vignette|Rue des Trois-Maillets éclairée le soir. Photographiée en .
L'éclairage public de Fontainebleau est un ensemble de dispositifs installés dans différents lieux de la ville de Fontainebleau, en France, pour assurer le confort et la sécurité dans l'obscurité aux habitants et aux visiteurs.
Histoire
Fin du En 1776, l’éclairage des rues de Fontainebleau, bien que rudimentaire, repose sur des réverbères installés depuis le . Pendant le séjour du roi Louis XVI, de lumière sont allumés à partir du . L’éclairage est maintenu jusqu’au , puis reprend du au . Selon un mémoire de Bailly, négociant à Paris et entrepreneur de l’éclairage à Fontainebleau, l’entretien et la fourniture de l’huile pour ces durant ces s’élèvent à . Ce montant est calculé sur la base de par lumière et par jour, pour un total de sur les d’éclairage. Pour la fourniture d’une nouvelle lanterne placée rue des Trois-Maillets, y compris la boîte et les poulies, suivant le marché, la somme s’élève à 50 livres. Il y a, en outre, un éclairage supplémentaire de plusieurs réverbères, les , et , pendant la foire de Sainte-Catherine, pour la facilité et la sûreté du commerce de vin qui se fait sur la place de l’Étape, située alors rue de Montmorin (actuellement, place Benjamin-Franklin, à ne pas confondre avec l'homonyme actuel).
Éclairage de places dans les années 1880 Sur la place de l'Étape-aux-Vins, un refuge (terre-plein urbain) formé à la fin du , du côté de la rue du Chemin-de-Fer (actuellement, Aristide-Briand), faillit causer un accident lorsqu'en un conducteur de voiture venant de la rue du Chemin-de-Fer (actuellement Aristide-Briand) s'y heurta avec le risque de renverser. Le conseil municipal vote ainsi, dans sa séance du un crédit de pour l'établissement d'un candélabre à trois branches sur ce . Celui-ci est ainsi installé le : son style est critiqué par le journal L'Abeille de Fontainebleau, qui évoquait d'ailleurs l'idée de la destruction du refuge :
Dans le même temps, dans sa séance du , le conseiller Loiseleur propose de transférer devant le collège deux des candélabres de la place Decamps, alors que L'Abeille juge que l'éclairage de cet espace est , relatant un autre accident survenu le . C'est lors de sa séance du que le conseil municipal adopte le projet d'établissement sur un refuge de la place de l'Étape un candélabre semblable au premier, en face de la maison Sourdel (pharmacie), ainsi que la substitution des lanternes rondes aux lanternes carrées pour l'éclairage de la rue Grande.
En 1896, l’éclairage public de la ville repose sur , qui consomment annuellement de gaz, au prix de le mètre. Un bec d’éclairage public brûle en moyenne à l’heure, ce qui représente un coût de . Le prix moyen d’un réverbère s’élève alors à .
Électrification dans les années 1920
En 1920, le conseil municipal vote la pose de lampes électriques qui sont placées après un certain délai, en fin d'année. Elles sont alors installées : à l'angle des rues Grande et de France ; à l'angle des rues de France et Saint-Honoré ; à l'angle des rues de France et Saint-Merry ; à l'angle des rues Saint-Merry et Royale ; sur la place Solférino (actuellement, du Général-de-Gaulle) ; à l'angle des rues du Parc (actuellement, Paul-Séramy) et d'Avon ; dans la rue d'Avon, dans le prolongement de la rue Auguste-Barbier ; au square Gambetta (actuellement, Patton) ; à l'entrée du boulevard de Melun, côté ville (actuellement, du Maréchal-Foch) ; sur la place Orloff ; à l'angle des rues Grande et Damesne (actuellement du Sergent-Perrier) ; à l'angle des rues Saint-Honoré et de la Paroisse ; à l'angle des rues Béranger et des Bois ; à l'angle des rues Guérin et Saint-Merry ; sur la place Centrale (actuellement, de la République), angle des rues de la Paroisse et des Sablons ; dans la rue de la Cloche ; au de la rue Grande ; à l'angle des rues du Chemin-de-Fer (actuellement, Aristide-Briand) et de la Coudre.
Modernisation du parc et transition écologique au vignette|Vidéo accélérée d'un soir tombant sur la ville de Fontainebleau, depuis la tour Warnery en . Les effets de l'éclairage public sont particulièrement visibles le long des voies. En 2016, la Ville cherche la modernisation de ses installations d'éclairage public en optant pour un dispositif moins énergivore, notamment des installations entièrement en diode électroluminescente (LED). Ainsi, cette année-là, les lanternes de rues Montebello et des Archives ainsi que 27 des 39 de la rue Grande sont changées. Les douze lanternes restantes de la rue Grande sont remplacées en 2017, année qui voit également le remplacement de douze dans la rue des Bois et l'intégrité de celles de l'avenue des Cascades. La Ville estime, en , avoir réalisé ainsi 2,14 % d'économie d'énergie.
En 2020, la Ville d'engage de surcroît à adopter une démarche de transition écologique. En , les lampadaires du quartier piéton (dont font partie les rues des Sablons et Trois-Maillets) sont également changés par des modèles en LED, un changement réalisé en quatre phases et assorti d’une réduction du nombre de lanternes, tout en maintenant le niveau d’éclairage.
+ Phases de changement des lanternes du quartier Piéton en 2023 Phase Date de début Date de fin Objet1Fixation de tous les points d’ancrage pour les nouveaux luminaires, création des massifs pour les candélabres en fonte2Modification du réseau d’éclairage public3Pose des nouveaux luminaires 4Dépose des anciens luminaires
Les nouveaux modèles sont visuellement similaires aux précédents, à l'exception d'une variation dans la couleur. Par ailleurs, la place Napoléon-Bonaparte a vu l’installation de lanternes en remplacement des sphères initiales. Le renouvellement de l'ensemble du parc lumineux, dont la réalisation est prévue progressive, constitue un objectif central de l’initiative municipale « Fontainebleau en transition », lancée en 2021, qui .
Parallèlement, Fontainebleau s'aligne en 2022 avec de nombreuses communes françaises et particulièrement franciliennes sur les changements d'habitude en matière de consommation énergétique à la suite de la hausse du coût de l’énergie. Le maire Julien Gondard présente ainsi ce plan, avant l'annonce du plan de sobriété du gouvernement, lors de la séance du du conseil municipal qui comprend l'extinction de l'éclairage public la nuit jusqu'à selon trois zones : la lisière de la forêt, à ; la périphérie, à ; l'hypercentre, à (puisque les restaurants et bars ferment à ).
Au second semestre 2023, plus de 35 % des luminaires ont été remplacés avec le maintien d'un même niveau de luminosité. Ce remplacement permet par ailleurs de diffuser un éclairage nocturne adouci, évoquant la luminosité d’un clair de lune, au lieu de l'extinction complète des feux à partir d'une certaine heure. Ce chantier représente un investissement de , dont pour le quartier piéton. En outre, le château de Fontainebleau fait partie des sites et monuments franciliens visés par le plan de sobriété énergétique du gouvernement Borne dont le but est de .
Parc lumieux Le parc lumineux de la ville compte soit en 2018 ou en 2023.
Compétences La gestion de l'éclairage public de la ville relève des compétences de la Commune de Fontainebleau. En ce qui concerne les routes départementales, telles que le boulevard de Constance, la compétence relève du Département de Seine-et-Marne.
Références
Bibliographie
Annexes
Articles connexes Pollution lumineuse Lampadaire de la place Royale
Liens externes
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