La famille de Diesbach est une famille subsistante de la noblesse suisse, de la noblesse française et de la noblesse belge, originaire de Suisse, anoblie par l'empereur Sigismond au Saint-Empire en 1434.

Cette famille a formé de nombreuses branches, en Suisse, en France, et en Belgique. Les branches suisses bernoises sont aujourd'hui éteintes, tandis que la lignée suisse fribourgeoise, qui a donné la branche française, est subsistante. La branche française, passée aux par l'Artois, a essaimé en Belgique, Grande-Bretagne, États-Unis, Australie, Mexique, Espagne et Allemagne, tandis que certains ont fait leur retour en Suisse.

Origine La famille Diesbach est issue d'un artisan nommé Rudolf. Les premiers membres connus de la famille, dès le par les registres bourgeoisiaux de Berne, sont presque tous des artisans issus du canton de Berne. Rudolf était probablement fils de Peter, bourgeois de Thoune en 1356. Le fils de Rudolf était Claus, alias Niklaus, alias « Clewi le Goldschmied » (orfèvre), né vers 1375 et décédé en 1436. En tant que marchand, il a établi la richesse de la famille en co-fondant la Compagnie Diesbach-Watt à Saint-Gall et en acquérant des biens, gagnant plus de florins. Il fut bourgeois de Berne en 1412. À partir de 1422, il est membre du conseil de Berne. Il devint seigneur de Diesbach par l'achat en 1427 de la moitié de la seigneurie de Diessbach (anciennement Diessenberg et aujourd'hui Oberdiessbach), près de Thoune, dans le canton de Berne, en Suisse. Il fut anobli en 1434 par l'empereur Sigismond de Luxembourg, sous le nom Niklaus von Diesbach, et reçut alors de nouvelles armoiries.

À partir du , plusieurs chroniqueurs ou généalogistes donnèrent une origine féodale fantaisiste aux Diesbach, soit venus de Souabe avec des croisés de Frédéric Barberousse, soit venus de Bourgogne à l’époque de Berthold V de Zähringen vers 1191. Il n’existe aucune preuve de telles origines.

La ligne bernoise devenue protestante s’est éteinte en 1917 en ligne masculine et en 1950 en ligne féminine, avec Mathilde von Diesbach (1870-1950), épouse d'Olivier Le Roy d'Amigny, de Sonceboz.

La ligne fribourgeoise catholique est issue d’un fils de Ludwig von Diesbach (1452-1527) : Jean-Roch (1501-1546) qui, demeuré fidèle au catholicisme, quitta Berne à la Réforme pour se réfugier à Fribourg où il acquit la bourgeoisie en 1534. Il est l’ancêtre des trois branches subsistantes : Torny, Belleroche (Schönfels à Heitenried) et Mézières.

Étymologie Diesbach est un nom de famille dérivé d'un nom de lieu. Il existe plusieurs lieux de ce nom : trois en Suisse, deux en Allemagne, un en Autriche, un en France, un en Bohême, etc. On trouve dans ces lieux un torrent ou une cascade.

La première mention documentaire de la seigneurie de Diessbach se situe en 1239 sous le nom de Deizbach. Plus tard, se rencontrent les noms de Diezebac (1246), Diez de Bach (1252), Dyezbach (1329), Diessbach (1366). Ce toponyme vient de l'ancien hochdeutsch tiozan (tosen, tausen = bouillir, mugir, rugir) et Bach (torrent, rivière).

Les principales variantes connues sont : von Dießbach, von Dießbach genannt Goldschmied, von Diessbach, von Diesbach, de Diesbach, von Diesbach Liebistorf, de Diesbach Torny, de Diesbach-Steinbrugg, von Diesbach zu Schönfels, von Diesbach Schönfels, de Diesbach Belleroche, de Diesbach de Belleroche, Diesbach.

Bourgeoisies et droits de cité en Suisse

Berne (1365 & 1412,+), Fribourg (1500,+ & 1534), La Neuveville (1563,+), Wünnewyl (), Lugnorre (1658,+), Rolle (1749,+), Courgevaux (1751), Guin (1827), Pierrafortscha (1931), et Saint-Gall (2001).

Armoiries et devises « Parti de gueules et d’argent au croissant de l’un en l’autre » (Armoiries de Claus von Diesbach jusqu’en 1434) « De sable à la bande vivrée d’or accostée de deux lions du même lampassés de gueules) » (Armoiries concédées par l’empereur Sigismond en 1434 à Claus von Dießbach, de Berne. Ces armoiries sont également devenues celles de la commune d’Oberdiessbach) « Écartelé : aux 1 et 4, parti de gueules et d’argent au croissant de l'un en l'autre ; aux 2 et 3, de sable à la bande vivrée d'or accostée de deux lions du même, lampassés de gueules, et posés dans le sens de la bande » (Augmentation d'armoiries concédée par l’empereur Charles VI à Vienne le ) « D’azur à la bande vivrée d’or accostée de deux lions du même, lampassés de gueules et posés dans le sens de la bande » (Dès 1630, pour la branche Diesbach de Mézières, de Wünnewyl)

Devise : « Fidelitate et Honore » / « Honneur et Fidélité » (devise du régiment de Diesbach. au service de France, le d'infanterie de ligne, devenue la devise de la Légion étrangère ; également reprise dans la devise du d'infanterie de marine)

Noblesse et titres Diplôme de noblesse (avec concession de nouvelles armes) donné par l’empereur Sigismond, le , à Claus von Diesbach, de Berne Chevalier : adoubement en 1477 par Alphonse Roi de Naples, et en 1496 par l’empereur Maximilien Baron de Grandcour, baron de Prangins : Il s’agissait de titres réels attachés aux seigneuries de Prangins et Grandcour en Suisse. Ces titres et seigneuries passèrent par mariage à d’autres familles Vicomte de Beaulieu, vicomte d’Ervillers : Titres des seigneuries vicomtières de Beaulieu (à Noyelles-lès-Vermelles) et Ervillers pour la branche de Belleroche Attestation de Noble Extraction : Certificat de la République de Fribourg délivré à Jean-Frideric et François-Philippe de Diesbach-Steinbrugg de Heitenried, le Comte du Saint-Empire avec prédicat de « Haut et Bien né » : Diplôme donné à Vienne le , par l’empereur Charles VI, pour les deux frères Diesbach-Steinbrugg ; titre éteint en 1820 Prince de Sainte-Agathe : Diplôme de l’empereur Charles VI à Laxenburg le , pour Frideric de Diesbach-Steinbrugg, baron de Diesbach, comte du Saint-Empire. Ce titre reçut l’approbation du Souverain Conseil des Espagnes et fut accompagné de l’érection de Sainte-Agathe en principauté. Titre confirmé les et par Charles VI qui autorisa Frideric à régler lui-même de son vivant la transmission de son titre aux parents de son choix. Les patentes furent vidimées par l’avoyer de Fribourg et le Conseil Souverain de Fribourg le . Frideric régla la succession de son titre par testament du et par codicille du . Il transmet son titre par primogéniture masculine légitime aux Diesbach Torny, puis s’ils s’éteignent aux Diesbach Belleroche, puis s’ils s’éteignent aux Diesbach Rueyres. Hyacinthe de Diesbach Rueyres est entièrement exclu mais pas ses enfants mâles. En cas d’extinction de la famille Diesbach, le dernier mâle pourra disposer du titre en faveur d’une des « filles Diesbach de Fribourg » qui le transmettra à son mari et ses enfants à condition qu’ils portent le nom et les armes des Diesbach. Sont exclus les prêtres ou moines et tous ceux qui auront fait des vœux qui les empêchent de se marier Incorporation à la Noblesse de Messine en 1725 pour Frideric, de Diesbach Comte du Saint-Empire avec prédicat de « Haut et Bien né » : Diplôme de l’empereur Joseph II, à Vienne le , pour la branche de Torny. En 1766, le Conseil de Fribourg autorisa Jean Joseph Georges de Diesbach Torny à prendre le titre de comte dans tous les actes publics et privés « Honneurs de la Cour » pour la comtesse de Diesbach Torny née d’Affry en 1773 et pour Romain de Diesbach Belleroche le Baron de Diesbach Belleroche de La Cour : Titre de courtoisie pour Nicolas de Diesbach Belleroche de La Cour, puis titre de courtoisie pour son fils Romain lors des « Honneurs de la Cour » en France le et lors de l’assemblée de la Noblesse de Fribourg, le Comte de Diesbach Belleroche : Titre français de courtoisie, notamment avec inscription aux « États Militaires » au , pour Romain () et Ladislas de Diesbach Belleroche. Reconnaissance de ce titre à Fribourg pour Ladislas, de Diesbach lors de l’assemblée de la noblesse de Fribourg le Admission de la branche de Belleroche aux États d’Artois avec Ladislas de Diesbach Belleroche en 1788. Membre de la « Deutschen Adelsgenossenschaft und des Vereins Nobilitas » pour la branche bernoise von Diesbach von Liebegg, au Admission à la Noblesse Belge : pour le rameau de Roch de Diesbach Belleroche, le

La branche française a été admise au sein de l'Association d'entraide de la noblesse française en 1951.

Avoyers Les Diesbach ont fourni de nombreux hommes politiques, notamment plusieurs avoyers du canton de Berne et du canton de Fribourg comme :

Nicolas de Diesbach (1431-1475), avoyer de Berne ; Wilhelm von Diesbach (1442-1517), avoyer de Berne ; Nicolas de Diesbach Torny (1559-1630), bailli de Romont (1584-1589), bourgmestre de Fribourg (1591), lieutenant d'avoyer (1609-1614), et avoyer de Fribourg (1614-1630) (consulté le 5 mai 2013) ; François Augustin de Diesbach Torny, de Fribourg, (1656-1707), seigneur de Torny-le-Grand et Rohr, membre des Deux-Cents, délégué en Valais par les VII cantons catholiques lors de troubles religieux (1683), major général (1684), directeur général du sel du canton de Fribourg (1684), des Soixante (1689), du Conseil d'État (1691), bourgmestre (1694), Stadtmajor du Conseil de guerre (1695), intendant de l'arsenal (1696), général d'artillerie du Corps helvétique (1696), avoyer (1698, 1700, 1702, 1704 & 1706), et plusieurs fois envoyé vers l'ambassadeur de France et délégué à la Diète (consulté le 5 mai 2013) ; Jean Joseph Georges, et de Diesbach Torny, de Fribourg, Courgevaux et Guin, (1772-1838), entré au régiment de Diesbach ( d'infanterie) au service de France (1786), cadet dans sa compagnie colonelle (1787), sous-lieutenant de la compagnie Perret dudit régiment (1788), sous-lieutenant de la compagnie de Grenadiers de Sergeant dudit régiment (1791), licencié à Lille (1792), membre du Grand Conseil de Fribourg (06.1797 & 1807), suppléant au Tribunal d’Appel (1809), du Petit Conseil (1813), conseiller de légation (1813), chargé du Département de l'intérieur, et avoyer (1813, 1828 & 1838) (consulté le 5 mai 2013).

Religieux

Nombre d'entre eux furent au service de l'église avec deux moines, neuf prêtres dont un évêque auxiliaire, seize religieuses et trois ministres protestants, parmi lesquels :

Niklaus von Diesbach, de Berne (1478-1550), docteur en droit canonique, prévôt de Soleure (1500), prieur de Vaucluse (Doubs) (1502), protonotaire apostolique et camérier secret du pape (1503), possesseur des cures d’Aigle, Gruyères, Bex et Utzenstorf (1505), prieur de Miserez (1507), prieur de St-Jean de Grandson (1506-1550), évêque coadjuteur de Bâle (1519), chanoine doyen du chapitre de Bâle (1519), évêque auxiliaire de Bâle (1519) et chanoine de Neuchâtel (1526) (consulté le 5 mai 2013 ; Gabriel von Diesbach, de Berne (1530), prieur de Vaucluse (1550-1584) et chevalier de St-Georges en Franche-Comté (1569) ; Maurice de Diesbach (-1595), chanoine, official de Besançon, prieur de Vaucluse (1584-1595) ; Charles de Diesbach Grandcour, de Fribourg, (1609-1676), jésuite (1628), se distingua par son dévouement à soigner les pestiférés. Il étudia à Ingolstadt de 1630 à 1638 ; Thierry (Tietrich, Théodore) de Diesbach Grandcour, de Fribourg (1611-1675), (frère de Charles ci-dessus), entré au noviciat des Jésuites de Landsberg (1627), se distingua par son dévouement à soigner les pestiférés. Il étudia à Ingolstadt de 1630 à 1638 puis devint confesseur de l'électeur de Bavière ; François Augustin de Diesbach Torny, de Fribourg, (1687), entré au noviciat des jésuites à Lantsberg (1702), professeur de philosophie à Fribourg-en-Brisgau, puis de morale et de philosophie à Porrentruy, puis de théologie scholastique à Dillingen, et enfin préfet des études à Fribourg-en-Brisgau ;