procès de Louis XVI, t. I, .. Néanmoins, au vu la tournure des événements de la Révolution Guillaume-Valentin Belot émigre avec son épouse, t. I, ..
Sous la Restauration À l'occasion de la promulgation par le roi Charles X de la loi du aussi dite loi du milliard aux émigrés, les trois fils de Guillaume-Valentin de Belot se retrouvent indemnisés (chacun à part égale) de la perte des domaines de leurs parents décédés, évaluée à hauteur de .
Noblesse et Titres Anoblie par charge de secrétaire du roi en 1547 Maintenues noble le et . Preuves de noblesse en 1778 l'admission à l'École militaire et en 1784 pour les pages de la reine. Admise à l'ANF depuis 1954. La famille de Belot n'est pas titrée.
Propriétés Château de Beauvais (Azay-sur-Cher) château des Bordes (Pontlevoy) Château de Bousseuil (Cellettes) Château de Laleu (Pontlevoy) Château de Moulins (Landes-le-Gaulois) Château de Pezay (Marolles) hôtel Belot (Blois)
Généalogie simplifiée Michel Belot I. secrétaire du roi en 1547, écuyer, seigneur de la Guillonniére, marié à Anne Sénéchal. Valentin I Belot, sieur de la Guillonière, lieutenant-juge et magistrat criminel au bailliage et siège présidial de Blois, marié en 1566 à Marie Bugy. Valentin II Belot écuyer, échevin de Blois, avocat du roi au bailliage et siège présidial, Chambre des comptes, Eaux et Forêts, prévôté et maréchaussée de France de Blois en 1599, lieutenant criminel au même bailliage en 1608, marié à Marie Ribier. Jacques Belot, écuyer, conseiller du roi, lieutenant Juge et magistrat criminel véteran au bailliage et siége présidial de Blois. Michel Belot, auteur de la branche de Pezai, sieur de Moulins, conseiller du roi et du duc d'Orléans au siège présidial de Blois, marié en 1643 à Isabelle Leroux. Jacques II Belot († vers 1705), sieur de Moulins en partie et de Pezai, lieutenant-général du bailliage et siège présidial de Blois de 1674 à 1690, marie en 1675 à Anne Laillier.