Sigisbert Étienne Coster, né en à Nancy et mort le dans la même ville, est un ecclésiastique français, député du clergé aux États généraux de 1789.
Il siège jusqu'à la fin de la session de l'Assemblée nationale constituante le . Proscrit pour avoir servi les Prussiens, il émigre et en revient en France qu'après le Concordat de 1801. Il est ensuite vicaire général du diocèse de Nancy.
Biographie Famille Sigisbert Étienne Coster est né le 4 ou le ou encore le à Nancy.. Fils de Jean-François Coster, marchand, et d’Anne Thouvenin, il est issu du milieu des banquiers de Nancy et est le frère de l'économiste Joseph François Coster (1729-1813).
Ecclésiastique Il est docteur en théologie, grade obtenu à Strasbourg, et licencié en droit. Il entre dans les ordres en 1758 et devient curé de Remiremont en 1761. Il occupe pendant une vingtaine d'années cette cure avant de devenir devient chanoine et grand-vicaire du diocèse de Verdun. En 1787, il préside les assemblées du district de Verdun. Il est archidiacre d'Argonne et prévôt de l'abbatiale de Montfaucon.
Il prononce l'oraison funèbre du duc de Lorraine et ancien roi de Pologne Stanislas Leszczynski à Nancy en 1766 et celle de sa fille la reine de France Marie Leszczynska devant la cour à Versailles en 1768. Il fait partie des spécialistes français les plus réputés de l'oraison funèbre..
Député Le , il est élu député du clergé du bailliage de Verdun aux États généraux... Il est le seul député du clergé de ce bailliage. Son journal est une des sources utilisées par les historiens pour comprendre l'enchaînement des événements aux Etats généraux puis à l'Assemblée nationale constituante en mai-..
À l'Assemblée nationale constituante, il distribue un texte écrit par son évêque, Henri-Louis-René des Nos, contre l'abolition des privilèges et de la dîme, sans susciter de réaction.. Il est élu secrétaire en ., Sigisbert Étienne Coster siège à droite et collabore au journal L'Ami du roi dirigé par Thomas-Marie Royou. Il peut être classé dans le groupe des aristocrates.. Il vote contre les assignats, le rattachement d'Avignon à la France, la constitution civile du clergé et le serment.
Émigration et retour Après la fin de la session de l'Assemblée nationale constituante le , il est à Verdun quand les Prussiens prennent la ville en 1792. Ils le nomment administrateur provisoire. Au retour des Français, il s'enfuit et se réfugie auprès de l'abbé Maury, évêque de Montefiascone, qui le nomme professeur de théologie.
Il revient en France après le Concordat de 1801 et devient chanoine et vicaire général du diocèse de Nancy, directeur de l'hospice des orphelins et aumônier de l'hôpital militaire, où il lutte contre l'épidémie de typhus en 1813-1814. Il est ensuite doyen du chapitre de Nancy. Il est membre résidant de l'Académie de Stanislas de Nancy de 1802 à sa mort..
Il meurt à Nancy le .
Œuvres . .
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Notices biographiques
. . . Contexte . Articles connexes Assemblée nationale constituante (1789) Liste des députés aux États généraux de 1789 Liste des membres de l'Assemblée constituante de 1789
Liens externes
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