Butrus Mikha'il 'Awwad al-Marini (en / ; : "ولد الأب أنستاس ماري الكرملي، في بغداد، يوم ٥ آب ١٨٦٦، من أب لبناني الأصل، وأم بغدادية. / تلقى دروسه الابتدائية في « مدرسة الآباء الكرمليين » ببغداد، وأتم دراسته الثانوية في « مدرسة الاتفاق الكاثوليكي » ببغداد وتخرج منها في سنة ١٨٨٢." – ), plus connu comme Anastase-Marie al-Karmali (en / , « Anastase-Marie le carme ») ou par son nom religieux d'origine, Anastase-Marie de Saint Élie., était un prêtre catholique et carme déchaux irakien d'origine libanaise et irakienne, surtout connu pour ses contributions en lexicologie et lexicographie arabes et en philologie arabe ainsi que pour avoir édité le Lughat al-Arab (en / , « La Langue des Arabes »), une revue « littéraire, scientifique, historique » publié de 1911 à 1914 et de 1926 à 1931. Il était aussi un membre fondateur de l'Académie de langue arabe du Caire. Parmi ses œuvres les plus célèbres figure un dictionnaire inachevé, Al-Musa'id (en / , « L'Assistant »), dont deux tomes ont été publiés posthumément. Il est considéré comme ayant été l'« un des artisans de la Nahda »: "Son rayonnement personnel, ses publications et sa correspondance publiée dans certaines revues comme Al-Machrek en font un des artisans de la Nahda selon les spécialistes de la question." (la renaissance arabe de la fin du et du début du ).

Biographie

Origines et études Le père de Butrus, Mikha'il al-Marini, fils de 'Awwad al-Marini, était originaire de Bhersaf (au Liban actuel), et émigra à Bagdad (en Irak actuel) pour travailler comme interprète: "[Butrus] was born in 1866 in Baghdad, where his father had moved from his native Lebanon to work as an interpreter". À Bagdad, Mikha'il épousa la mère de Butrus, une Irakienne nommée Maryam Jubran, fille du chaldéen Augustin Jubran originaire de Bagdad, descendant d'une vieille famille chrétienne irakienne. Butrus naquit à Bagdad, et était le quatrième fils de Mikha'il et de Maryam.

Butrus reçut son enseignement primaire à la (l'école des pères carmes) à Bagdad. Il reçut son enseignement secondaire à la , aussi à Bagdad. Alors qu'il était encore un élève, à l'âge de 12 ans, il montrait tant d'aptitude en arabe qu'il commença à donner des cours particuliers. Au terme de son enseignement secondaire, en 1882, âgé de 15 il fut nommé enseignant d'arabe à la résidence carmélitaine de Basra par le supérieur de la mission carmélitaine. Vers cette époque, les articles d'al-Marini commencèrent d'être publiés par le périodique beyrouthin jésuite .

Le décès en 1883 de Butrus al-Bustani, auteur du dictionnaire arabe , inspira à al-Marini de commencer à écrire son propre dictionnaire arabe: "باشر الأب أنستاس الكرملى بتأليف معجمه في عام ١٨٨٣ أي في السنة التي توفى فيها المعلم بطرس البستاني، صاحب « محيط المحيط » وظل يعمل فيه باحثا ومدققا في مفرداته حتى قبيل وفاته عام ١٩٤٧ وبكلمة أخرى، ان العلامة الكرملي، أمضى أكثر من نصف قرن على إعداد هذا المعجم النفيس، فاطلق عليه اسم « ذيل لسان العرب »، وقد […]", qui demeurerait cependant inachevé à sa mort. Al-Marini intitula d'abord son projet de dictionnaire Dhayl Lisan al-'Arab (en / , « La Queue du Lisân al-'Arab ») avant de choisir le titre Al-Musa'id (en / , « L'Assistant »).

En 1886, al-Marini se rendit au Collège des pères jésuites de Beyrouth () pour étudier l'arabe, le latin, le grec et la littérature française: "وفي عام 1886 غادر بغداد إلى كلية الآباء اليسوعيين في بيروت فتعمق فيها في دراسة العربية كما تعلم اللاتينية واليونانية وأتم دراسة آداب اللغة الفرنسية" Le , il entra au monastère carmélitain de Chèvremont, près de Liège, en Belgique. Il alla ensuite à Montpellier, en France, pour étudier la philosophie et la théologie. Il fit sa profession simple en et sa profession solennelle en 1892. Il fut ordonné prêtre le , et prit le nom Anastase-Marie de Saint Élie. Il deviendrait connu en arabe comme « al-Karmali », signifiant « le carme ».

Premières années en tant que prêtre Dans la période qui suivit son ordination, al-Karmali visita l'Espagne avant de rentrer à Bagdad. Ses articles furent publiés dans les périodiques d'Irak, de Syrie et d'Égypte. Certains de ces articles portaient sur les différentes communautés de l'Irak. En 1900 et en 1901, al-Karmali publia deux articles au sujet des Mandéens, une communauté avec laquelle il devriendrait profondément impliqué. Cependant, sa description du peuple shabak dans un article des 1902 a été la source de beaucoup d'incompréhension et d'une littérature secondaire biaisée.

En , il fut demandé à al-Karmali d'escorter Louis Massignon de Bagdad à Beyrouth après la captivité de Massignon. Al-Karmali l'accompagna finalement jusqu'en Bretagne, où il rencontra les parents de Massignon, avant de rentrer à Bagdad. Al-Karmali et Louis Massignon entretiendraient une correspondance jusqu'en 1936..

En 1911, al-Karmali fut impliqué dans les débats qui suivirent les découvertes (y compris sa propre découverte) de faux manuscrits des livres sacrés yazidis.

Également en 1911, al-Karmali fonda (« La Langue des Arabes »), « revue mensuelle littéraire, scientifique, historique » (en / )Portail mondial des revues. La publication de la revue serait interrompue par la Première Guerre mondiale, avant de se poursuivre pendant six années supplémentaires entre 1926 et 1931. La découverte du texte perdu du premier dictionnaire arabe, le , fut annoncée en 1914 dans cette revue.

La Première Guerre mondiale et les années suivantes En 1914, alors que la Première Guerre mondiale avait commencé, les Ottomans accusèrent al-Karmali d'être un espion et l'exilèrent à Kayseri en Anatolie centrale, où il fut retenu jusqu'en 1916. À sa libération, al-Karmali rentra à Bagdad en . Pendant son absence, sa bibliothèque avait été détruite en grande part. Al-Karmali rebâtirait cependant sa collection, qui compterait 15 000 volumes and 2 500 manuscrits au milieu des années 1930.

Dans les années 1930, al-Karmali joua un rôle dans la défense de la communauté mandéenne contre des accusations d'astrolâtrie, en prenant part au procès intenté par le grand prêtre mandéen contre l'historien irakien ..

thumb|300px|Photographie des membres de l'Académie de langue arabe du Caire durant sa première session. Al-Karmali se tient à l'arrière. Le , al-Karmali fut nommé membre de l'Académie de langue arabe du Caire par Fouad . Il y prit part dès la session inaugurale de 1934.

Al-Karmali mourut à Bagdad le .

Écrits En 2010, nombre des écrits d'al-Karmali étaient non publiés ou perdus.

Livres En arabe

En français

Articles En arabe

En français

Décorations Ordre des Palmes académiques (1920) Membre de l'ordre de l'Empire britannique

Notes

Références

Sources

Liens externes

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