Isabelle Halgan, également connue sous son pseudonyme de Claudie, née le à Paris et morte le dans sa ville natale, est une artiste peintre française.
Biographie
Née le au de la place de la Madeleine, dans l'ancien 1 arrondissement de Paris, Marie Isabelle Halgan est la fille de Cyprien Constant Halgan, maître des requêtes au Conseil d'État, et de Christine Charlotte Séraphine Halgan, née Rousselle. Son grand-père paternel est l'amiral Halgan, pair de France, et son aïeul maternel est l'historien Hippolyte Joseph Rousselle, vice-recteur de l'académie de Paris. Elle est donc la cousine des hommes politiques Stéphane et Emmanuel Halgan.
Élève de Charles Chaplin mais également influencée par l'art de HennerÉmile Hérissay, Exposition des beaux-arts d’Évreux (1880) : compte rendu présenté à la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure le 21 novembre 1880, Évreux, 1881, -83 (consultable en ligne sur Gallica).Le Journal des étrangers (Pau), 3 février 1887, ., Isabelle Halgan utilisait le pseudonyme « Claudie » pour signer ses tableaux, qu'elle a présentés à de nombreuses expositions et notamment au Salon de Paris entre 1878 et 1905. D'après les livrets du Salon de 1891 et 1892, Claudie aurait eu pour maître non seulement Chaplin mais aussi François Flameng.
Dans son compte-rendu élogieux des deux envois de Claudie au Salon de 1881, le critique d'art Théodore Véron écrit que « Mlle Claudie est un peintre d'histoire de grand avenir »Théodore Véron, Dictionnaire Véron (7 annuaire) suivi du Salon de 1881, Paris et Poitiers, 1881, -132 (consultable en ligne sur Gallica)..
La première de ses œuvres exposées au Salon étant le portrait d'Edmée de Mauprat (1837), roman de George Sand, il est possible que le pseudonyme choisi par Isabelle Halgan fasse référence à une autre œuvre de la dame de Nohant, Claudie (1851). Malgré ce pseudonyme, l'identité de « Claudie » n'est pas restée longtemps un mystère, car son patronyme est accolé à son pseudonyme dans le catalogue de la exposition de la Société des amis des arts de Pau en 1886Le Mémorial des Pyrénées, 14 mars 1886, .Journal des artistes, 2 mai 1886, .. Dès 1880, Émile Hérissay indiquait, dans son compte-rendu de l'exposition des beaux-arts d’Évreux devant les autres membres de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure, que « Mlle Claudie est la belle-sœur d'un aimable fonctionnaire que tous vous avez connu pendant le trop court séjour qu'il fit à Évreux ». En effet, Isabelle Halgan avait pour beau-frère le haut fonctionnaire Gabriel Ouvré de Saint-Quentin, qui fut secrétaire général du département de l'Eure de 1874 à 1877.
En 1905, l'une de ses toiles, Flore (1903)L'ouvrage de Sparrow () présente ce tableau sur la même page qu'un portrait de femme par Hélène Le Roy d'Étiolles en indiquant les dates de 1903 et 1904. Placé en seconde position, le Flora de Claudie pourrait néanmoins dater de 1903 s'il s'agit bien du tableau exposé au Salon de cette dernière année sous le titre Flore ()., a été reproduite dans l'ouvrage Women Painters of the World. Curieusement, on y trouve encore la signature « Claudie » alors que le même tableau, exposé la même année au salon de la Société artistique des amateurs et reproduit dans le Figaro-Modes du , porte la signature « Isabelle Halgan »Le Figaro-Modes, 15 mars 1905, (consultable en ligne sur Gallica).. Il est possible que Claudie ait décidé de signer ses toiles de son patronyme à partir de 1905, année au cours de laquelle elle perdit sa mère.
Isabelle Halgan était l'amie intime de Meg de Saint-Marceaux, qui l'a mentionnée sur de nombreuses pages de son journalSaint-Marceaux, .. En , le fils de Meg, Jacques Baugnies, peignit un portrait de Mlle HalganSaint-Marceaux, .. En , les deux amies voyagèrent à Rome, où elles furent reçues par le pape Pie X aux côtés de la famille de Jules de Guerne (mari d'une nièce d'Isabelle Halgan)Saint-Marceaux, ..
Morte le à son domicile du de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, Isabelle Halgan fut inhumée le au cimetière de Montmartre ( division) après une cérémonie religieuse célébrée en l'église Saint-Philippe-du-RouleJournal des débats, 18 octobre 1920, ..
Œuvres documentées Œuvres exposées au Salon
Autres 1879 : Étude (tableau du Salon de 1879 ?), présenté à l'exposition de la Société des amis des arts de Saint-Quentin et de l'AisneLe Glaneur de Saint-Quentin et du département de l'Aisne, 23 octobre 1879, . 1880 : La Magdeleine, présenté et récompensé à l'exposition des beaux-arts d’Évreux () 1883 : Hérodiade (tableau du Salon de 1881 ?), exposé à NiceLe Panthéon de l'industrie, 11 février 1883, . 1886 : Jeune fille lisant, exposé au salon de la Société des amis des arts de Pau () 1886 : Tête de Japonaise, exposé au salon de la Société des amis des arts de Pau () 1887 : Tête d'enfant, exposé au salon de la Société des amis des arts de Pau () 1901 : Jeune femme endormie, exposé à la Grande exposition d'art de Berlin ()Grosse Berliner Kunstausstellung, Katalog, Berlin, 1901, et 35., passé en vente quelques mois plus tôt dans la même villeRudolph Lepke's Kunst-Auctions-Haus, Katalog einer Sammlung von sehr werthvollen Ölgemälden, Aquarellen und Zeichnungen, Berlin, 1900, -32. 1905 : Flore (tableau du Salon de 1903 ?) ou Femme en rose, exposé au salon de la Société artistique des amateurs 1914 : Jeune fille, exposé au salon de la Société artistique des amateursLe Gaulois, 8 mars 1914, .
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Jean Alesson (), Les Femmes artistes au Salon de 1878 et à l'Exposition universelle, Paris, 1878, (consultable en ligne sur Gallica). Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'école française (supplément), 1886, (consultable en ligne sur Gallica). Bénézit : édition de 1911, t. I, (consultable en ligne sur Gallica) ; édition de 1924, t. I, (consultable en ligne sur Internet Archive) ; édition de 1939, t. I, (consultable en ligne sur Gallica) ; édition de 1999, t. III, (consultable en ligne sur Internet Archive). Marguerite de Saint-Marceaux, Journal (1894-1927) édité sous la direction de Myriam Chimènes, Paris, 2007, , 186, 197, 206-207, 225, 318, 332, 386, 408-409, 472, 492-493, 525, 559, 561, 603, 609, 615, 650, 658, 667, 722, 755, 778, 792, 801, 842, 886, 1323 et 1354. , Women Painters of the World, Londres, 1905, (consultable en ligne sur Internet Archive).
Liens externes
Janetta, photogravure d'après Bohémienne (Salon de 1879) par Boussod, Valadon & , 1885, dépôt légal en (aperçu consultable en ligne sur le site du Musée Goupil).
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