La (en occitan : carrièra de l'Estela) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Situation et accès Description La rue de l'Étoile est une voie publique. Elle se trouve dans le quartier Saint-Aubin.
Elle naît perpendiculairement au boulevard Lazare-Carnot, presque dans le prolongement de la rue Jacques-Matthieu-Delpech. Longue de 408 mètres et large de 10 mètres, rectiligne et orientée à l'est, elle rencontre successivement la rue Eugène-Delacroix et la rue Pierre-Paul-Riquet. Elle se termine au carrefour du boulevard du Professeur-Léopold-Escande, à proximité immédiate du pont Guilheméry, qui franchit le canal du Midi.
La chaussée compte une voie de circulation automobile en sens unique, du boulevard du Professeur-Léopold-Escande vers le boulevard Lazare-Carnot. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.
Voies rencontrées La rue de l'Étoile rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :
Boulevard Lazare-Carnot Rue Eugène-Delacroix Rue Pierre-Paul-Riquet Boulevard du Professeur-Léopold-Escande
Odonymie Le nom de la rue de l'Étoile est ancien, puisqu'il existe déjà au et s'applique à une partie du terroir qui fait face à la porte Neuve (emplacement au-devant de l'actuel boulevard Lazare-Carnot) – fora la Porta Nova, selon le cadastre de 1458. L'historien toulousain Pierre Salies pense cependant qu'il ne faut rapprocher ce nom d'une « étoile » (estela en occitan), mais d'une « stèle » (estela en occitan) : il s'agirait d'un monument funéraire, plus ou moins imposant, qui s'y serait trouvé et dont le souvenir se serait conservé. Le quartier est en effet le site d'une importante nécropole de la Tolosa antiqueSalies 1989, vol. 1, ..
La rue de l'Étoile n'a pas changé de nom depuis le Moyen Âge. On lui trouvait aussi, au , celui de Greniers ou dels Graniers – ce fut aussi, entre le et 1896, celui d'une rue voisine, la rue Idrac – : il lui vient de la présence de greniers ou entrepôts à grainsSalies 1989, vol. 1, .. En 1794, pendant la Révolution française, la rue devint quelque temps la rue les Bons-Garçons, sans que cette appellation soit conservéeSalies 1989, vol. 1, ..
Histoire Moyen Âge et période moderne
Époque contemporaine
Patrimoine et lieux d'intérêt 5 : immeuble.L'immeuble, construit dans la deuxième moitié du et de style éclectique toulousain, est bâti en brique claire. Il s'élève sur trois niveaux, séparés par des corniches à denticules. Le rez-de-chaussée est ouvert à droite par une porte cochère segmentaire, et à gauche par une grande ouverture de boutique. Aux étages, les travées sont séparées par des pilastres cannelés à chapiteaux doriques et percées de fenêtres segmentaires : aux chambranles moulurées, elles ont des lambrequins en fonte et s'ouvrent sur un balcon continu, mis en valeur par un garde-corps en fonte aux motifs végétaux et géométriques. L'élévation est couronnée par une corniche à modillons..
23 : immeuble.L'immeuble, représentatif du style néo-classique toulousain, est construit dans le deuxième quart du . Il présente sur la rue de l'Étoile une étroite façade, large de deux travées, qui s'élève sur trois niveaux. Le rez-de-chaussée est séparé du niveau supérieur par une corniche moulurée. Au , les fenêtres, rectangulaires, ont un chambranle mouluré et sont surmontées d'une frise aux ornements végétaux en terre cuite et surmontées d'une corniche. L'élévation est couronnée par une frise et une corniche moulurée à denticules..
41 : Union immobilière des organismes de sécurité sociale (UIOSS) de la Haute-Garonne.Au , la parcelle comprise entre le boulevard du Professeur-Léopold-Escande, la rue Sylvain-Dauriac, la rue Pierre-Paul-Riquet et la rue de l'Étoile est occupée par les Frères des écoles chrétiennes qui y installent le pensionnat Saint-Joseph. En 1966, la parcelle est dévolue à l'Union immobilière des organismes de sécurité sociale (UIOSS) de la Haute-Garonne, qui y fait construire, par les architectes toulousains Jean Barbut et André Boudes, un ensemble immobilier qui doit accueillir les services de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) et de la Caisse d'allocations familiales (CAF).L'édifice de l'UIOSS, construit en plusieurs tranches entre 1967 et 1973, est représentatif du mouvement moderne. Il est constitué de trois bâtiments : le premier, à l'ouest, qui s'ouvre sur la rue Pierre-Paul-Riquet (actuel ), accueille la CAF ; le second, sur le boulevard du Professeur-Léopold-Escande (actuel ), la CPAM ; le troisième, au centre, entre la rue Sylvain-Dauriac et la rue de l'Étoile (actuel ), est partagé entre la CPAM, la CAF et les pôles de l'UIOSS. Le bâtiment de la CPAM est un immeuble de grande hauteur (IGH) qui s'élève sur onze étages. La verticalité est soulignée par les éléments en saillie de part et d'autre des fenêtres, formant des pilastres colossaux.. L'ensemble fait l'objet d'une restructuration menée par l'atelier Triptyque entre 2020 et 2024.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies de Toulouse
Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).
Etoile