vignette|Johannes Brahms Les Seize Variations sur un thème de Robert Schumann, est un thème et variations pour piano du compositeur allemand Johannes Brahms, écrites en 1854.

Contexte et création Johannes Brahms compose ses Variations lors de l'été 1854. Elle paraissent en novembre de la même année chez Breitkopf & Härtel, conjointement avec les Variations sur un thème de Robert Schumann, , de Clara Schumann.

Structure L'œuvre comprend un thème et seize variations :

Thema – Ziemlich langsam Variation 1 Variation 2 – Poco più moto Variation 3 – Tempo di tema Variation 4 – Poco più moto Variation 5 – Allegro capriccioso Variation 6 –Allegro Variation 7 – Andante Variation 8 – Andante (non troppo lento) Variation 9 – Schnell Variation 10 – Poco Adagio Variation 11 - Un poco più animato Variation 12 – Allegretto, poco scherzando Variation 13 – Non troppo Presto Variation 14 – Andante Variation 15 – Poco Adagio Variation 16

Analyse

Thème Le thème choisi est celui de l'Albumblatt extrait des .

Variation 1 Le thème se retrouve à la basse, entremêlé d'accords traduisant la mélancolie de la pièce.

Variation 2 – Poco più moto Le compositeur ne retiens que la basse du thème et laisse de côté la mélodie, le tout dans une métrique à .

Variation 3 – Tempo di tema La variation reprend le original tandis que le thème est donné à la main gauche, la main droite faisant des sixtes en triolets. La variation, déjà modulante, est d'un climat douloureux.

Variation 4 – Poco più moto Le musicologue Jean-Alexandre Ménétrier la décrit comme la première variation . Elle se fait sur des groupes de doubles croches alternés par les deux mains, paraphrasant le thème.

Variation 5 – Allegro capriccioso Cette variation est la première variation , reprenant les accords alternés et rapides des Variations sérieuses de Felix Mendelssohn.

Variation 6 – Allegro C'est une variation très modulante, dans une métrique à présentant des triolets de doubles croches dont émerge le mince souvenir du thème.

Variation 7 – Andante Seconde variation , le chromatisme descendant apporte un climat fortement déprimé.

Variation 8 – Andante (non troppo lento) Cette variation, tout aussi mélancolique que la précédente, est dans l'esprit d'une romance sans paroles. La basse procède d'un canon à l'octave, dans des trémolos de caractère très orchestral.

Variation 9 – Schnell C'est à nouveau une variation , mêlant le thème à une paraphrase de l'Albumblatt des Bunte Blätter, .

Variation 10 –Poco Adagio Cette variation, en ré majeur, montre le talent contrapuntique du compositeur. Le thème, donné au soprano, est accompagné par son propre renversement à la main gauche, tandis que des doubles croches dans les parties intermédiaires donnent en diminution le thème principal. On trouve, au ténor et dans les dernières mesures, le thème de Clara Schumann.

Variation 11 – Un poco più animato Nouvelle variation , composée, avec la dixième pour la fête de Clara Schumann le . Sur le manuscrit est écrit la phrase . Le thème se retrouve morcelé en doubles croches qui se développe sur une basse immuable.

Variation 12 – Allegretto, poco scherzando Cette nouvelle variation est un scherzo spirituel en doubles croches détachées, dont chaque phrase se termine sur un crescendo en syncope.

Variation 13 – Non troppo Presto Schumann voyait dans cette variation de . Dans un mouvement perpétuel de doubles croches, cette variation est une étude pour les tierces et les sixtes à la main droite.

Variation 14 – Andante Dernière variation , sur des arpèges en doubles croches piquées dans une métrique à . Dans cette variation, on retrouve un canon à la seconde.

Variation 15 – Poco Adagio Cette avant-dernière variation s'enchaîne avec la suivante, et le compositeur joue sur l'enharmonie des tonalités de sol bémol majeur et fa dièse majeur. Cette variation apporte une note d'espoir sous forme d'un canon à la sixte entre le chant et la basse, dans un flot d'arpèges aux appoggiatures très schumaniennes.

Variation 16 La dernière variation, en fa dièse majeur mais très obscurci ne contient que des parties éparses du thème. La basse évoque un glas funèbre. Elle évoque inévitablement le destin funeste de Robert Schumann qui a envoyé à Johannes Brahms une lettre le , mais qui en avait écrit une autre, plus impulsive qu'il n'a pas envoyé où il écrit qu'il trouvait cette variation .

Références

Bibliographie

Liens externes

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