Nicolas Antoine Lété né à Mirecourt dans les Vosges le et mort dans la même ville le est un facteur d'orgues renommé. Jeunesse Son père, Antoine Lété établi à Mirecourt était fabricant d' instruments de musique , des serinettes et des violons mais aussi marchand puisqu'en 1813 il ouvre avec ses associés une boutique à Paris où se vendent des instruments fabriqués à Mirecourt. Sa mère Marie-Marguerite Simon est la fille d'un serrurier.

Le Jeune Nicolas Antoine apprend le métier dans les ateliers de son père auprès des ouvriers. Un certain Charles Rollin fut son maître d'apprentissage.

En 1814, il embarque avec trois associés pour les États-Unis d'Amérique et New York. Il y séjournera sept ans, visitera de nombreuses villes et se rendra même à la La Havane. Il y vend des violons et répare des orgues.

Facteur d'orgues Il regagne la France et Paris en 1821 où il crée sa propre entreprise. Il réside au 26 de la rue Rue Neuve-d'Orléansacte de mariage du 9 avril 1822.

L'année suivante, le 1er Mai 1822, il épouse à la mairie de Saint-Maurice-Charenton, Agnès PiqueArchives départementale du Val-de-Marne,Saint-Maurice, Saint-Maurice, Naissances, mariages, décès., 1813 - 1822, fille d'un luthier. De ce mariage naîtront quatre enfants: Sophie Marguerite, Louis Ernest, Victoire Françoise et Jean-Eugène. vignette|Orgue de l'abbatiale Saint-Pierre de Nant En 1825, il s'associeLes Vosgiens célèbres, dir. Albert Ronsin, p. 366, éd. Gérard Louis, 1990 au luthier Jean-Baptiste Vuillaume sous le nom de Lété et Vuillaume installé au numéro 30 de la rue Croix-des-Petits-Champs; cette association durera jusqu'en 1828Biographie universelle des musiciens, supplément n°2, Arthur Pougin, p. 637,éd. Firmin Didot, 1881. vignette|droite|Bar-sur-Aube orgue Lété dans un buffet de 1744 vignette|Orgue de la cathédrale d'annecy. vignette|Orgue de Bains-les-Bains.

Il travaille auprès du grand Sébastien ÉrardFrançois Bédos de Celles, "Nouveau manuel complet du facteur d'orgues ou Traité théorique et pratique de l'art de construire les orgues", p. 454, éd. Roret, 1849 qui lui transmet sa passion pour la facture d'orgues.

Après la mort d'Erard, il quitte Paris en 1832 et regagne les Vosges. Il a pour projet de construire de grandes orgues mais aussi des orgues à cylindres avec ou sans clavierMarie-Pierre Hamel, Nouveau manuel complet du facteur d'orgues: ou traite theorique et pratique de l'art de construire les orgues, p. LXIV (64), T.3, ed. Roret, 1849 pour les petites églises de campagne. Sa fabrique emploie une vingtaine d'ouvriersRapport du Jury Central sur les Produits de l'Industrie Française: 1839, vol.2, p.357, "d. Fain et Thunot,1839. Il se consacre à la fabrication et à la restaurationFeuille de Provins, Grande restauration de l'orgue de Nogent-sur-Seine, p.1, 31/12/1853 des orgues. Grâce à ses chefs d'ateliers compétents et talentueuxRoland Galtier, "La facture d'orgue en France dans la première moitie du XIXe siècle", p.g287, , Jean Joseph Orelle et Antoine Filipowicz, la qualité des instruments est reconnue. Lors de Exposition des produits de l'industrie française de 1839, il expose deux orguesGazette nationale ou le Moniteur universel, p.1593, 05/08/1839 sans buffet et se voit décerner une médaille de bronze<ref>Adolphe Le Doulcet marquis de Pontécoulant, Organographie: essai sur la facture instrumentale, art, industrie et commerce", p. 404, éd. Castel, 1861</ref>. Le 30 mars 1841 il obtient du roi Louis-Philippe son titre de facteur d'orgues du roi.

En 1847 il menace de procès la Revue de la Musique Religieuse, populaire et classique qui a osé écrireF. Danjou, Revue de la Musique,p.127, éd. Blanchet, 1847 que les facteurs Lorrains étaient des artistes d'une grande médiocrité.

Vingt-trois grandes orgues sortiront de ses ateliers dont l'orgue de Nantua, l'orgue d'AnnecyJournal de Savoie: feuille politique, religieuse, littéraire, et contenant ce qui intéresse l'agriculture et les arts, L'orgue d'Annecy, p.806-808, 12/10/1842 ou l'orgue de Bains-les-Bains; mais aussi des orgues de tribune à Saint-Valery-en-Caux, Flavigny-sur-Moselle, Eulmont ou Lamarche (Vosges) ainsi que des orgues à cylindres de Goincourt, de Sommières, ou de Moussey (Aube) pour n'en citer que quelques unsInventaire national des orgues .

Même en retrait des affaires il reste créatif et ingénieux, il dépose un brevet d'invention au tribunal de commerce de Mirecourt pour un sécateur dit "sécateur Lété" accompagné de 3 maquettes de bois.

Hommage Une rue de Mirecourt porte son nom

Références

Bibliographie François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens et bibliographie général de la musique, Vol. 5, éd. Firmin Didot, 1863 P.Meyer-Siat, Le séjour en Alsace du facteur d'orgues Antoine Lété'', Bulletin Société d'histoire de Saverne, p.25, trimestre 4, 1967

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