Les sont prévues au plus tard le pour le premier tour et le pour le second tour.

Contexte

Depuis les élections anticipées de 2024, l'Assemblée nationale est fragmentée sans majorité claire. Cela mène à une crise politique débutant par une période de deux mois avec un gouvernement démissionnaire, chose inédite en France depuis la Monarchie de Juillet. De plus, le gouvernement Barnier est ensuite censuré après seulement trois mois d'exercice du pouvoir en raison d'une motion de censure en vertu de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution (Michel Barnier ayant engagé la responsabilité de son gouvernement sur le budget). Son successeur, François Bayrou, réussit à faire passer un budget en en raison de l'abstention des députés du groupe Rassemblement national (RN), de celui de l'Union des droites pour la République (UDR) et du groupe socialiste (PS) lors du vote de la motion de censure consécutive à l'engagement de la responsabilité du gouvernement. Le Premier ministre annonce rapidement son intention de mettre en place un scrutin proportionnel pour les futures élections législatives, chose inédite en France depuis 1986.

Le , François Bayrou annonce la convocation d'une session extraordinaire de l'Assemblée nationale le suivant afin de soumettre son gouvernement à un vote de confiance, selon les dispositions de l'article 49 alinéa 1 de la Constitution, sur l'adoption de son plan budgétaire. Si le gouvernement ne reçoit pas la confiance de la majorité des suffrages exprimés, il doit démissionner. Les principales formations d'opposition annoncent immédiatement qu'elles voteront contre la confiance. Le , le vote de confiance est perdu par le Premier ministre à 364 voix contre, 194 voix pour et 15 abstentions, et François Bayrou annonce remettre sa démission le lendemain. Le gouvernement Bayrou est ainsi le cinquième à tomber en moins de vingt mois, illustrant une crise politique profonde et alimentant des spéculations sur de nouvelles législatives anticipées à l'automne, bien que cette issue ne soit pas privilégiée par le président de la République.

Dans les jours qui suivent, les partis politiques se positionnent. Le RN se prononce pour une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale, et des personnalités politiques de droite, comme Nicolas Sarkozy et Édouard Philippe, la jugent inévitable. François Ruffin ou Éric Zemmour, entre autres, ajoutent que le Président de la République devrait démissionner. LFI appelle également à la démission d'Emmanuel Macron, le jugeant responsable de la situation, et annonce déposer une nouvelle motion de destitution du président dès le . Le Parti socialiste, par la voix de son premier secrétaire, annonce être prêt à gouverner, en excluant l'éventualité de ministres insoumis. Les partis qui participaient au gouvernement Bayrou soutiennent sa démarche même si Les Républicains réclament une discussion sur la suppression de deux jours fériés dans le plan d'économie présenté par le Premier ministre pour le budget 2026.

Système électoral

L'Assemblée nationale est composée de pourvus pour cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans autant de circonscriptions..

Est élu au premier tour le candidat qui réunit la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix au moins égal au quart des électeurs inscrits dans la circonscription, soit 25 %. Si aucun des candidats ne satisfait ces conditions, un second tour est organisé entre les candidats ayant réuni un nombre de voix au moins égal à un huitième des inscrits, soit 12,5 %. Les deux candidats arrivés en tête du se maintiennent néanmoins par défaut si un seul ou aucun d'entre eux n'a atteint ce seuil. Au second tour, le candidat arrivé en tête est déclaré éluArticles et du code électoral.

Le seuil de qualification, basé sur un pourcentage du total des inscrits et non des suffrages exprimés, rend plus difficile l'accès au second tour lorsque l'abstention est élevée, mais permet en revanche celle de plus de deux candidats s'ils franchissent ce seuil. Les candidats en lice au second tour peuvent ainsi être trois, un cas de figure appelé . Les second tours où s'affrontent quatre candidats, appelés sont également possibles, mais beaucoup plus rares..

Sondages Passage à un scrutin proportionnel En , d'après une enquête d’opinion réalisée par Mascaret pour l'institut Odoxa pour Public Sénat, 74 % des Français sont favorables à l'entrée en vigueur d'un scrutin proportionnel intégral pour les futures élections législatives.. Intentions de vote

SondeurDateÉchantillonEXGNFPDVGENSDVCDVDLRRN et alliésDLFRECAutresLFILÉPCFPSUDRRN Sébastien Lecornu est à nouveau nommé Premier ministre (10 octobre 2025). Ifop 7-8 octobre 2025 1 24 4 14 — 3 12 1 4 2 1 10 17 3 13 — 2 11 1 4 2 1 8 19 3 13 — 2,5 11 1 3,5 2 OpinionWay 6-7 octobre 2025 2 24 — 16 — — 13 — 5 6 2 13 13 — 15 — — 13 — 5 6 2 9 18 — 14 — — 12Avec l'UDI — 6 6 Sébastien Lecornu présente sa démission à Emmanuel Macron, qui l'accepte (6 octobre 2025). Sébastien Lecornu est nommé Premier ministre (). Le gouvernement Bayrou tombe après la non-confiance de l'Assemblée nationale (). Ifop5-8 septembre 20251919314—2122411,524514—2,51223,51,5 Cluster175-7 septembre 2025 1255,51412131,544 1111631312131,54,55 11414312,513121,545 Harris4-5 septembre 202511019415——10—53126616——10—53 Ifop29 août- septembre 202511115415—3131,53,51125515—2131,540,5Elabe28-29 août 2025223,56,514—2,510,5—54,51,51016,5513,5—310,5—4,54,5 François Bayrou annonce se soumettre à un vote de confiance de l'Assemblée nationale le 8 septembre 2025 ().Elabe3-5 juin 20252216,515,5—3,510—361,510163,515,5—310,5—2,54,5 Ifop3-4 juin 20250,595312316—210 12,51,511113418—1,511 1,521,50,521718—211 121,5Marine Le Pen est condamnée à une peine d'inéligibilité de 5 ans avec exécution provisoire (). Ifop 5-6 février 2025 1 14 13Avec Place publique 2 15— 1 13 1 3 1 1,5 8 19 2,5 15— 1 12 1 3 1,5 Résultats N/A 1,14 28,06 1,53 20,04 1,22 3,60 6,57 — 0,75 5,09

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Élections législatives en France Catégorie:Années 2020 en France Catégorie:Politique dans les années 2020