La bataille de Krithia - Kérévés Déré est une série de combats qui eurent lieu à partir du pour la prise de Krithia. Cette bataille, qui faisait partie de l'expédition des Dardanelles et au cours de laquelle les forces franco-britanniques tentèrent de prendre Krithia, fut un échec sanglant.
Situation Après le débarquement à Sedd-Ul-Bahr, les forces alliées lancent une offensive le pour prendre les positions turques autour de la ville de Krithia, sur la péninsule de Gallipoli. Ils ne progressent que de au prix de pertes humaines. Les Turcs, qui dépêchent des renforts sur la péninsule, lancent une série de contre-attaques. Le Corps Expéditionnaire d'Orient, au sud-est de Krithia, soutiendra et prendra part à toutes les actions britanniques.
Étude du terrain Depuis le cap Helles jusqu'à Atchi Baba (point coté 215), le terrain montagneux et raviné est difficile pour des forces offensives. Quatre grands ravins, ou deres, descendent de l'Atchi Baba vers le cap. À l'ouest on trouve le Gully Ravine, séparé de la mer Égée par son éperon. Plus à l'est, l'éperon de Fir Tree en bordure de la vallée de Krithia (appelé aussi Krithia Nullah ou Kirte Dere) puis l'éperon de Kéréves Déré surplombant le ravin du même nom qui rejoint la baie de Morto. Seuls les éperons de Gully Ravine et de Fir Tree offraient une certaine couverture et la majorité des avances britanniques a été faite sur ces éperons et à l'abri de ces ravins. Les forces françaises opéraient sur et dans le Kéréves Déré d'où le nom des combats.
Déroulement du Kérévés Déré (6-7-8 mai 1915) Second Battle of Krithia. Le depuis le cap Helles, les Britanniques tentent une nouvelle fois de prendre la ville de Krithia tenue par les Turcs. Leur avancée est vite freinée, ils ne progressent que de au prix de morts. Le commandant britannique, le général sir Ian Hamilton, reçoit des renforts. Le , enlèvement de l'éperon de Kérévés Déré par les Français ( RMC et RMC ) et de la première crête de Krithia par les Britanniques. Le , le général d'Amade, malade, est remplacé par le général Gouraud.
de Kérévés Déré (4 juin 1915) Third Battle of Krithia. Le à Gallipoli, les Britanniques tentent de prendre pour la troisième fois la ville de Krithia, tenue par les Turcs. Environ hommes attaquent, mais ils ne progressent que de quelques centaines de mètres au prix de pertes humaines. Les pertes qui s'accumulent, ainsi que l'enlisement de leurs forces conduisent les Britanniques à envoyer encore des renforts. Cependant, on doute de plus en plus de l'efficacité d'une telle opération.
du Kérévés Déré (21 juin 1915) Enlèvement par les zouaves et les légionnaires du de marche d'Afrique de la redoute du « Haricot ».
du Kérévés Déré (30 juin 1915) vignette|Un cuirassé anglais tirant sur le village de Krithia pour soutenir le débarquement anglais. Prise de l'ouvrage turc « Quadrilatère des Z » par le RMC. Gouraud, grièvement blessé, cède le commandement au général Bailloud.
du Kérévés Déré (12-13 juillet 1915) Enlèvement par le de marche d'Afrique renforcé du 4 et RMC, du RI des positions I,J,K.
du Kérévés Déré (7 août 1915) Le du Kérévés Déré se rattache à la bataille de Sari Bair. L’attaque du C.E.O. était destinée à retenir sur le front français le plus de troupes ennemies possible pour faciliter le débarquement et l’attaque des troupes britanniques dans la région de Suvla.
Le , tentant de sortir de l'impasse à Gallipoli, les Britanniques lancent un assaut amphibie dans la baie de Suvla, au nord de la péninsule, sur la plage d'Ari Burna. Le plan est de déborder les défenseurs turcs au sud, qui ont confiné les Britanniques à la pointe de la péninsule, et l'ANZAC à l'ouest. Les débarquements sont coordonnés avec l'attaque australienne et néo-zélandaise des hauteurs de Chunuk Blair. Ils prennent brièvement le sommet de Chunuk Bair le 8, mais une contre-attaque turque, dirigée par Mustafa Kemal, les fait reculer deux jours plus tard. Les débarquements à Sulva ne rencontrent pas d'opposition, mais le commandant sur place, sir Frederick Stopford, ne profite pas de la situation, ce qui permet aux renforts turcs de gagner les hauteurs de la baie de Sulva.
Évacuation de la péninsule de Gallipoli vignette|Évacuation des troupes alliées au cap Helles en janvier 1916, sous le feu de l'artillerie turque. Le , le commandant de l'opération sur Gallipoli, le général sir Ian Hamilton, demande au secrétaire d'État à la Guerre, lord Kitchener, un renfort de quelque . La classe politique s'inquiète de plus en plus de l'enlisement de l'opération et des pertes humaines grandissantes à Gallipoli.
Le , la britannique est retirée de la bataille de Gallipoli qui s'enlise, et envoyée à Salonique, en Grèce.
Le , le commandant des forces britanniques à Gallipoli, le général sir Ian Hamilton, est avisé qu'il sera remplacé par le général sir Charles Monro, qui entre en poste le 28. Sa première requête est de demander des vêtements chauds pour l'hiver.
Le , lord Kitchener, le secrétaire d'État à la Guerre, parti enquêter sur le front de Gallipoli depuis le 10, préconise l'évacuation. Il repart en Angleterre le 24. Aucune décision n'est prise avant le , quand le gouvernement britannique décide d'évacuer les positions de la baie de Suvla et d'Ari Burna.
Le , l'évacuation des têtes de pont de la baie de Suvla et d'Ari Burna à Gallipoli commence. Malgré beaucoup d'appréhension, elle se déroule avec succès grâce au plan méticuleux du général William Birdwood. Les Turcs n'interviennent pas et quelque hommes, et 168 pièces d'artillerie, véhicules et animaux de somme sont évacués. L'opération est achevée le 20. Les troupes restent cependant en position au cap Helles, à la pointe de la péninsule.
Le , l'évacuation britannique de la péninsule de Gallipoli est achevée lorsque les dernières troupes ( hommes et environ 40 pièces d'artillerie) quittent les plages du cap Helles. Il n'y a aucune perte durant cette opération complexe. La campagne a cependant fait morts du côté des Britanniques, des forces du Commonwealth et des Français et victimes du côté des Turcs.
Décoration KEREVES-DERE 1915 est inscrit sur le drapeau des régiments français cités lors de cette bataille.
Notes et références
Bibliographie
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