, né le à Kyoto et mort le , est un fonctionnaire et homme politique japonais, maire de Kyoto de 1971 à 1981.
Biographie Gizō Takayama naît Gizō Nakamura le de la année de l'ère Meiji (1892) à Kyoto. Il est le troisième fils de l'ancien membre de la Chambre des représentants et le premier président du (中村 栄助). Il effectue ses études secondaires au Deuxième collège préfectoral de Kyoto (京都府第二中学校), où il est notamment partenaire de batterie dans le club de baseball avec .. Il termine ses études secondaires au , puis s'inscrit en 1915 à la faculté de Droit de l'université impériale de Kyoto et en sort diplômé en 1918.. Durant ses études, il était aussi un fervent adhérent au mouvement ouvrier. En 1917, il est élu chef de la faction de Kyoto du , l'un des premiers syndicats au Japon. En 1918, il fonde le « Rōgakkai » (労学会) avec Hajime Kawakami entre autres, et rejoint le Mouvement socialiste chrétien. Le , Takayama est impliqué dans l'. Après avoir terminé son service militaire, il retourne à Kyoto et est accueilli par une cinquantaine de confrères socialistes qui le connaissaient depuis l'époque où il était président du Yūakai. Les participants de la cérémonie brandissaient plusieurs drapeaux rouges affichant des slogans partisans et la police est arrivée, menant à une confrontation qui a entraîné l'arrestation de nombreux Socialistes. Il s'inspire du pacifiste Toyohiko Kagawa et s'implique dans le .
Il travaille pendant un certain temps comme professeur adjoint à l'université impériale de Kyoto et comme chargé de cours à l'université Dōshisha, mais finit par ouvrir son cabinet d'avocats à Kobe en 1921. En 1924, il déménage à Osaka, et commence à travailler principalement dans le droit du travail. Takayama a notamment défendu des clients accusés de crimes idéologiques, comme ceux de l', impliquant le nouveau mouvement religieux du même nom. Le , il devient l'avocat de Jōtarō Hirokawa (広川 条太郎), principal suspect dans l', où quatre femmes sont retrouvées mortes dans leur résidence de , dans le nord-est de Kyoto. Le , il obtient l'acquittement de Hirokawa..
Après la Seconde Guerre mondiale, Takayama rejoint le et en devient son secrétaire pour la division de Kyoto. En 1946, il quitte le Parti libéral pour fonder le Parti démocratique de Kyoto (京都民主党), dont il devient le président. En , après la démission du précédent maire Masao Kanbe, avec le soutien du front démocratique de Kyoto, qui comprenait notamment le Parti socialiste, qu'il représente, et le Parti communiste, Gizō Takayama est élu maire de Kyoto. Il prend fonction le . Takayama quitte rapidement le Parti socialiste et devient un conservateur indépendant. En 1951, il est impliqué dans l', quand plusieurs membres du conseil municipal, dont Takayama, s'était peu à peu rapprochés des idéologies conservatrices, effritant la coalition démocratique. Un des points culminants de l'affaire a été la publication du livre « Tokushu Buraku » (特殊部落) par l'employé municipal Seiichi Sugiyama (杉山 清一). Le roman était critiqué par les Burakumin et les Coréens pour son portrait de leurs conditions de vie. L'incident a forcé la ville à augmenter son budget accordé aux « dōwa » (同和地区), quartiers soumis aux restrictions gouvernementales, après des revendications du Comité national de libération Buraku.. Le , avec l'entrée en vigueur du traité de San Francisco, Takayama organise des célébrations à Kyoto, qui incluent le sonnement des cloches de trente temples à travers la ville, incluant le Chion-in.. Il est réélu le en tant que conservateur indépendant avec une large majorité sur le candidat socialiste . Durant son deuxième mandat, il entre en conflit avec Torazō Ninagawa, le gouverneur nouvellement élu également soutenu par le front démocratique. Takayama est réélu à deux autres reprises, en 1958 et en 1962, pour un mandat total de seize ans.
Il a notamment lancé un journal citoyen, « Kyoto News » (京都ニュース), qui circule de 1956 à 1994, et créé un festival de cinéma municipal.. En , il fonde l'Orchestre symphonique de Kyoto. En octobre de la même année, il introduit une taxe touristique sur les entrées dans les temples de la ville pour financer la préservation des monuments historiques, en collaboration avec le grand-prêtre du temple Daigo-ji. La taxe temporaire est un prédécesseur de la controversée . Toujours en 1956, il rédige la constitution municipale de Kyoto. En 1958, il signe un pacte d'amitié entre Kyoto et Paris. Takayama a par la suite promu la coopération avec d'autres villes dans le monde comme Boston, Prague et Florence. Il est responsable de la construction des ponts de Kitayama et d'Oike, ainsi que de la réfection des ponts et . En tant que maire, il a aussi promu le tourisme international à Kyoto et a présenté la procession des yamaboko du festival Gion matsuri comme un attrait touristique. Il est le président de l' du au .. Il était également président du conseil de l'. Il prend sa retraite à l'échéance de son quatrième mandat le ..
Après sa retraite politique, Takayama devient la même année le premier président du Kyoto International Conference Center, dans le secteur de l'arrondissement de Kyoto, dans le nord de la ville. La querelle entre Takayama et Ninagawa continue même après, le gouverneur qualifiant Matsugasaki, où se trouve le centre, d'un lieu dangereux, en référence à sa position dans le (鬼門), ou « porte du démon », qui fait référence à la superstition ancienne que le nord-est porte malchance.
Vie personnelle et décès Gizō Takayama était chrétien protestant.. Takayama était aussi un amateur de shōgi. Il résidait à Kamiuma-machi (上馬町), dans l'arrondissement de Higashiyama, à Kyoto. Dans ses dernières années, en 1971, il publie son autobiographie. Il meurt le à l'âge de 82 ans.
Il épouse Shizuko Takayama (高山 静子) et prend son nom de famille. Ils ont un fils, Hiroshi (寛), qui deviendra président de l'Assemblée préfectorale de Kyoto.
Résultats électoraux
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Articles connexes Maire de Kyoto
Bibliographie . . .
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Liens externes
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