Jean Klingebiel, né le à Bordeaux et mort pour la France à La Ville-aux-Bois dans le département de la Aisne le , est un médecin et écrivain français du . Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
Biographie Jean Hugo Klingebiel, né le à Bordeaux, est le fils de Wilhelm Otto Klingebiel (né vers 1857), négociant, et de Radegonde Berthe Belly (née vers 1868).
Scolarisé au lycée de Bordeaux de 1899 à 1908, où ses camarades le surnomment « l'honnête homme », il passe son baccalauréat avec une dispense d'âge. Étudiant en médecine à la faculté de Bordeaux, il est externe des hôpitaux de 1910 à 1912 puis interne à partir d'. Il est très engagé dans l'association des étudiants chrétiens à Bordeaux et participe aux congrès de la Fédération à Marseille (1912) et Toulouse (1913).
En , il interrompt ses études pour faire son service militaire au 6 régiment d'infanterie à Saintes. D'abord infirmier, puis médecin auxiliaire, une grave bronchite le contraint à rester alité à partir de . Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il n'est pas suffisamment rétabli pour partir au front et sert comme chirurgien dans différents hôpitaux de Bidart.
Il est affecté au front comme médecin aide-major au 105 régiment d'artillerie lourde en à la cote 304 pendant la bataille de Verdun. Il passe au 4 régiment d'infanterie en et, après une période de repos en septembre, son jeune frère Pierre l'a rejoint dans le même régiment qui remonte au front pour les tranchées devant Verdun. En décembre, il est cité à l'ordre du régiment comme un « modèle de dévouement. S’est dépensé sans compter se portant jusqu’en 1ère ligne pour donner ses soins aux blessés pendant la période difficile du 1er au ».
Il est avec son régiment lors de la grande offensive du Chemin des Dames le . C'est lors de l'assaut qu'il est tué à proximité de la Ville-aux-Bois. La citation à l'ordre de l'armée en précise les circonstances : « d’une froide bravoure, s’est prodigué au cours de l’attaque du , marchant avec les premières vagues d’assaut, soignant et réconfortant les blessés, donnant à tous l’exemple de ses belles vertus militaires. Grièvement blessé sur la position conquise ».
Inhumé sur le champ de bataille sans être identifié, son corps sera retrouvé en 1923 et inhumé à la nécropole nationale de Berry-au-Bac (tombe 1346).
Œuvres principales Les Cahiers, 1917
Distinctions , à titre posthume par décret du
Hommages Le nom de Jean Klingebiel est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France. Son nom figure dans sur les plaques commémoratives de la faculté de médecine, de l'hôpital Saint-André et sur le monument aux morts à Bordeaux.
Bibliographie
Références
Liens externes
Catégorie:Écrivain mort pour la France Catégorie:Personne citée au Panthéon de Paris Catégorie:Écrivain français du XXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1920 Catégorie:Étudiant de l'université de Bordeaux Catégorie:Médecin français du XXe siècle Catégorie:Militaire mort au combat lors de la Première Guerre mondiale Catégorie:Naissance en mai 1892 Catégorie:Naissance à Bordeaux Catégorie:Décès en avril 1917 Catégorie:Décès à 24 ans