, né le à Ichinomiya, dans la préfecture d'Aichi et mort le à Kyoto, est un économiste, juriste, professeur d'université et homme politique japonais, président de la faculté de Droit de l'université de Kyoto de 1917 à 1921, puis doyen de sa faculté d'économie jusqu' en 1937. Il est également président de l'université du Kansai de 1937 à 1944. En 1947, il est élu maire de Kyoto, devenant le premier maire de la ville élu par la population.

Il est reconnu comme un pionnier dans la promotion de la taxe sur la consommation au Japon..

Biographie Masao Kanbe naît le de la  année de l'ère Meiji (1877). à Ichinomiya, dans le de la préfecture d'Aichi. Il est le troisième fils du samouraï Kanbe Shushō (神戶 主正). Il complète ses études secondaires au Premier collège d'Aichi et au Premier Lycée, puis s'inscrit au département de sciences politiques de la faculté de Droit de l'université impériale de Tokyo, de laquelle il sort diplômé en 1900. Il complète par la suite des études postuniversitaires en économie à l'école supérieure de la même université. En 1902, il devient professeur adjoint à la faculté de droit de l'université impériale de Kyoto. En 1904, il est envoyé en Allemagne et au Royaume-Uni pour perfectionner ses études.

À son retour au pays, il est nommé professeur de la faculté de droit de l'université impériale de Kyoto en 1907. L'année suivante, à l'âge de , il obtient son doctorat en droit. Il mène par la suite des recherches en Europe et en Chine en tant que professeur entre 1910 et 1913, avant de retourner au pays en 1914. En 1917, Kanbe est promu président de la faculté de droit de son université. En 1919, il sépare la faculté d'Économie de la faculté de Droit et y devient professeur. Durant sa carrière d'économiste à l'université de Kyoto, Masao Kanbe a défendu de nombreuses politiques maintenant adoptées au Japon, tels l'autonomie locale pour les préfectures du Japon, à l'instar des États des États-Unis, le contrôle des jeux d'argents par le gouvernement, l'imposition d'une taxe sur la consommation, ainsi que la création de cimetières publics et la promotion de la crémation, les anciens étant souvent religieux et occupant un grand territoire, et la baisse du territoire disponible à la population étant devenue un enjeu important. Ses travaux de recherches sur l'économie japonaise sont en partie inspiré de théorie fiscale allemande, qu'il a étudié durant ses voyages à l'étranger. En 1921, il devient doyen de la faculté d'Économie. En 1928, il reçoit le prix impérial de l'Académie japonaise pour son ouvrage « Sozei Kenkyū » (租税研究). Kanbe devient membre de l' en 1931, puis prend sa retraite académique en 1937, devenant professeur émérite. La même année, il est nommé président de l'université du Kansai, prenant la place de . En 1944, il prend sa retraite du poste de président. Jusqu'en 1943, il est membre de l'.

En 1947, après la Seconde Guerre mondiale, les premières élections gouvernorales et municipales au suffrage universel au Japon ont lieu. Masao Kanbe se présente dans la course à la mairie de Kyoto. Candidat indépendant, mais soutenu par le Parti libéral, le Minshutō et le Parti de la coopération, Kanbe est élu face au candidat socialiste . Il prend fonction le . Durant son mandat de maire, il devient également le deuxième président de l'. Le , neuf membres de l'Académie des sciences du Japon, successeur de l'Académie impériale, dont Masao Kanbe, sont invités au palais impérial pour dîner avec l'empereur Shōwa. Il profite de l'occasion pour discuter de l'équité fiscale.. Le , il démissionne de son poste de maire. pour devenir président de la commission de recherche sur le gouvernement local. Il cite notamment comme raison pour sa démission son vieil âge et regrette le fait qu'il n'ait pu réaliser qu'« un dixième de ce qu'il avait envisagé ».

Kanbe passe les dernières années de sa vie comme écrivain et conseiller, à partir de 1956, pour l'université du Kansai. Il meurt le à l'âge de . Sa dépouille est inhumée au cimetière municipal non-religieux de , à Kyoto, qu'il avait fait construire alors qu'il était maire.

En 1910, Kanbe fonde sa propre famille et épouse Sumi (すみ), deuxième fille de , avec qui il a deux fils, Shōichi (正一), né en 1910, et Shōji (正二), né en 1913, et une fille, Hiro (ひろ), née en 1908. Shōji est finalement adopté par son grand-père Kawamura Hōshū.

Résultats électoraux

Publications . . . . . . . . . . . . . . . . .

Distinctions vignette|upright|100px|Avers de la Médaille commémorative de la Restauration de la capitale impériale. rang supérieur de la , avant 1928. Prix impérial de l'Académie japonaise en 1928, avec Sōichi Kakeya le . Personne de mérite culturel en 1953

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes Maire de Kyoto

Bibliographie .

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Liens externes

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