vignette|upright=1.25|La reine de Saba, Vénus, Jeanne d'Arc, Eva Perón, Marie Curie, Indira Gandhi, Vénus de Willendorf, Wangari Muta Maathai, Mère Teresa, Grace Hopper, Mamechiho, une geisha, paysanne tibétaine, Marilyn Monroe, Oprah Winfrey, Aung San Suu Kyi, Joséphine Baker, Isis, Laverne Cox, Élisabeth , une mère quechua.

Une femme est un être humain de sexe ou de genre féminin. Avant l'âge adulte, au stade infantile, on parle de fille. Il arrive cependant que le mot s'utilise indépendamment de l’âge.

Son sexe est généralement déterminé génétiquement par une paire de chromosomes sexuels composée de deux chromosomes X. L'embryon est cependant physiologiquement indifférencié jusqu'à la septième semaine de grossesse. À partir de la huitième semaine, commence la différenciation des gonades et des organes génitaux internes puis des organes externes au cours du troisième mois de vie fœtale. La maturité sexuelle féminine (capacité à se reproduire) est bornée par les étapes de la ménarche et de la ménopause. La période de gestation, d'une durée de neuf mois environ, est appelée « grossesse ».

Anatomiquement, la taille et la masse musculaire des femmes sont en moyenne inférieures à celles des hommes, et leur voix plus aigüe ; mais la différence anatomique principale concerne le bassin, plus large en moyenne, probablement du fait d'une histoire évolutive facilitant l'accouchement. Avec la puberté, le dimorphisme sexuel matérialisé par les caractères sexuels secondaires (notamment les seins) s'accentue.

L'espérance de vie des femmes est plus élevée que celle des hommes, mais leur espérance de vie en bonne santé est similaire.

La place des femmes dans la société, tant en public qu'en privé, a beaucoup évolué au cours de l'histoire et en fonction des civilisations. La plupart des mythes et religions voient dans la femme la compagne de l'homme, destinée à lui donner des enfants. Les rôles de la vierge, symboliquement associée à la pureté, et de la mère, associée au caractère protecteur et nourricier, y sont vus très positivement. Le rôle de la séductrice, incarnation de la tentation, est en revanche lié à des représentations culturelles plus ambivalentes voire négatives.

Les différences comportementales entre hommes et femmes relèvent de la féminité et de la masculinité et sont l'objet d'études sociales. La réalité, l'ampleur, et le caractère inné ou acquis de nombreuses différences sont sujets à de nombreux débats.

Terminologie

Une femme est l'être qui, dans l'espèce humaine, appartient au sexe féminin (Consulté le ... — dans le langage courant, il est relatif à l'être concerné d'âge adulte, à la différence du terme fille. Le terme « femme » est également utilisé par certains sociologues et courants féministes pour désigner un individu de sexe masculin ou intersexe s'identifiant comme de genre fémininIl s'agit alors de femmes transgenres.Voir : .. Cette définition ne fait pas l'unanimité et est critiquée par de nombreuses féministes qui considèrent que

Le substantif féminin femme est issu du latin classique . dont l'étymologie a été discutée. Les grammairiens latins rapprochaient de (« cuisse ») ou de .).. Mais il s'agit d'une étymologie erronée. Les linguistes considèrent aujourd'hui que est un participe. présent passif.... Il a d'abord signifié « femelle » (enfanter ou allaiter) puis « femme, épouse » et a concurrencé (« femme ») et (« épouse »).

En français, femme est attesté dès la fin du ; d'après le Trésor de la langue française informatisé, sa première occurrence se trouve dans la Passion de Clermont.

Le terme fille désigne la femme à ses stades infantile et pubère.

Biologie La femme présente toutes les caractéristiques biologiques propres à son espèce – une bipédie, un pouce opposable –, tout en présentant des traits spécifiques, liés au dimorphisme sexuel, qui la distingue de l'homme. Cette distinction est déterminée par l'analyse des caractères sexuels, dont la variabilité est liée à la génétique et aux chromosomes humains. Aux caractères sexuels primaires concernant le système reproducteur, s'ajoute l'observation des caractères sexuels secondaires, physiques ou comportementaux, qui s'affirment à la puberté. La procréation humaine implique l'ensemble des organes sexuels primaires et se matérialise chez la femme par des étapes commençant à l'ovulation et se finissant avec le sevrage de son enfant.

Différenciation sexuelle

Dans l'espèce humaine, le sexe génétique des individus est déterminé par la de chromosomes ou chromosomes sexuels, dont les deux possibilités sont XX (féminin) et XY (masculin). Pour le sexe féminin, la paire de chromosomes sexuels XX est constituée à la fécondation par l'union d'un ovule maternel, qui est toujours porteur d'un , et d’un spermatozoïde paternel, qui est porteur ici d'un chromosome X également.

Jusqu'à la septième semaine de développement, l'embryon humain mâle ou femelle est morphologiquement indifférencié. À 4 semaines apparait la crête génitale, qui est une première ébauche de gonades (organes de reproduction) encore indifférenciées à ce stadeFrançoise Jauzein, Solange Magre, La différenciation sexuelle morphologique, Institut national de recherche pédagogique, 2001.. Entre 4 et 5 semaines les canaux de Wolff et à 6 semaines, les canaux de Müller se développent pour former deux types de canaux déférents dont chaque sexe, sous l'action de ses hormones caractéristiques, n'en développera qu'un type au détriment de l'autre : les canaux de Wolff pour les embryons masculins, les canaux de Müller pour les embryons fémininsAmélie Sabouret, Gilles Furelaud, Nabila Devos, La mise en place de l'appareil génital chez l'être humain, Planet-Vie, lundi 20 mai 2002.. Les crêtes mammaires se développent dans les deux sexes au cours de la semaine de la vie embryonnaire et portent 5 à 7 paires de bourgeons mammaires qui se résorbent à la , sauf la dans la région thoracique qui formera les mamelons dans les deux sexes.

Chez les embryons de sexe féminin, la transformation des gonades indifférenciées en ovaires a lieu entre 8 et 10 semaines de développement embryonnaire. C'est la différenciation ovarienne. Les follicules ne se formeront qu'après la naissance. Les ovaires produisent des œstrogènes. C'est cette hormone qui va maintenir les canaux de Müller, et les amener à se transformer peu à peu en oviductes. Les canaux de Wolff, eux, dégénèrent par l'absence de testostérone et la différenciation est favorisée par le gène DAX1, qui inhibe les caractères masculins. Les canaux de Müller se modifient pour former, dans leur partie supérieure, les trompes de Fallope, dans les segments moyens, deux cornes utérines qui se souderont en un utérus unique au de l'embryon. Dans le segment inférieur, les deux canaux fusionnent pour constituer le canal utéro-vaginal et le renflement postérieur, le tubercule de Müller, constitue le col de l'utérus alors que la cavité du vagin se forme. Chez le fœtus féminin, les orifices génital et urinaire sont distincts. Les organes génitaux externes féminins se forment au cours du de la vie fœtale.

À la naissance, la structure de la glande mammaire est inachevée et comporte une ramification de canaux galactophores primordiaux. L'arrêt du fonctionnement placentaire s'accompagne d'une suppression des œstrogènes maternels qui provoque de manière transitoire, dans les deux sexes, un état congestif des seins et une sécrétion lactéeComité éditorial pédagogique UVMaF, Anatomie de la glande mammaire, Université virtuelle de maïeutique francophone, 2011.. À ce stade, les glandes mammaires n'évoluent plus chez le garçon. Chez la fille, elles restent au repos jusqu’à la puberté, où leur évolution amène le développement des seins.

Caractères primaires

Organes génitaux internes L'appareil génital interne féminin se compose du clitoris (qui dispose de larges racines internes), du vagin, de l'utérus, des trompes utérines et des ovaires. Ses fonctions sont très différentes de celles de l'appareil génital masculin : il permet la migration des spermatozoïdes du fond du vagin jusqu’à la trompe utérine, puis la migration de l’embryon jusqu'à la cavité utérine et enfin l'implantation de l’embryon et son développement dans l’utérus jusqu'à l'accouchement. Toutefois, il existe des similitudes avec l'appareil masculin, notamment en ce qui concerne la production et le transport des gamètes depuis les gonades, la production des hormones sexuelles et le rôle dans l'excitation sexuelle et l'orgasme.

S’étendant de l’utérus à la vulve et situé entre la vessie et l’urètre en avant et le rectum en arrière, le vagin est un conduit musculo-membraneux mesurant environ huit centimètres. Il reçoit le pénis et l'éjaculat lors des rapports sexuels. Le vagin est très élastique et extensible, puisqu'il s'agrandit considérablement lors de l'accouchement. Sa sensibilité est sujette à une grande variabilité individuelle ; elle est plus importante dans sa partie inférieure et dépend des muscles du périnée.

L'utérus est l'organe de la nidation et du développement du fœtus. Il est composé de trois couches musculaires lisses et l'intérieur comprend l'endomètre, soumis aux variations menstruelles. L'utérus est en forme de cône, la pointe du bas formant le col de l'utérus et les extrémités latérales supérieures débouchant sur les trompes utérines ou trompes de Fallope. Le col de l'utérus secrète la glaire cervicale produite par les glandes du canal cervical en période pré-ovulatoire.

La taille de l'utérus varie entre l'enfance, la puberté, la grossesse — où il s'adapte à la taille du fœtus — et la ménopause.

Les deux trompes utérines conduisent l'ovule de l'ovaire jusqu'à l'utérus. C'est également dans cet organe que se produit la fécondation. Elles sont souvent représentées symétriques, en forme de cornes recourbées vers la partie inférieure du corps, bien que la dissymétrie soit fréquente. Les deux ovaires produisent les ovules et sécrètent une partie des hormones sexuelles.

Organes génitaux externes

Située entre les faces internes des cuisses, la vulve forme une fente qui s'étend du bas du ventre à en avant de l’anus. La vulve contient l'ensemble des organes génitaux externes de la femme. Elle est constituée du mont du pubis (mont de Vénus), des grandes et des petites lèvres enserrant l'entrée du vagin, de la partie externe du clitoris et du méat urinaire.

Les grandes lèvres forment les replis externes de la vulve. Leur face externe est recouverte de poils, tandis que la face interne est glabre, de couleur rosée et humide. Les petites lèvres, situées à l'intérieur des grandes, sont aussi glabres, rosées et humides : elles ont un aspect de muqueuse bien qu'il s'agisse de peau. À l'avant, les petites lèvres forment deux replis autour de la partie externe du gland du clitoris : le prépuce et le frein. Le vestibule, à l'intérieur des petites lèvres, se compose du méat urétral et des orifices du vagin avec l'hymen, des glandes de Bartholin et des glandes de Skene qui produisent les sécrétions vaginales.

La vulve est richement vascularisée, innervée et comporte un grand nombre de récepteurs sensoriels, la sensibilité étant la plus fine au niveau du clitoris. et des zones semi-érectiles sur les grandes lèvres.

Le clitoris est un organe de l'appareil génital féminin dont la partie visible se situe au sommet des petites lèvres ; il forme une proéminence d’environ 0,7 à de diamètre, et s’avère être la conjonction, en profondeur, de deux racines de dix centimètres qui entourent le vagin et l’urètre. Cet organe joue un rôle important dans l’excitation sexuelle et le comportement de reproduction, en particulier en favorisant le développement de la motivation sexuelle et de la jouissance.

Période de maturité sexuelle