Le d'autos-mitrailleuses et autos-canons (ou GAMAC), est constitué en , en même temps que les et , lors de la deuxième vague de mise à disposition de l'armée française de ces petites unités d'artillerie légère mobile, au début de la campagne contre l'Allemagne.
Création, dénominations et affectations Constitué à Vincennes en , le groupe d'autos-canons de 37 mm de la Marine reste placé sous l'autorité du Gouvernement militaire de Paris jusqu'au . Il rejoint le secteur de la Armée le et enchaîne les affectations, ce qui amène son commandant à écrire à l'inspecteur des autos-canons en :
De à sa dissolution comme groupe de Marine en , le groupe est affecté à la division de cavalerie. Dès sa reconstitution comme unité de cavalerie au front en , le groupe est rattaché à la division de cavalerie, affectation qu'il conserve jusqu'à la fin des hostilités.
Historique des campagnes et batailles Campagne contre l'Allemagne 1914-1915 De à fin , le groupe est à l'instruction à Vincennes. Du au , il participe à la DCA (Défense contre aéronefs) de la zone ouest du camp retranché de Paris. Le groupe est positionné à Saint-Cyr, près de Versailles. , début du mouvement vers le nord pour se rendre à Magnicourt-sur-Canche pour prendre les ordres de l'état-major de la Armée. Du 12 au , regroupement temporaire avec les , , , groupes d'autos-canons de la Marine et la Batterie Drouet. Entre le et le , service aux tranchées à Foucaucourt-en-Santerre puis à Berles-au-Bois (Pas-de-Calais). Prise de services en tranchées début décembre non loin de Lunéville à Arracourt dans la forêt de Parroy. 1916 De janvier à fin mars, poursuite du service en tranchées à Arracourt. Pas d'activité notable entre avril et début . , prise de service en tranchées entre Soupir et Condé-sur-Aisne jusqu'au 1917 Pas d'activité notable entre février et début . Du au , le groupe assure un service aux tranchées à l'est de Reims dans le secteur de La Pompelle. Après avoir bénéficié de cinq semaines de repos et d'instruction, il reprend ce service le pour le terminer quelques semaines après. 1918 Le service de tranchées se termine à la mi-janvier, ce qui permet au groupe de cantonner à l'arrière du front dans l'Aube près de Nogent-sur-Seine jusqu'à la fin février. Puis, il passe les trois premières semaines de mars au château de Saran à Chouilly près d’Épernay avec les , , et groupes. Engagements à l'est de Roye (Somme) du 25 au , puis à Orvillers (Oise) les 30 et . Engagements à Ville-Savoye, près de Fismes (Marne) du 27 au , puis à Château-Thierry du au . Engagement à Chaudun (Aisne) le . Engagements dans la Somme vers Montdidier, Fescamps, Tilloloy, du 9 au . À partir du , le corps de cavalerie et tous ses GAMAC (les , , , , , , et GAMAC) gagnent Roeselare (Roulers) pour être engagés dans la bataille de la Lys et de l'Escaut jusqu'à l'armistice.
Après l'armistice en Belgique 1918 Deuxième quinzaine de novembre, le groupe fait mouvement en Belgique (Grammont, Liedekerque), et près de Liège. Le groupe quitte Liège le pour gagner l'Allemagne via le Luxembourg. Il arrive à Simmern (50 km à l'ouest de Mayence), le . Troupe d'occupation en Allemagne 1919 Après deux mois et demi de stationnement à Simmern, le groupe prend ses quartiers à Nieder-Ingelheim (aujourd'hui Ingelheim am Rhein), non loin de Mayence au moins jusqu'à la fin de 1919. 1920-1922 Malgré le rattachement du régiment de cuirassiers, régiment d'affectation organique du groupe, à l'Armée du Rhin, on n'a pas de trace de tous ses stationnements en 1920 et au premier semestre de 1921, sa base est Dusseldorf. Le les troupes françaises, dont les , et groupes d'automitrailleuses de cavalerie (AMC) devenus escadrons d'automitrailleuses de cavalerie franchissent le Rhin et en occupent la rive droite. Ils sont désormais réunis dans le groupe d'escadrons d'autos-mitrailleuses de cavalerie, sous les ordres d'un chef d'escadron« Escadrons d’Autos-Mitrailleuses de Cavalerie », La France militaire, , p. 1..
Commandants du groupe Période Marine. Lieutenant de vaisseau Camille Hergault ( - ). Lieutenant Alexandre Langlamet, par intérim du 3 au . Période Cavalerie Capitaine Danjou ( - courant ). Capitaine Le Poupon, fin - janvier ou ). Capitaine Louis Chrétien-Lalanne ( - ). Capitaine Jehan de Lastic-Saint-Jal () - ). Capitaine Émile Lechevalier, prend le commandement avant le , le conserve au moins jusqu'en .
Pertes du groupe en opérations La totalité des pertes du 15e groupe identifiées à ce jour mettent hors de combat 26 hommes. Elles surviennent lors des engagements brefs et violents qui exploitent toutes les qualités de ce type d'unité (mobilité, puissance de feu, audace et compétence des hommes), dits « engagements AMAC ».
Parmi les victimes, on compte : non-officiers, en février – dans les engagements près de Lunéville : 3 blessés, et en 1918 lors de 3 engagements en France et 1 en Belgique : 13 blessés, 1 tué, 2 morts des suites de leurs blessures et 1 mort des suites de maladie contractée au service. officiers : 2 blessés en , 2 blessés et 1 tué le à Fismes, 1 tué à Ingelmunster (Belgique) le .
+GradeNomDate de blessure/décès/disparitionCirconstance Maréchal-des-logis Charles Jean FouilladeMort des suites de ses blessures le Engagement AMACSous-lieutenant Hubert de HérissemTué le Engagement AMACLieutenant Olivier de la PoëzeTué le Engagement AMACSoldatLouis François ParthonnaudTué le Engagement AMACMaréchal-des-logisÉmile RetelMort des suites de ses blessures le Engagement AMACSoldatÉdouard Armand RouxMort le Maladie
Distinctions Le GAMAC est cité deux fois à l’ordre du corps de cavalerie, la seconde citation est réévaluée en citation à l'ordre de l'armée.
Citation à l'ordre de la armée du :
Personnalité ayant servi au sein du groupe Jacques Lemaigre Dubreuil, sous-lieutenant de réserve, industriel, résistant. Il commande une section du groupe d' à .
Matériels Lors de sa constitution En tant que groupe d'autos-canons de la Marine, le groupe est équipé d'autos-canons sommairement blindés, construits sur un châssis Peugeot torpédo type 146, de 1913, muni de son moteur 18 HP et d'autos-mitrailleuses sur châssis Renault ED, type 1914, dotées d'une faible protection blindée, munies d'un moteur 18/20 HP. Dotation en blindés modèles 1915 Le groupe reçoit les nouvelles modèles d'autos-canons et d'autos-mitrailleuses blindés à l'épreuve de la balle perforante allemande (dite balle S) fin . Début 1917, le groupe reçoit quelques Peugeot modèle 1915 transformées en autos-mitrailleuses (Voir la photo dans l'infobox) pour respecter le nouveau Tableau des effectifs de guerre des groupes d'autos-canons et d'autos-mitrailleuses du Dominique WAQUET (Ed.), Textes officiels fondateurs des groupes d’autos-mitrailleuses et autos-canons de la Grande Guerre (septembre 1914 - décembre 1922) – Transcriptions annotées, Suresnes, Causseul & Rougeret, 2022, 15 p., publié sous licence libre sur archive.org (lire en ligne).. Dotation en autos-mitrailleuse-canon White TBC Comme les autres GAMAC appelés sur les Théâtres d'opérations extérieurs, le groupe a été doté d'autos-mitrailleuse-canon construits selon les dessins et brevets de MM de Ségur et Lorfeuvre sur des châssis américains White TBC. On ignore cependant la date à laquelle ces véhicules ont été remis au groupe.
Bibliographie . .
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Voir aussi Articles connexes Armistice du 11 novembre 1918, principales clauses. Automitrailleuse Renault Groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons (1914-1922) Occupation de la Rhénanie Taca Tac Teuf Teuf, Journal des groupes d'autos-mitrailleuses White TBC
Liens externes
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Notes et références
Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité de la Marine française Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1914 * Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute