Gustavia hexapetala est une espèce d'arbres tropicaux de la famille des Lecythidaceae.
Il est connu en Guyane sous les noms de mal-bwa-pyan (créole), alepawana enekan (Kali'na), man tapuupa (Nenge tongo), wakukwa-adava-kamwi (Palikur), jeniparana, matamataica (Portugais), a'ɨwalɨpɨsili (Wayãpi), bois puant, tapouhoupa. On l'appelle aussi chawanaime au Guyana, ou lanaballi hohoro-dikoro, lanaballi diamaro, hoogland-konikoni-oedoe, hoogland-tapoeripa au Suriname.
Description vignette|gauche|échantillon type de Gustavia tetrapetala collecté par Aublet en Guyane Gustavia hexapetala est un arbres de sous-bois, atteignant jusqu'à de haut, sans contreforts. L'écorce est nettement striée.
Le limbes des feuilles est généralement oblancéolés ou obovés, parfois elliptiques, mesurant , glabres, chartacés, avec 9-13 paires de nervures secondaires. L'apex est acuminé à atténué. La base est aiguë à atténuée, étroitement décurrente. La marge est généralement serrulée, parfois presque entière. Le pétiole est long de .
Les inflorescences sont terminales, racémisées. Les pédicelles sont longs de , sous-tendus par une bractée caduque oblongue, ovale ou lancéolée, carénée, de , et portant 2 bractéoles de forme ovale-oblongue, mesurant , en divers points de la longueur.
Les fleurs mesurent de diamètre. Les lobes du calice sont généralement triangulaires, parfois sagittés ou ovales, mesurant , souvent tomenteux rouille. On compte généralement 6 pétales, obovales à oblancéolés, rarement oblongs, mesurant , pubérulents, blancs. L'androcée est blanc, teinté de jaune, surtout à l'intérieur, à base est connée haut de , les filets externes longs de , généralement blancs, avec des anthères de , jaunes. Les ovaires sont 6-costés, tomenteux rouille, à (5-)6(-8)-loges, glabre à pubéruleux au sommet, avec le style long de .
Les fruits sont globuleux, d'abord verts puis jaune-orange, bruns lorsqu'ils sont séchés, côtelés longitudinalement ((5-)6(-8) côtes), mesurant , avec généralement 6 lobes du calice persistants.
Les graines (1-5 par fruit) sont trigones à semi-circulaires en section transversale, caronculées, mesurant , avec un funicule droit, non expansé, long de .
Répartition Gustavia tetrapetala est une espèce très commune et largement répandue dans les Guyanes, l'Amazonie et le centre-nord du Venezuela.
Écologie Gustavia tetrapetala pousse communément dans les forêts sur sols ± drainés. Il fleurit sporadiquement tout au long de l'année avec un pic de floraison de juin à octobre dans les Guyanes.
Les jeunes plants de Gustavia hexapetala développent des branches sympodiales et plagiotropes, selon le modèle d'Aubréville.
Gustavia hexapetala fait partie des principales plantes produisant des fruits mûrs consommables pour la faune pendant les périodes de disette, ce qui en fait une ressources clé de voûte parmi les plus consommées dans le régime alimentaire global des primates dans le parc Tinigua (Colombie) et notamment pour le Singe-araignée à ventre blanc.
Les champignons endophytes de Gustavia hexapetala ont été étudiés. Parmi les 35 espèces identifiées, on a isolé des souches des genres Colletotrichum (10), Fusarium (6), Helicosporium (5), Penicillium (2), Pestalotiopsis (1), Phomopsis (1) et Cladosporium (1).
Les composants volatils sulfurés nauséabonds du bois de Gustavia hexapetala repousseraient les longicornes (Cerambycidae) xylophages en Guyane.
Gustavia hexapetala est l'hôte de Pseudopinarus cerastres (Curculionoidea).
Alors que les Scarabaeidae se nourrissent habituellement d'excréments de mammifères, plebejus a été vu se nourrissant aussi de pétales en décomposition de Gustavia hexapetala.
Usages Le bois frais de Gustavia tetrapetala dégage une odeur désagréable qui disparaît en séchant. On l'emploie dans la construction (charpente), la menuiserie, et l'artisanat (tambours).
On a isolé de Gustavia hexapetala la gustastatine qui a un effet inhibiteur sur la croissance des cellules cancéreuses, ainsi que quatre autres inhibiteurs (dont l'acide bétulinique et le porténol). Néanmoins, ces extraits n'ont pas montré d'effets cytotoxiques significatifs contre la lignée cellulaire du cancer de la prostate.
Histoire naturelle En 1775, le botaniste Aublet propose la diagnose suivante pour Gustavia tetrapetala sous le nom de Pirigara tetrapetala. : vignette|gauche| Gustavia tetrapetala par Aublet (1775) Explication de la Planche cent quatre vingt-treizième : 1. Fleur épanouie. Pédoncule garni & deux écailles. 2. Étamine. 3. Calice. Ovaire. Stigmate. 4. Capſule. 5. Capſule coupée tranſverſalement. 6. Amande. - [la capsule] eſt repréſentée de grandeur naturelle, de même qu'une amande avec ſon cordon ombilical
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des plantes décrites par Fusée-Aublet
Liens externes
Catégorie:Lecythidaceae Catégorie:Arbre et arbuste en Guyane Catégorie:Plante décrite par Aublet Catégorie:Flore endémique d'Amérique du Sud