Notre-Dame-des-Châteaux, ou Notre-Dame de Beaufort., est un sanctuaire situé sur les vestiges du principal château de Beaufort sur le plateau des Vanches, dans la commune française de Beaufort en Savoie.

Ce sanctuaire fondé à la suite des incursions sarrasines de 942 par Bernard de Beaufort permit un développement d'une période religieuse du site avec la venue des dominicains d'Annecy de 1536 à 1793 ainsi que l'essor du premier alumnat assomptionniste de 1871 à 1903. Actuellement, le rachat par l'association des Amis de Notre-Dame des châteaux en 1937, adapte le lieu comme maison d'accueilAbbé Hudry, Notre Dame des Chateaux, Edouard Aimoz, 18 p...

Localisation

Origine et chapelle

L'origine du château de Beaufort est fort ancienne, de même que la famille de Beaufort. En ces lieux, il y aurait eu à l'époque gallo-romaine une villa, « Villa Lucia », du nom de son propriétaire Lucius, qui donna son nom à la vallée du Doron. La vallée porta longtemps le nom de « vallée de Luce »..

Le premier représentant connu de cette famille est attesté, vers 923, avec Bernard de Beaufort.. Il aurait chassé les Sarrasins de la vallée, vers 942, notamment au soutien de la Vierge. Un de ses descendants dresse, au sommet de la colline, une enceinte de bois et de pierre avec une tour carrée, qui donnera place à des remparts flanqués de sept tours.

Une chapelle aurait été érigée par Bernard de Beaufort à la suite d'un vœu face aux Sarrasins, au nord-est du château, sur un plateau inférieur. Elle renfermait une vieille statue en bois de la Vierge et fut un lieu de pèlerinage pour les habitants de la vallée. Elle est dédiée à Notre-Dame du Puy car le sanctuaire du Puy-en-Velay avait un grande renommée au Moyen Âge. Le premier document historique attestant un legs en faveur de Notre-Dame du Puy est le testament de Florimonde de Beaufort aux environs de 1361. La statue ancienne et précieuse est conservée dans le trésor du doyenné, une autre statue en bois de plus grande taille est vénérée dans la chapelle..

Légende Une historiographie circule dans la région du Beaufortin pour rendre compte de la longévité de ce château et surtout de la présence d'une chapelle dédiée à Notre-Dame.

Historique Période seigneuriale (1246-1536) voir Chateau de Beaufort

Période dominicaine (1536-1793) Le château à cette époque n'appartenait plus aux seigneurs du lieu car il avait été donné en 1536.., par le duc Jacques de Savoie-Nemours, à des religieuses dominicaines, chassé de Genève par la Réforme. Elles y restèrent deux ans, desservant la chapelle du château sous le vocable de Notre-Dame du Puy, aujourd'hui Notre-Dame des Châteaux. vignette|Notre-Dame des Chateaux Chapelle et tour gauche|vignette|Notre-Dame des Châteaux La vierge Les religieuses furent remplacées par les dominicains d'Annecy qui l'achetèrent, en 1580, au duc Jacques de Savoie-Nemours, en échange d'un bien situé à Annecy. Ces derniers restèrent à Beaufort plus de deux siècles et déployèrent les pèlerinages paroissiaux et individuels. Le nom « Notre-Dame des Châteaux » rayonne à partir de cette période de plus en plus dans la vallée. Ils érigèrent une nouvelle chapelle accolée entre la tour carrée et la tour ronde à l'est et y transférèrent la vénérable statue. À partir de la route d'Hauteluce, ils bâtirent quinze oratoire en l'honneur des mystères du Rosaire. Ils furent bénis en 1773 par l'archevêque de Tarentaise.

À la Révolution, après avoir subi de graves dégâts, le château déclaré bien national en 1793 est vendu, à une riche famille de fermier du pays.

En 1815, Claude Bal, ancien bénédictin de Bellevaux dans les Bauges, rachète le biens pour lui redonner sa destination religieuse, mais doit le vendre à un prix fictif de 2000 frs à un notaire de Beaufort, Ambroise Blanc avec la promesse de réaliser son rêve.

Période missionnaire et premier alumnat assomptionniste (1837-1903) Le château est acheté, en 1837 , par le révérend Antoine Martinet., originaire de Queige, professeur de théologie au Grand Séminaire de Moûtiers. En 1836, il fonde la Société des Missionnaires diocésains au Mont-Sainte-Anne à Villette en Tarentaise et avec l'accord de l'évêque de Moûtiers, envisage d'installer des missionnaires aux Châteaux. Mais en 1839 ce sera l’Ermitage Sainte Anne est racheté pour être aménagé en maison pour les missionnaires diocésainshttps://academiesavoie.org/images/inventaire_m_brocard/1171_Villette-d-Aime-1178_Aillon-le-Jeune.pdf.

Don Martinets, restaure la chapelle en 1845, il y restera 9-10 ans. En 1841, il s'y établit dans la. tour carrée et pendant dix ans, y vécut en solitaire et mena une vie studieuse. C'est là qu'il écrivit ses ouvrages de polémiste, rassemblés après sa mort en dix volumes. Il y reçu divers personnes illustre dont le polémiste Louis Veuillot, rédacteur du journal L'Univers. Sans avoir réussi à installer des missionnaires, l'abbé Martinet quitte le lieu vers 1851. Puis le château fut abandonné pendant 20 ans.

Vers Pâques de 1871, Charles Désaire, prêtre de la Tarentaise et professeur chez les assomptionnistes à Nîmes accompagné du père Emmanuel Bailly vont acquérir auprès de l'évêque Gros le site au profit de la Congrégation des Augustins de l'Assomption. Le , le père Emmanuel d'Alzon, supérieur général, achète les bâtiments pour et reçois ainsi le titre de "prince de Beaufort". C'est en ce lieu que sera fondé le premier petit séminaire de grammaire et d'humanité nommé pour la première fois alumnat ou encore Ecole Apostolique de N.-D. des Châteaux.. Il sera . Dit autrement, « à élever gratuitement les enfants désireux de se donner à Dieu, trop pauvres pour être reçus dans les séminaires diocésains. ». Le pape bénissait l'œuvre par rescrit du ..

Le projet pris forme grâce au père Pierre Descamps accompagné du frère Félix Ranc, formé à la providence de l'Orphelinat d'Arras par le père Jean-François Pautrat. Une anecdote fondatrice est relatée lors de la messe d'ouverture le 28 aout 1871, au cinq premiers élèves s'ajouta un petit pèlerin de passage. Ainsi ces six enfants prirent le surnom de cruches en échos au miracle de Cana avec les six jarres remplies de vin.

Le eut lieu la reprise des pèlerinages à Notre-Dame des Châteaux avec quatre mille pèlerins accompagnés de l'évêque Turinaz. Pour assurer les ressources sont fondées avec la bienveillance des papes tels que Pie IX, Léon XIII et Pie X.

Les supérieurs furent au nombre de sept, il s'agit de Pierre Descamps, Paul Bador, Paul-Fr. Doumet, Rémi Commun, Frédéric Reynaud, Théodore Defrance puis Eugène Monsterlet.

vignette|NOTRE-DAME DES CHATEAUX (SAVOIE) La nouvelle maison de Notre-Dame des Châteaux entre l’ancienne maison (à droite et le donjon gauche) ; en ayant la nouvelle route. (Dessiné par les RR. PP. Trappistes de Tamié.).

À la suite des lois anti-congrégations de 1901-1903, le tribunal d'Albertville en condamne les pères Sylvestre, Monsterlet, Gouelleux et Marchet pour appartenance à une communauté non autorisé, pour une vie en commun et pour avoir enseigné sans autorisation. La condamnation définitive est prononcée par la Cour d'appel de Grenoble le .... Après la dernière messe à la chapelle le dimanche , religieux et élèves quittent le Château. Pendant 32 années, plus de 600 enfants sont passés par cet alumnat parmi lesquels environ 250 devinrent prêtres dont le supérieur général Gervais Quenard.

Guerre et restauration (1903 - de nos jours) Le château est vendu à M. Boch en 1912 pour . En 1917, s'ouvre un alumnat héritier des trois châteaux à Saint-Sigismond.

En , la demande des Assomptionnistes pour récupérer leurs biens après la dissolution de leur congrégation a été rejetée par la cour de cassation, car ils avaient dépassé le délai légal de six mois pour faire leur réclamation..

Racheté en 1937 par une association des Amis de N. D. des Châteaux, il sert alors de maison de repos pour les Pères et de centre de vacances..

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie . .

Articles connexes Liste des chapelles de la Savoie

Liens externes .

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