Le monument aux morts d'Avon est un mémorial situé entre Fontainebleau et Avon (Seine-et-Marne), en France.
Situation et accès Le monument est situé en face de l'entrée du cimetière d'Avon, dans la continuité urbaine de la ville d'Avon, mais sur le territoire communal de Fontainebleau, près de leur limite. Plus largement, il se trouve dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.
Histoire
Souscription et adjudication Une souscription est ouverte à Avon pour l'érection d'un monument : elle récolte, en , . Comme le relaie la presse à l'époque : . L'adjudication a lieu le , à , à l'hôtel de ville. Elle est organisée à forfait, sur soumissions cachetées, en un seul lot,pour les travaux de terrassement, maçonnerie, pierre. Le monument est établi selon les plans de l'architecte Fernand Lucas.
Inauguration La cérémonie d'inauguration a lieu le . Elle donne lieu à une assistance nombreuse, avec la présence de notabilités politiques, civiles, militaires et religieuses et sous la présidence de Georges Lugol, délégué de Seine-et-Marne et sous-secrétaire d'État aux Régions libérées. Y est également présente la section des Médaillés militaires qui dépose une palme sur le monument. Devant le monument, des discours sont prononcés par Léopold Merrienne, maire d’Avon ; Paul Peytral, préfet de Seine-et-Marne ; Georges Lugol ; Cuiné, conseiller d’arrondissement ; le docteur Lefèvre, conseiller général ; Albert Ouvré, Jules Prevet et Jacques-Louis Dumesnil, députés, Eugène Penancier et Jacques Regismanset, sénateurs. Un piquet du rend les honneurs.
Le cortège, qui se forme à l'hôtel de ville, en part à : en tête marchent deux sections d’artillerie à pied avec les trompettes ; les bannières des Sociétés locales, la Société de secours mutuels, Saint-Fiacre, et la Jeunesse d’Avon ; puis viennent les enfants des écoles, portant chacun un bouquet ; les sections de Fontainebleau des Médaillés militaires et des Vétérans, une délégation du Souvenir français ; ensuite les personnalités officielles, le conseil municipal de la commune en entier, auquel sont venus se joindre un très bon nombre de leurs collègues des communes voisines : Fontainebleau, représenté par son maire, Narcisse Bonnet, les deux adjoints, Médard et Doigneau, Huot, Nollevaux, Calmette, Poitevin, Roussant, Lafuste, entre autres ; Vulaines-sur-Seine, avec le maire Henri Bernard, l'adjoint Chevalier, Darnige, Lardy et Chauvot, conseillers ; Thomery, Pampile, Samoreau, Les Écoles, Héricy ; sans compter bon nombre d’habitants de toutes ces localités, sans parler d’Avon dont la population vient en masse ; la foule débordait tellement, notamment de Fontainebleau. Lorsque le cortège entre dans le cimetière, bien des assistants sont obligés de rester en dehors tellement est grande l’affluence. Une estrade est dressée à droite ; y prennent place Merienne, Lugol, Peytral, Régismanset, Penancier, Ouvré, Prevet, Dumesnil, Fragnaud ; docteur Lefèvre, conseiller général ; Cuinat, vice-président du conseil d’arrondissement ; les généraux Magnin, Dumas ; colonels Kauffer, Thomas ; commandant Bordeaux, capitaine Morin, Saisset, président du Tribunal ; le procureur de la République, Coste ; juge de paix, Campault ; Fossier, Singuinet, inspecteur et inspecteur-adjoint des Eaux et Forêts ; l’abbé Gourbeix, curé d’Avon, ainsi que tout autour les membres des familles et des sociétés venues pour les honorer.
Merienne, maire d’Avon, prend le premier la parole. Il remercie les personnalités, les autorités, les sociétés, les enfants des écoles. Il exprime le remords aussi les souscriptions volontaires qui ont permis d’élever ce monument, l’effort magnifique, touchant, unanime de la population. Il rappelle la lutte formidable de la France et sanctifie la victoire de la République. L’appel des morts au champ d’honneur est fait alors au milieu d’un silence universel ; à la fin de l’appel, un caporal de la Compagnie des sapeurs-pompiers d’Avon, décoré de la Croix de Guerre, répond en saluant militairement : morts pour la France. La minute est solennelle, l’évocation de ces noms fait couler des larmes nombreuses. Cependant le Maire continue son discours et, dans sa péroraison, fait au nom de la commune le serment de ne pas oublier ces morts :
Après lui prennent successivement la parole Peytral, Lugol, Cuinat, docteur Lefèvre, Ouvré, Prevet, Dumesnil, Penancier, Régismanset : soit au total dix discours prononcés. Dans l’ensemble de leurs paroles, tous les orateurs rendent hommage aux morts, à leur sacrifice, à leurs familles, aux femmes de France, héroïques elles aussi comme les veuves, les mères, les sœurs, les fiancées, et affirmé que cette guerre-ci, sinon toute guerre, serait la dernière, du moins tout le monde l’espère, que le Gouvernement . Ils parlent aussi de justice, de solidarité humaine, de fraternité universelle. Lugol, qui s’était excusé de parler avant son tour parce que d’autres cérémonies analogues l’attendaient, s’est en effet exprimé dès le début de la réunion, mais avait fait présenter Lucas et lui remit les insignes d’officier de l’Instruction publique, en les accompagnant du témoignage suivant :
Structure Le monument se présente comme un , d'après La République de Seine-et-Marne ; , d'après L'Abeille de Fontainebleau. Sur la face antérieure est une croix de guerre surmontée d’une palme en pal ; et au-dessus l’inscription suivante : , , , sur trois lignes en lettres capitales. Au pied du monument est une corbeille avec des gerbes de fleurs fraîches voisines.
Références
Annexes
Articles connexes Monument aux morts de Fontainebleau Liste des œuvres d'art de Seine-et-Marne
Liens externes
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