L'attaque du convoi de Joseph Beti Assomo survient le , lorsque le convoi du ministre camerounais de la Défense Joseph Beti Assomo est ciblé par des tirs à Kumba, dans la région du Sud-Ouest du Cameroun. L'attaque s'inscrit dans le contexte de la crise anglophone.

Contexte L'embuscade s'est produite au cœur d'une campagne armée visant à obtenir l'indépendance des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Des années de ressentiment à l'égard d'une discrimination perçue par la majorité francophone alimentent les demandes de retour au fédéralisme en 2016.

Alors que la situation se polarise, le , des militants anglophones font une déclaration symbolique d'indépendance. Une répression gouvernementale s'est ensuivie, plongeant les deux régions dans des actes de violence et de représailles quasi quotidiens qui ont fait des dizaines de victimes et contraint des dizaines de milliers de personnes à quitter leur foyer. Selon un rapport du gouvernement publié en , les séparatistes anglophones ont tué et sept policiers depuis fin 2017, tandis que plus de sont morts .

Le bilan s'est fortement alourdi depuis. Rien que début , au moins trois policiers, dont un commissaire, sont tués, et des combats éclatent pendant plusieurs heures à Buéa. Les Nations unies indiquent que ont été déplacées à l'intérieur du pays et que ont cherché refuge au Nigeria voisin.

Prélude Les séparatistes armés utilisent les réseaux sociaux pour mettre en garde le ministre de la Défense contre toute visite dans les régions anglophones.

Déroulement

Selon un journaliste sur place Selon le journaliste Grégoire Djarmaila, du quotidien d'État Cameroon Tribune, qui est blessé lors de l'attaque, le ministre de la Défense Joseph Beti Assomo se rend à une position militaire située à sept kilomètres de Kumba. Il ajoute que le convoi était composé d'une trentaine de véhicules, dont un véhicule blindé transportant le ministre et six généraux. Il se heurte à un barrage routier à mi-chemin, , raconte le journaliste. L'escorte militaire riposte, ce qui permet au convoi d'atteindre le poste militaire. . Le journaliste déclare que plutôt que des armes militaires, ajoutant qu'il avait vécu .

Selon l'armée camerounaise Selon le porte-parole de l'armée camerounaise, le colonel Didier Badjeck, plus de ont érigé plusieurs barrages routiers sur la route reliant la ville de Kumba et celle de Mbonge afin d'arrêter le ministre de la Défense, qui conduisait une délégation militaire de haut niveau déployée par le président Paul Biya. Le porte-parole explique qu'au moment où ils enlevaient les barrages routiers, des séparatistes armés qui se cachaient dans les buissons voisins ont commencé à tirer et les militaires ont riposté, tuant au moins . Il précise que les assaillants, lourdement armés d'armes de guerre, de fusils de fabrication locale, de machettes et de flèches empoisonnées, ont commencé à tirer sans relâche en direction du convoi militaire et de la voiture du ministre pendant une trentaine de minutes. Les militaires ont riposté et des centaines d'assaillants se sont enfuis dans les buissons où ils sont pourchassés par l'armée.

Bilan Quatre soldats et un journaliste sont blessés et six à dix assaillants sont tués lors de la riposte de l'armée.

Notes et références

Catégorie:2018 au Cameroun Catégorie:Juillet 2018 Catégorie:Crise anglophone au Cameroun Catégorie:Ambazonie Catégorie:Terrorisme en 2018