Josef Rysavy, né le à Čekyně et mort le à Oran, est un militaire et résistant français d'origine tchécoslovaque, Compagnon de la Libération.

Biographie

Jeunesse et engagement

Josef Rysavy naît le à Čekyně, alors dans l'empire d'Autriche-Hongrie et désormais quartier de la ville Tchèque de Přerov. En 1925, il s'engage dans la Légion étrangère et est affecté au régiment étranger à Beyrouth. En , après trois années d'interruption, il retrouve le service et est muté au régiment étranger d'infanterie ( REI) au Maroc puis au régiment étranger en Algérie en . Renouvelant son engagement, il est à nouveau affecté au REI, toujours au Maroc, et s'y trouve encore lorsque débute la seconde guerre mondiale.

Seconde Guerre mondiale

Promu caporal en , il est muté à la demi-brigade de Légion étrangère ( DBLE) avec laquelle il est intégré au corps expéditionnaire français en Scandinavie. Il s'illustre lors de la campagne de Norvège et est promu caporal-chef à titre exceptionnel. À l'issue de cette campagne, il est rapatrié en Bretagne en puis immédiatement rembarqué vers l'Angleterre, face à l'avancée des troupes allemandes. Sur place, sous l'instigation du lieutenant-colonel Raoul Magrin-Vernerey et du capitaine Pierre Kœnig, Josef Rysavy et plus de la moitié des hommes de la DBLE décident de s'engager dans les forces françaises libres.

Après avoir participé à l'expédition de Dakar en , il est promu sergent en décembre puis est engagé dans la campagne d'Érythrée. Il prend part ensuite à la campagne de Syrie à l'été 1941. En décembre suivant, le bataillon de la DBLE dont fait partie Joseph Rysavy est détaché en Afrique du Nord auprès de la brigade française libre du général Kœnig. En mai et , l'unité est impliquée dans la bataille de Bir Hakeim et, lors de la sortie des troupes françaises dans la nuit du 10 au , Josef Rysavy est grièvement blessé à la tête par un éclat d'obus.

Promu sergent-chef en , il participe à la campagne de Tunisie mais souffre des blessures subies à Bir Hakeim. Il est finalement déclaré inapte aux combats et muté au dépôt des régiments étrangers à Sidi Bel Abbès, en Algérie, en . En , il retrouve la DBLE et est promu adjudant en . Obtenant la nationalité française, il est démobilisé en .

Après-Guerre

Après la guerre, Josef Rysavy s'installe à Oran où il gère un débit de boissons. Il y meurt prématurément d'une hémorragie intestinale le et y est inhumé.

Décorations 106px

Compagnon de la LibérationPar décret du 9 septembre 1942Médaille militaireCroix de guerre 1939-1945Médaille des blessés de guerreMédaille colonialeAvec agrafes "Maroc", "Tunisie", "Érythrée", "Libye" et "Bir Hakeim"Médaille commémorativefrançaise de la guerre 1939-1945Avec agrafes "France", "Norvège", "Afrique" et "Libération"Médaille commémorative de Syrie-Cilicie

Références

Voir aussi

Bibliographie

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Articles connexes

Ordre de la Libération Libération de la France

Liens externes

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