Armando Trovajoli (parfois nommé Trovaioli), né le à Rome et mort le à Rome, est un pianiste et compositeur italien de musiques de films. Il a écrit certaines chansons sous le pseudonyme Vatro Addio al maestro Armando Trovajoli, è stato la musica e l'anima di Roma, La Repubblica, 2 mars 2013.

Biographie Pendant son enfance, Armando Trovajoli commence à étudier le violon, révélant un remarquable talent musical. Il étudie le piano et de composition musicale au conservatoire Sainte-Cécile de Rome. En 1937, il entre dans l'orchestre de Rocco Grasso, puis, en 1939 dans l'orchestre di Sesto Carlini, une des formations de jazz italiennes les plus renommées de l'époque.

Après la guerre, il alterne l'activité dans le jazz avec celle dans la musique légère et, en même temps, continue ses études de musique en passant son diplôme au Conservatoire Santa Cecilia de Rome en 1948. En 1949, il est choisi pour représenter l'Italie au Festival de Jazz de Paris où, avec Gorni Kramer à la contrebasse et Gil Cuppini à la batterie, il joue dans la célèbre Salle Pleyel.

L'année suivante, il commence à enregistrer un disque, publié sous le titre Musica per i vostri sogni.

Il réalise avec Piero Morgan (Piero Piccioni) deux des premières émissions de jazz à la radio italienne intitulées Musica per i vostri sogni (Musique pour vos rêves) et Eclipse, avec piano et orchestre à cordes.

Il a joué avec les plus fameux jazzmen : Duke Ellington, Louis Armstrong, Miles Davis, Chet Baker, Stephane Grappelli et Django Reinhardt.

À côté du jazz, il s'est consacré au cinéma, signant par exemple la bande son de Riz amer (avec Goffredo Petrassi, La ciociara, Nous nous sommes tant aimés, Parfum de femme, Une journée particulière. On peut mettre à son actif la musique de plus de , depuis des productions à petit budget jusqu'aux collaborations avec Ettore Scola, Vittorio De Sica et Dino Risi.

Alessandro Alessandroni fonde en 1961 I Cantori Moderni, un chœur à huit voix. C'est ce groupe vocal que l'on entend chanter sur la chanson Samoa Tamure (Samoa Tamouré) composée par Armando Trovajoli pour la bande-originale du film I Mostri (Les Monstres) réalisé par Dino Risi en 1963. Cette chanson aux sonorités polynésiennes illustre la scène du bal du Réveillon de la Saint-Sylvestre du film 9 mois ferme, réalisé en 2013 par Albert Dupontel.

Il écrit aussi la musique de comédies musicales, en collaboration avec Pietro Garinei et Sandro Giovannini, par exemple pour Aggiungi un posto a tavola et Rugantino E' morto Armando Trovajoli, colonna sonora della nostra vita, Il Messaggero, 2 mars 2013.

Il a été également l'un des maris de l'actrice Pier Angeli.

Ouvert en à Rome, le Pont de la Musique a été rebaptisé à son nom après sa mort.

Filmographie (compositeur)

1949 : Riz amer (Riso amaro), de Giuseppe De Santis, bande son avec Goffredo Petrassi 1951 : Anna, de Alberto Lattuada, bande son avec Nino Rota 1951 : Paris est toujours Paris (Parigi è sempre Parigi), de Luciano Emmer 1952 : Eran trecento... ou La spigolatrice di Sapri, de Gian Paolo Callegari, bande son avec Giovanni Fusco 1952 : La Traite des Blanches (La tratta delle bianche), de Luigi Comencini 1953 : Era lei che lo voleva!, de Marino Girolami et Giorgio Simonelli 1954 : Les Gaîtés de la correctionnelle (Un giorno in pretura), de Steno 1954 : Deux Nuits avec Cléopâtre (), de Mario Mattoli 1955 : La Fille du fleuve (La donna del fiume), de Mario Soldati, bande son avec Angelo Francesco Lavagnino 1955 : Les Dix-Huit Ans (Le diciottenni) de Mario Mattoli 1958 : Voyage de plaisir (Camping) de Franco Zeffirelli 1959 : Pauvres Millionnaires (Poveri milionari) de Dino Risi 1959 : Le Veuf (Il vedovo), de Dino Risi 1959 : La cento chilometri, de Giulio Petroni 1959 : Brèves Amours (Vacanze d'inverno), de Camillo Mastrocinque 1960 : La ciociara, de Vittorio De Sica 1960 : Petites Femmes et Haute Finance (Anonima cocottes), de Camillo Mastrocinque 1960 : Le Tank du huit septembre (Il carro armato dell'8 settembre), de Gianni Puccini 1960 : Les Pilules d'Hercule (Le pillole di Ercole), de Luciano Salce 1960 : Tu che ne dici?, de Silvio Amadio 1960 : Les Plaisirs du samedi soir (I piaceri del sabato notte) de Daniele D'Anza 1960 : , de Giulio Petroni 1961 : L'Esclave de Rome (La schiava di Roma), de Sergio Grieco et Franco Prosperi 1961 : Totò, Peppino et la Douceur de vivre (Totò, Peppino e... la dolce vita) de Sergio Corbucci 1961 : Le Souteneur (Il mantenuto) de Ugo Tognazzi 1961 : Défense d'y toucher (La ragazza di mille mesi), de Steno 1961 : Gli attendenti, de Giorgio Bianchi 1961 : Laura nue (Laura nuda), de Nicolò Ferrari 1961 : Le Géant de Métropolis (Il gigante di Metropolis), de Umberto Scarpelli 1961 : Hercule à la conquête de l'Atlantide (Ercole alla conquista di Atlantide), de Vittorio Cottafavi 1961 : Hercule contre les vampires (Ercole al centro della Terra), de Mario Bava 1962 : Le Religieux de Monza (Il monaco di Monza) de Sergio Corbucci 1962 : La Furie des S.S., de Filippo Walter Ratti 1962 : Le Monstre aux yeux verts (I pianeti contro di noi) de Romano Ferrara 1962 : Totò et Peppino séparés à Berlin (Totò e Peppino divisi a Berlino) de Giorgio Bianchi 1963 : Gli onorevoli, de Sergio Corbucci 1963 : Les Monstres (I Mostri), de Dino Risi 1963 : Le Procès des doges (Il fornaretto di Venezia), de Duccio Tessari 1963 : Hier, aujourd'hui et demain (Ieri, oggi, domani), de Vittorio De Sica 1964 : Mariage à l'italienne (Matrimonio all'italiana), de Vittorio De Sica 1964 : Haute Infidélité (Alta infedeltà), de Franco Rossi, Elio Petri, Luciano Salce et Mario Monicelli 1964 : Parlons femmes (Se permettete parliamo di donne), d'Ettore Scola 1964 : Une femme disponible (La ragazza in prestito) d'Alfredo Giannetti 1964 : Ah ! Les Belles Familles (Le belle famiglie), d'Ugo Gregoretti 1965 : Sept Hommes en or () de Marco Vicario 1965 : Casanova 70, de Mario Monicelli 1965 : Les Poupées (Le bambole), de Luigi Comencini, Dino Risi, Mauro Bolognini et Franco Rossi 1966 : Les Longs Jours de la vengeance (I lunghi giorni della vendetta), de Florestano Vancini, repris dans Kill Bill : Volume 1 1966 : Belfagor le Magnifique (L'arcidiavolo), d'Ettore Scola 1966 : Opération San Gennaro (Operazione San Gennaro), de Dino Risi 1966 : Des fleurs pour un espion (Le spie amano i fiori) d'Umberto Lenzi 1966 : Adulterio all'italiana, de Pasquale Festa Campanile 1967 : , de Luigi Vanzi 1968 : Fais-moi très mal mais couvre-moi de baisers (Straziami, ma di baci saziami), de Dino Risi 1968 : C'est mon mari et je le tue quand bon me semble (Il marito è mio e l'ammazzo quando mi pare) de Pasquale Festa Campanile 1968 : Pas folles, les mignonnes (Le dolci signore) de Luigi Zampa 1968 : Nos héros réussiront-ils à retrouver leur ami mystérieusement disparu en Afrique ? (Riusciranno i nostri eroi a ritrovare l'amico misteriosamente scomparso in Africa?), d'Ettore Scola 1968 : L'Amour à cheval (La matriarca), de Pasquale Festa Campanile 1968 : Le Prophète (Il profeta), de Dino Risi 1968 : Sette volte sette, de Michele Lupo 1968 : Pas folles, les mignonnes (Le dolci signore), de Luigi Zampa 1968 : Faustina, de Luigi Magni 1968 : , de Giuseppe Maria Scotese 1969 : Quand, comment et avec qui ? (Come, quando, perché) d'Antonio Pietrangeli et Valerio Zurlini 1969 : Une poule, un train... et quelques monstres (Vedo nudo), de Dino Risi 1969 : Le Commissaire Pepe (Il commissario Pepe), d'Ettore Scola 1969 : Dove vai tutta nuda?, de Pasquale Festa Campanile 1969 : Les Conspirateurs (Nell'anno del Signore), de Luigi Magni 1969 : Trahison à Stockholm (Rapporto Fuller, base Stoccolma), de Sergio Grieco 1970 : La Femme du prêtre (La moglie del prete), de Dino Risi 1970 : Drame de la jalousie (Dramma della gelosia - Tutti i particolari in cronaca), d'Ettore Scola 1971 : Comment épouser une Suédoise (Il vichingo venuto dal sud) de Steno 1971 : Moi, la femme (Noi donne siamo fatte così), de Dino Risi 1971 : Un prêtre à marier (Il prete sposato) de Marco Vicario 1971 : Un polyvalent pas comme les autres (Stanza 17-17 palazzo delle tasse, ufficio imposte) de Michele Lupo 1971 : Homo eroticus, de Marco Vicario 1972 : Elles sont dingues, ces nénettes (L'uccello migratore) de Steno 1972 : L'Empire du crime (La mala ordina), de Fernando Di Leo 1972 : La Plus Belle Soirée de ma vie (La più bella serata della mia vita), d'Ettore Scola 1973 : La Tosca, de Luigi Magni 1973 : Le Sexe fou (Sessomatto), de Dino Risi 1973 : Ce cochon de Paolo (Paolo il caldo) de Marco Vicario 1973 : Amore e ginnastica, de Luigi Filippo D'Amico 1974 : Nous nous sommes tant aimés (C'eravamo tanto amati), d'Ettore Scola 1974 : Parfum de femme (Profumo di donna), de Dino Risi 1975 : Marche pas sur ma virginité (La moglie vergine), de Franco Martinelli 1976 : Affreux, sales et méchants (Brutti sporchi e cattivi), d'Ettore Scola 1976 : Spécial Magnum (Una Magnum Special per Tony Saitta) d'Alberto De Martino 1976 : La prima notte di nozze, de Corrado Prisco 1976 : Riche et respectable (Ab morgen sind wir reich und ehrlich) de Franz Antel 1976 : , de Carlo Vanzina 1977 : Une journée particulière (Una giornata particolare), d'Ettore Scola 1977 : Il marito in collegio de Maurizio Lucidi 1977 : La Chambre de l'évêque (La stanza del vescovo), de Dino Risi 1977 : Au nom du pape roi (In nome del papa re), de Luigi Magni 1977 : Ligabue (adaptation télévisée), de Salvatore Nocita 1978 : Le Crépuscule des faux dieux (L'alba dei falsi dei), de Duccio Tessari 1978 : Mes amours (Amori miei) de Steno 1979 : Dottor Jekyll e gentile signora, de Steno 1980 : Arrivano i bersaglieri de Luigi Magni 1981 : Tais-toi quand tu parles (Zitto quando parli), de Philippe Clair 1981 : Passion d'amour (Passione d'amore), d'Ettore Scola 1982 : Plus beau que moi, tu meurs, de Philippe Clair 1982 : Il conte Tacchia, de Sergio Corbucci 1982 : La Nuit de Varennes (Il mondo nuovo), d'Ettore Scola 1982 : Viuuulentemente mia, de Carlo Vanzina 1982 : Grand Hotel Excelsior, de Castellano et Pipolo 1983 : Sing Sing, de Sergio Corbucci 1983 : Mystère, de Carlo Vanzina 1985 : Macaroni (Maccheroni), d'Ettore Scola 1987 : La Famille, d'Ettore Scola 1988: Miss Arizona de Pál Sándor 1988 : I giorni del commissario Ambrosio, de Sergio Corbucci 1989 : Mano rubata (film TV), d'Alberto Lattuada 1989 : Quelle heure est-il (Che ora è?), d'Ettore Scola 1995 : Le Roman d'un jeune homme pauvre, d'Ettore Scola 1996 : Giovani e belli, de Dino Risi 1998 : Le Dîner, d'Ettore Scola 2001 : Concurrence déloyale, d'Ettore Scola

Chansons de musique légère Ne sont indiqués ci-dessous que les premiers interprètes, certaines des chansons ayant été reprises. 1950 - Dimmi un po' Sinatra chantée par Quartetto Cetra (paroles de Tata Giacobetti) 1951 - È l'alba chantée par Nilla Pizzi (paroles de Gian Carlo Testoni) 1958 - Che m'è 'mparato 'a fa chantée par Sophia Loren (paroles de Dino Verde) 1961 - Lady luna chantée par Miranda Martino et Jimmy Fontana (paroles de Dino Verde) 1961 - Roma nun fa' la stupida stasera chantée par Nino Manfredi et Lea Massari (paroles de Pietro Garinei et Sandro Giovannini) 1961 - Ciumachella de Trastevere chantée par Lando Fiorini (paroles de Pietro Garinei et Sandro Giovannini) 1963 - O meu violão chantée par Carlo Pes (paroles de Giorgio Calabrese) 1964 - Per una notte no chantée par Gianni Morandi (paroles de Franco Migliacci) 1965 - La verità chantée par Paul Anka et Carmen Villani (en collaboration avec Carlo Pes ; paroles de Sergio Bardotti) 1966 - Bada Caterina chantée par Carmen Villani (paroles de Franco Migliacci) 1966 - Brillo bollo chantée par Carmen Villani (paroles de Giulia De Mutiis) 1968 - Il profeta chantée par Carmen Villani (en collaboration avec Carlo Pes ; paroles de Antonio Amurri) 1968 - Io ti sento/Io ti sento chantée par Marisa Sannia 1969 - L'amore dice ciao chantée par Andee Silver (paroles de Giancarlo Guardabassi)