thumb|Bruxelles, rue Montagne de la Cour : la Pharmacie Delacre (à gauche). À droite, l’immeuble Old England (1898-1899). thumb|upright|Old England (1898-99) Paul Saintenoy né le à Ixelles (Bruxelles) et mort le à Ixelles est un architecte, enseignant, historien de l'architecture et écrivain belge.
Biographie Paul Saintenoy, né le à Ixelles (Bruxelles), est le fils de Gustave Saintenoy, et petit-fils maternel de Jean-Pierre Cluysenaar, tous deux architectes. Il était marié avec Louise Ponselet avec qui il a eu deux enfants.
Il commence l'étude de l'architecture à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers en 1881, où il sera marqué par les recherches de Joseph SchaddeAcadémie royale des beaux-arts de Bruxelles, Fondation pour l'architecture (Brussels, Belgium), Académie de Bruxelles: deux siècles d'architecture, Archives d'architecture moderne, 1989 336 extrait (consulté le 3 mai 2012)., puis retourne à Bruxelles pour compléter sa formation en compagnie de Victor Horta et de Paul Hankar, il est fortement influencé par l'Art nouveau, mais également par Viollet-le-Duc au début de sa carrière.
Il commence une carrière d’enseignant en 1910 à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles en tant que professeur d’histoire de l’architecture, fonction qu'il exercera une trentaine d'années.
Suivant en cela son père Gustave, Paul Saintenoy est l'architecte de la famille royale belge, d'abord au service de Philippe, comte de Flandre et ensuite pour le domaine privé du roi Léopold II.
À la fin de la Première Guerre mondiale, Saintenoy était membre de la Commission royale des Monuments et des Sites où il a joué un rôle important dans la reconstruction de la Belgique après-guerre. Il deviendra vice-président de cette commission.
Esprit éclectique et d'une grande érudition, il s'implique dans une série d'organismes et d'associations nationales et internationales ayant un lien avec l'art au sens large : l'architecture, l'archéologie, le patrimoine et la littérature. Il est nommé président de l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, membre de l'Institut de France et de l'Académie des beaux-arts de Milan. Intéressé par l'archéologie, il occupe un temps le poste de président puis, à partir de 1939, de secrétaire général de la Société royale d’archéologie de Bruxelles. Il a également présidé le Cercle Artistique et Littéraire de Bruxelles. Il était aussi administrateur de la société des Galeries royales Saint-Hubert, dont son grand-père maternel Jean-Pierre Cluysenaar en avait été le concepteur et l'architecte, avec Jean André De Mot pour le côté financier. Une plaque de bronze commémorative apposée en 1947 dans les Galeries pour le centenaire de l'inauguration de celles-ci en témoigne.
Paul Saintenoy est mort le et a été inhumé dans le cimetière d'Ixelles, commune du sud de Bruxelles.
Réalisations thumb|left|upright|Maison de J. Van Ophem (1900)
Rénovation de l'hôtel Ravenstein (1894), 1-3 rue Ravenstein (hôtel du ) Bruxelles-ville. Pharmacie Delacre (1895), néorenaissance, néogothique, 64-66 Montagne de la Cour (à côté de l'Old England) Bruxelles-ville. Des améliorations à sa maison personnelleVoyez sous le lien . (qui préexistait), rue de l'Arbre Bénit n° 123, à Ixelles. Annexe art nouveau des grands magasins Old England, 2 rue Montagne de la Cour, Bruxelles-ville (1898-1899). Il y exprime sa modernité par l'utilisation du fer et du verre qui permettent de dégager l'espace et d'y faire entrer un maximum de lumière. (Les anciens magasins de la marque Old England, complètement rénovés, abritent depuis l'année 2000 le musée des instruments de musique de Bruxelles.) Hôtel Baron Lunden, 81 avenue Louise, Bruxelles-ville (1898). Maison Losseau, 37 rue de Nimy, Mons (1899). Maison particulière au 34, rue du Taciturne, Bruxelles-ville, commandé par J. Van Ophem (1900). Immeuble à appartements à l'angle de la rue Antoine Dansaert et de la rue de la CléVoyez la description de l'immeuble sous le lien . à Bruxelles (1901). Château Le Fy à Esneux (1904-1905). Palais de justice de Binche. Aile Nord-Est du Château de Fooz à Wépion, Namur. Gare du Nord à Bruxelles : tour de l'horloge et salle des guichets (1952-1956).
Publications
La bibliographie de Paul Saintenoy est trop longue pour être citée en entier ci-aprèsPour une liste quasi exhaustive de ses publications, voyez le lien .. Elle comprend des études et des notes d’érudition sur l’architecture, l’archéologie, la sculpture, la tapisserie, des biographies d’artistes et d’architectes, des réflexions sur l’architecture, etc., mais parmi ses œuvres majeures, citons : Prolégomènes à l'étude de la filiation des formes des Fonts baptismaux depuis les Baptistères jusqu'au XVIe siècle, dans les Annales de la Société royale d'Archéologie de Bruxelles, vol. V, 1891, et Notes additionnelles, vol VXII. Le statuaire Jan Mone, Jehan Money, maître-artiste de Charles-Quint, sa vie, ses œuvres, dans les Mémoires de l'Académie royale de Belgique, Classe des Beaux-Arts, Collection in-4°, deuxième série, Tome II, fasc. 2, Bruxelles, 1931. Les Arts et les artistes à la Cour de Bruxelles. Leur rôle dans la construction du château ducal de Brabant sur le Coudenberg de 1120 à 1400 et dans la formation du Parc de Bruxelles, Ibidem, deuxième série, Tome II, fasc. 3, Bruxelles, 1932. Les Arts et les artistes à la Cour de Bruxelles. Le Palais des ducs de Bourgogne sur le Coudenberg à Bruxelles. Du règne d'Antoine de Bourgogne à celui de Charles Quint, Ibidem., deuxième série, Tome V, fasc. 1, Bruxelles, 1934. Les Arts et les artistes à la Cour de Bruxelles. Le Palais royal du Coudenberg. Du règne d'Albert et Isabelle à celui d'Albert Ier, roi des Belges, Ibidem, deuxième série, Tome VI, fasc. 2, Bruxelles, 1935. Origines familiales et famille Le grand érudit qu’est Paul Saintenoy appréciait également la science qu’est la généalogie et avait lui-même établi ses origines agnatiques publiéesPaul Saintenoy, Crayon généalogique de la famille Saintenois ou Saintenoy, Association de la Noblesse de Belgique 1911, 104 pages. en 1911 , dont nous extrayons les quelques renseignements suivants pour les générations le plus proches :
Dans le dernier quart du XVIIe siècle, Guillaume Saintenois, bourgeois de Saint-Ghislain, que l’on voit mentionné dans les archives des Sœurs augustines de Saint-Ghislain pour le rachat d’une renteAGR, Inventaire des archives des Sœurs augustines de Saint-Ghislain 1454 – 1992, pièce n° 352, Rachat d’une rente due par moitié à l’église par Guillaume Saintenois, bourgeois de Saint-Ghislain (1688-1706)., était établi à Saint-Ghislain, petite ville située à une dizaine de kilomètres de Mons. De son épouse, Jeanne Catherine Clabeau, il eut plusieurs enfants dont Jean-Baptiste Saintenois, né à Saint-Ghislain et qui y mourra dans la fleur de l’âge, à 34 ans en 1716. Celui-ci avait épousé à Saint-GhislainSaint-Ghislain, acte de mariage du 31 mai 1710, f° 57. en 1710 Anne Catherine Quenon.
Du bref mariage de Jean-Baptiste Saintenois naîtront plusieurs enfants à Saint-Ghislain et notamment Gilles Joseph SaintenoisSaint-Ghislain, acte de baptême du 11 mars 1712. en 1712, qui épousa à Saint-GhislainSaint-Ghislain, acte de mariage du 14 juillet 1731. L'acte de mariage précise que Marie Louise Botte est originaire de la paroisse de Saint-Germain à Mons. en premières noces Marie Louise Botte en 1731. Le curé qualifiera dans son acte d’inhumation à Saint-Ghislain en 1768 Joseph Saintenois de Lieutenant au Service des Etats généraux.
François Joseph Bernard Saintenois, fils puîné de Gilles Joseph et de Marie Louise Botte, baptisé en 1734 à Saint-Ghislain, quittera sa petite ville natale pour s’établir à Bruxelles comme maître épicier. Il en obtint la bourgeoisieJan Caluwaerts & Hugo Simonart, Bourgeois de Bruxelles, tome III (1695 - 1795) : François Joseph Bernard Saintenois, ° Saint-Ghislain, paroisse Saint-Martin, (Pays de Hainaut), maître épicier, fils de Gillis et de Marie Louise Botte, 23 juillet 1761. en 1761, peu avant son mariage le à Sainte-Gudule Bruxelles, Sainte-Gudule, 9 août 1761 : Franciscus Josephus Bernardus Saintenois et Caecilia Thomas factis tribus proclamationibus contraxerunt inter se matrimonium coram Rdo Dno Nicolao Josepho Bolt pbro et Noele Saintenois sponsi fratre testibus me infrascripto assistante hac 9 augusti 1761 Steynsmans canon. et vice pleb. avec sa première épouse Cécile Thomas. VeufBruxelles, Sainte-Gudule, 20 juillet 1770, registre paroissial 170, page 144 v° : 20 16 Een lyck met 16 heeren ad S: Nicolaum jouff. Caecilia Thomas huysvre van Sr francois Saintenoy woonende in de Corte Ridders Straete ten huijsse van Jacques francois hap Mr bustier pro jure palla 6=19 pro oblatis 0=19. de celle-ci en 1770, il se remaria le à Notre Dame de la Chapelle à Marie Van de Laer, et mourutBruxelles, acte de décès de Sainte-Gudule du 6 mars 1793 : 6 fin:ter 6 Een Sincke met 6 heeren ad finisterrae françois Saintenoy weduwenaer (sic ! il n'était pas veuf.) van maria van de Laer overlede den 5 d° savonts ten 8 uren woonende in de Vogelen Sanck straete palla 0 - 14 ainsi qu'à l'église du Finistère : 6 Obiit die 6 martii 1793 hora tertia matutina franciscus Saintenoy ex Sti gisleni in hannonia maritus Maria Vandelaer et sepultus est 8 eiusdem in cameterio. en 1793 en son domicile de la rue Chant d’Oiseaux, une rue reliant alors la rue Neuve à la rue de la Fiancée, en la paroisse de Notre Dame du Finistère. Il était alors employé à la monnaie et n'était plus épicier, comme le précise l'acte de décès de sa femme en l'an XIII à BruxellesBruxelles, acte de décès du 23 vendémiaire de l'an XIII, de Marie Madelaine Vandelaer, couturière, décédée le 21 du mois, âgée de 53 ans, née à Bruxelles, veuve de François Bernard Saintenoy ci devant Employé à la monnoye. Elle était la fille de François Joseph Vandelaer et d'Isabelle Vandenberghen et fut baptisée à Sainte-Catherine le 20 septembre 1752. Ses parents s'étaient mariés à Saint-Nicolas le 12 avril 1751.. Cet emploi au Théâtre de la Monnaie pourrait ainsi expliquer la vocation artistique de son fils, ci-après.
C’est du second mariage de François Bernard Saintenoy que naquit Jean François Saintenoy à Bruxelles, paroisse Notre-Dame de la ChapelleBruxelles, Notre-Dame de la Chapelle, naissance de Jean François Saintenoy le 14 février 1778, baptisé le lendemain, 15 février 1778., en 1778. Il embrassa la carrière de musicien. La cinquantaine déjà bien entamée, il épousa à BruxellesVille de Bruxelles, acte de mariage n° 222 du 23 février 1831. Parmi les témoins se trouve l’artiste musicien Antoine Baumann. Jean François Saintenoy habitait alors à la rue des Minimes. en 1831 Jeanne Marie Thérèse Dussaert, née en 1799 à Bruxelles, marchande, et fille d’un marchand de vin bruxellois d'origine anversoiseJacques Antoine Georges Dussaert, né le 18 mai 1773 à Anvers et alors tailleur à la rue de Finquet à Bruxelles, fils des feux Georges Dussart, lapidaire à Anvers et de Marie Thérèse Gelmaers, avait épousé à Bruxelles le 22 mai 1798 - acte n° 491 - Susanne Jacobs, née à Bruxelles le 1er juillet 1773, domiciliée rue du Finquet, fille d'André Joseph Jacobs, tailleur - de Thieusies en Hainaut et mort à Bruxelles le 21 décembre 1823 - et de Jeanne Marie Herremans - de Lennick et morte à Bruxelles le 2 août 1814, acte n° 2554 - , tous deux demeurant à la rue de la Machoire à Bruxelles. venu s'établir à BruxellesAntoine Massin, Bruxelles. Qui est qui en 1812. Jacques Dussaert, âgé de 36 ans, époux de Susanne Jacobs. Vendeur de genièvre. Domicilié Section 8, rue de l'Escalier 603, Né à Anvers. Réside à Bruxelles depuis 1794. Une fille. en 1794. Jean François Saintenoy est mort à BruxellesBruxelles, acte de décès n° 3891 de 1850. le .