Eugène Berthoud, né le à Saint-Quentin et mort le à Paris , est un poète et feuilletoniste français.

Biographie Orphelin à l’âge de 6 ans, Berthoud a été emmené à Paris par une parente de son père qui l’a élevé comme son fils.. Bachelier ès lettres, à l’issue de brillantes études, il commence par travailler dans la banque. Son entrée dans le monde des lettres aurait été motivé par des circonstances inusuelles : très répandu dans le demi-monde parisien, Berthoud avait commencé par mener joyeuse vie. Un jour, sans le sou après avoir dilapidé les qu’il possédait, un de ses amis rencontré sur le boulevard lui a suggéré, comme moyen de gagner de l’argent, de raconter sa vie dans un roman mettant en scène le monde qu’il avait fréquenté, qu’il demanderait à Dumont, du Figaro, de publier dans son journal..

En réalité, la première publication de Berthoud est un recueil de quatre nouvellesEntre deux cigares. — Ah ! que l’amour est agréable ! — L’As de cœur. — Ce que c’est qu’un voleur. — Quand on est myope., intitulé Entre deux cigares, où son ami, le fils du baron de Reiffenberg, a inséré une seule nouvelle intitulée l’As de cœur, pour lui mettre, en quelque sorte, le pied à l’étrier. Édouard Thierry, dans le Moniteur universel, après avoir évoqué le talent de Reiffenberg et loué sa nouvelle, conclut sur de Berthoud. La critique de l’Appel, en revanche, fustige ouvertement la collaboration, et en dénonce à mi mot les motifs. Après avoir pris soin de distinguer , Eugène Muller invite ses lecteurs nouvelles de Berthoud, de l’ouvrage, qui sera saisi par le ministère public pour cause d’outrage à la magistrature..

Signalé comme , son œuvre suivante, Un baiser mortel, publié sous son seul nom, d’abord en feuilleton dans le Roman., reçoit un bien meilleur accueil. Olympe Audouard signale, dans le Papillon, un roman Ponson du Terrail distingue chez l’auteur et affirme qu’il La Lorgnette rapporte, le , qu’il est question d’un drame en cinq actes tiré du roman, pour l’Ambigu, en collaboration avec Amédée de Jallais, qui parait être resté sans suite..

Après ce succès plein de promesse, il publie Secret de femme, contes parisiens, , avant de s’arrêter un temps afin d’étudier à fond et sur le vif les mœurs parisiennes, dont il voulait être l’historiographe., avant de revenir avec un roman intitulé les Paresseux de Paris., signé du pseudonyme « Gontran Borys », qu’il devait réutiliser. Après sa parution en feuilleton, à partir du , dans le Figaro., ce roman, qui, selon Lorédan Larchey, , met en scène ceux qui veulent jouir aux dépens des autres : assassins, maitres-chanteurs, empoisonneuses, etc., dans des scènes de bouges et de salons. Selon Édouard Hubert, , sera publié en 2 volumes chez Édouard Dentu..

Les Paresseux de Paris, où un critique a discerné , ayant obtenu un très grand succès, son auteur parvient à gagner, grâce à sa plume, par an. Cet ouvrage sera même traduit en russe..

Vient ensuite Le Cousin du diable, roman de cape et d’épée., ouvrage traduit en grec., suivi du Beau Rolland, , qui a obtenu un véritable succès dans le Figaro. Le Beau Roland, qui sera traduit en anglais., sera publié chez Dentu en volume en 1872, mais à titre posthume. Alors qu’il en corrigeait les épreuves, il a succombé, après trois jours de maladie, à une pneumonie, gagnée aux bains froids. Il était au nombre des collaborateurs inaugurant L’Événement, le ..

Malgré leur mérite, le Cousin du diable, les Paresseux de Paris et le Beau Rolland, ces ne sont que les esquisses d’un grand roman en préparation sur lequel Berthoud, cité comme

À l’issue d’une cérémonie religieuse présidée par le pasteur D’Hombre à son domicile, rue de Chabrol., selon la coutume de la religion protestante, à laquelle il appartenait, il a été inhumé au Père-Lachaise., où Henri de Lapommeraye a prononcé un discours, au nom de la Société des gens de lettres..

Deux ans après sa mort, Finette le roman qu’il publiait avec succès dans le Figaro, quand la mort l’a surpris., parait en volume, augmenté d’un roman inédit, Sous les cendres, dont le Figaro écrit qu’il révèle

Œuvres . . . . , . . .

Notes et références Notes

Références

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