, né le à Porto-Novo au Dahomey (actuel Bénin) et mort le dans la même ville, est un instituteur, inspecteur de l'enseignement primaire, directeur d'école et homme politique béninois.

Biographie Jeunesse, études et début professionnel Salomon Biokou naît le à Porto-Novo au Dahomey (actuel Bénin). Après avoir obtenu son certificat d'études primaires, il réalise ses études secondaires dans sa ville natale, à l'École primaire supérieure Victor-Ballot ; il fait partie de la promotion 1926. Il travaille pendant un an au Trésor public en tant que comptable., puis finit par intégrer l'École normale William-Ponty à Gorée, au Sénégal. Il en sort diplômé instituteur en 1933, avec la mention assez bien.. Il rentre au Dahomey pour exercer sa profession et obtient son affectation à Porto-Novo en ..

Par application du décret du ., disposant les conditions d'admission à la qualité de citoyen français aux « indigènes de l'AOF », et après publication au Journal officiel de la République française du , Salomon Biokou se voit accorder la nationalité française ce même mois.

Le , Salomon Biokou devient le directeur d'un nouvel établissement scolaire à Porto-Novo, l'école publique de Foun-Foun..

Carrière professionnelle et politique Lorsque Salomon Biokou s'engage politiquement, il le fait tout d'abord localement, dans sa ville natale. Il devient conseiller municipal et premier adjoint au maire de Porto-Novo de 1957 à 1962.

Fort de cette expérience, il se porte candidat aux élections territoriales dans la circonscription de Porto-Novo, sous l'étiquette du Parti républicain dahoméen (PRD) et devient conseiller territorial le . En , il se présente de nouveau aux élections de l'Assemblée devenue législative et à la suite de sa victoire, devient député PRD de la circonscription du Sud-Est. Il est élu, par ses pairs, le , au bureau de l'Assemblée législative en tant que premier vice-président.

Salomon Biokou est désigné comme conseiller aux affaires politiques d'un nouveau parti politique créé le , le Parti dahoméen de l'unité (PDU). Il est également secrétaire général du parti pour la région de Porto-Novo. En , le Dahomey, devenu indépendant le dernier, prépare ses premières élections législatives en tant qu'État souverain. Représentant le PDU, Salomon Biokou brigue un troisième mandat et parvient à conserver son siège de député. Il est, de plus, maintenu à sa fonction de premier vice-président à l'Assemblée nationale constituante.. Il prend la vice-présidence de la commission de la politique centrale et de la législation.

Parallèlement à ses activités de député, Salomon Biokou poursuit sa carrière dans la fonction publique et accède, au début des années soixante, au poste d'inspecteur de l'enseignement primaire..

Le , Hubert Maga, le président de la République, dissout les conseils municipaux des communes de Porto-Novo, Cotonou, Ouidah, Abomey et Parakou. Il crée provisoirement des délégations spéciales pour remplacer ces derniers et nomme Salomon Biokou membre de celle de Porto-Novo..

Face à un contexte économique et social tendu qui mine le pays, l'armée s'empare du pouvoir le et pousse Hubert Maga à la démission. Le colonel Christophe Soglo prend la tête d'un gouvernement provisoire, dissout les institutions républicaines et suspend la Constitution.. Christophe Soglo souhaite une période militaire transitoire de courte durée et un retour rapide à un régime civil, après l'élaboration d'une nouvelle Constitution. Pour cela, il met en place une commission constitutionnelle nationale, constituée « d'experts, de représentants de toutes les régions et de familles spirituelles du Dahomey, de représentants des syndicats, des mouvements de jeunesse » chargée d'étudier l'avant-projet de Constitution arrêté par le gouvernement provisoire. Salomon Biokou est membre de cette commission.. La nouvelle Constitution est soumise au référendum le et promulguée le .

De nouvelles élections législatives sont organisées ; candidat sur la liste du Parti démocratique dahoméen (PDD), seul parti autorisé à participer, Salomon Biokou est élu député le . Il est aussi choisi pour occuper le poste de deuxième vice-président.. Il reste député jusqu'au , lorsque le général Christophe Soglo réalise un nouveau coup d'État et dissout l'Assemblée nationale.. Salomon Biokou se retire alors de la vie politique nationale pour se dédier à l'administration municipale de Porto-Novo. Il est d'ailleurs sans tarder sollicité par Christophe Soglo qui le nomme en au conseil urbain de sa circonscription..

À la fin des années soixante, retraité de l'administration publique, Salomon Biokou fonde, avec un capital de , un cours d'enseignement avec internat situé à Porto-Novo, dans le quartier Foun-Foun.. Il s'agit du collège d'enseignement moyen général Louis Hunkanrin qu'il baptise ainsi en l'honneur d'un homme pour qui il voue un profond respect..

Malgré les années passant, les différents chefs d'État qui se succèdent continuent à le consulter pour l'expérience et la sagesse qu'ils lui reconnaissent. Ainsi, en , Hubert Maga, l'invite à rejoindre l'Assemblée consultative nationale, qui a pour mission de faire au gouvernement, toutes propositions utiles en matière politique, économique et social.. Il intègre en le conseil consultatif départemental de l'Ouémé.. Mathieu Kérékou le nomme en membre du conseil de l'ordre national du Bénin. et l'établit grand chancelier de l'ordre national du Bénin par intérim le .

Mort et hommages Salomon Biokou meurt le à Porto-Novo à l'âge de 106 ans. Des obsèques nationales lui sont réservées. Il est inhumé dans un mausolée bâti au sein du domaine familial à Houègbokomè à Porto-Novo.

Quelques publications Au cours de sa carrière, Salomon Biokou est correspondant pour le journal France-Dahomey pour lequel il écrit régulièrement des articles, notamment sur la vie à Porto-Novo ou au cours de ses voyages hors du Dahomey.

. . . . . . . . . . .

Distinctions (1962).. (1967).. (1972). (2004), en qualité de grand chancelier, élevé d'office à la dignité de grand-croix, selon la loi du portant création de l'ordre national du Bénin.

Liens externes

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

Catégorie:Personnalité du Dahomey Catégorie:Personnalité politique béninoise du XXe siècle Catégorie:Personnalité politique béninoise du XXIe siècle Catégorie:Officier de l'ordre national du Bénin Catégorie:Commandeur de l'ordre national du Bénin Catégorie:Grand officier de l'ordre national du Bénin Catégorie:Grand-croix de l'ordre national du Bénin Catégorie:Élève du lycée Béhanzin Catégorie:Étudiant de l'École normale William-Ponty Catégorie:Naissance en février 1902 Catégorie:Naissance à Porto-Novo Catégorie:Naissance dans la colonie du Dahomey Catégorie:Naissance en Afrique-Occidentale française Catégorie:Décès en octobre 2008 Catégorie:Décès à Porto-Novo Catégorie:Décès à 106 ans Catégorie:Centenaire béninois