Les Croupes ou Vingt-quatre croupes et un poitrail est une peinture à l'huile sur papier marouflé sur toile, réalisée par Théodore Géricault en 1813 dans les écuries de Versailles. Elle représente de nombreux chevaux vus par la croupe dans leur écurie, et portant pour certains des couvertures.
Ce tableau est conservé dans la collection du vicomte Charles de Noailles et classé trésor national français en 2022.
Réalisation La peinture est créée en 1811-1812 selon Rio et Chenique, alors que le catalogue raisonné de Charles Clément (1868) indique une création dans les écuries de Versailles en 1813, en même temps qu'une autre œuvre dépeignant cette fois des chevaux vus de face, Les Poitrails. D'après Charles Clément, c'est à cette époque que Géricault réalise de chevaux. L'un des indices démontrant que ce tableau a été peint aux écuries de Versailles est les couvertures des chevaux, qui sont les mêmes que celle du Cheval cabré au tapis de selle rouge.
Il existe une copie de ce tableau, attribuée à , intitulée Vingt-et-une croupes de chevaux à l'écurie.. Quatre chevaux ont été peints par Géricault, qui a donné les instructions pour la composition du tableau à son collaborateur, auteur des dix-sept croupes restantes.
Description vignette|Vingt-et-une croupes de chevaux, copie du tableau Les Croupes. La peinture représente des croupes de chevaux à l'écurie, sur trois niveaux de hauteur, chacun ayant des particularités propres à sa physionomie, sa race, son âge et sa couleur, avec des nuances et des jeux de lumière. Les couleurs sont chaudes, riches et variées, et la morphologie des chevaux . Les robes de ces chevaux sont le gris pommelé, le bai, l'alezan, ou encore l'isabelle, avec une grande attention portée aux animaux.
Dans son catalogue raisonné de 1868, Charles Clément décrit le tableau comme suit :
La peinture de chevaux vus par leur croupe , en décrivant la réalité d'une écurie plutôt que des chevaux idéalisés, et offre un effet de série et de répétition inédit à son époque.
Le tableau mesure . Il s'agit d'une peinture à l'huile sur papier marouflé sur toile.
Parcours du tableau et réception En 1860, le tableau est vendu , où il est acquis par M. Couteaux ; celui-ci le revend en pour la somme de à M. Hagemans. Le musée du Louvre n'a pas réussi à l'acquérir, au contraire d'autres œuvres de Géricault. Le tableau entre ensuite dans la collection de la vicomtesse de Noailles.. Ce tableau est officiellement classé comme trésor national en 2022, l'avis du Journal officiel considérant que l’œuvre ..
D'après La Gazette Drouot, il s'agit d'une des œuvres qui ..
La copie du tableau, Vingt-et-une croupes de chevaux à l'écurie, a longtemps appartenu au cofondateur d'une compagnie hippomobile parisienne, Frédéric Meuron, avant d'être vendue en 1977. ; elle est de nouveau proposée aux enchères par la maison Briscadieu de Bordeaux le avec une mise à prix de , et constitue le clou de cette vente. Face à un recommandé menaçant d’une procédure judiciaire, la vente de l'oeuvre est finalement suspendue, ses anciens propriétaires soupçonnant l'expert Éric Turquin de l’avoir volontairement sous-estimé lors d’une première vente aux enchères, à la fin des années 1990.
Notes et références
Annexes Articles connexes Cheval dans l'art
Bibliographie .
Liens externes
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