Aimer perdre est une comédie franco-belge réalisée par Lenny et Harpo Guit et sortie en 2025. Deuxième long métrage des réalisateurs après Fils de plouc, le film suit Armande Pigeon, une jeune femme précaire , errant dans les rues de Bruxelles à la recherche d’argent, d’amour et d’occasions de défier le hasard.

Synopsis Armande Pigeon (Maria Cavalier-Bazan), 26 ans, vit à Bruxelles sans emploi ni situation stable. Elle loue pour un coin de salon chez Delphine (Catherine Ringer), une logeuse excédée par ses dettes, qui menace de l’expulser. Vagabonde fantasque et débrouillarde, Armande traverse les rues de la capitale belge, à la recherche de l’amour et de quelques euros.

Elle tente de survivre : elle glane les restes au marché, squatte les bains chez des amies, emprunte sans rendre, ment, drague, manipule, multiplie les rencontres absurdes, comme celle avec Lazare (Melvil Poupaud), un joueur compulsif ou Ronnie (Axel Perin) un pilote de compétition d’aéromodélisme.

Son chemin en quête de sens, d’amour et de stabilité reste flou : perdre est son moteur, et l’amour, un mirage. Armande aime perdre, jusqu’à en faire une manière d’être.

Fiche technique Titre original et francophone : Aimer perdre Réalisation, scénario : Lenny et Harpo Guit Directeur de la photo : Kinan Massarani Monteur : Yankele Tarraschuk Ingénieure du son : Armance Durix Costumes : Justine Struye Production : Alice Leclercq Sociétés de production : Roue Libre Production et Fair Play Productions Sociétés de distribution : UFO Distribution (France), Galeries Distribution (Belgique) Pays de production : Format : couleur Genre : comédie Durée : 86 minutes Dates de sortie :

Distribution Maria Cavalier-Bazan : Armande Pigeon Catherine Ringer : Delphine Axel Perin : Ronnie Michael Zindel : Schlock Maxi Delmelle : Giorgio Melvil Poupaud : Lazare Manuela Gourary : Manou Accueil Accueil critique

L’accueil critique est largement positif : le site Allociné recense une moyenne des critiques de presse de 3,4⁄5.

Dans Le Monde, Boris Bastide voit dans Aimer perdre une comédie capable de faire rire sans céder au misérabilisme ni aux clichés sur la jeunesse contemporaine. Il insiste sur la capacité des frères Guit à transformer la « lose » en moteur burlesque. Le quotidien souligne également la modernité du portrait d’Armande, héroïne des temps précaires. Pour Les Inrockuptibles, les frères Guit s’imposent comme les figures d’une comédie néopunk rare dans le paysage francophone. Le magazine met en avant un univers « horrible et merveilleux », oscillant entre réalisme crasse et fantaisie carnavalesque, et rapproche leur cinéma des premiers films des frères Safdie. L’Obs évoque de son côté un style « affreux, sale et méchant », assumant un goût du mauvais goût et un burlesque anarchique. Nicolas Schaller décrit un cinéma d’« esthètes du crade », qui repousse les bornes de la bienséance tout en trouvant un véritable rythme comique. S’il reconnaît que le film peut diviser, il souligne son jusqu’au-boutisme et son identité forte. Dans les Cahiers du cinéma, la critique met l’accent sur la dimension politique de la galère érigée en système burlesque, où la précarité devient à la fois motif comique et révélateur d’un regard social ambivalent.

Box-office En france, le film a enregistré 12 290 entrées au box-office. Distinctions Récompenses Vevey International Funny Film Festival 2024 : Prix du jury des jeunes. Milano Film Festival 2025 : Miglior Lungometraggio Prix du Syndicat français de la critique de cinéma et des films de télévision 2025 : Film singulier francophone Palmarès Européen de la Bande Originale 2026 : Meilleure musique originale dans la catégorie Découverte pour Simon Hanes.

Sélections FIFIB - Festival international du film indépendant de Bordeaux 2024 BAFICI - Festival international du cinéma indépendant de Buenos Aires 2025

Notes et références

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