La mort d'Agathe Hilairet est une affaire criminelle concernant une jeune femme de qui a disparu le au matin, lors de son jogging dans une forêt de Vivonne, dans le département français de la Vienne (Nouvelle-Aquitaine), avant que son corps ne soit retrouvé le suivant.
Signalement Agathe Hilairet est une femme de décrite comme de « taille très mince » ( pour ) par la gendarmerie nationale. Au moment de sa disparition, elle portait une tenue de jogging avec un short noir, un haut manches courtes de couleur sombre et un sac de course.
Disparition Inquiet de ne pas voir sa fille revenir, le père a signalé sa disparition à le jour même.
Son téléphone a été localisé pour la dernière fois dans l'après-midi du jeudi dans un rayon de entre les lieux-dits « Les Grands Ormeaux » et « Le Champ Salaud » à Voulon, une commune située à de Vivonne.
Enquête
Recherches Le 11 et le est mis au point un dispositif composé de appuyés par une soixantaine de personnels de l'armée, de la protection civile et du club de jogging de la personne disparue, et d'une cinquantaine de citoyens volontaires. La recherche a également mobilisé un hélicoptère doté d'une caméra thermique ainsi qu'une brigade pour sonder le Clain et autres points d'eau. Une équipe cynophile a également participé aux recherches mais sans succès. Au total, c'est une zone de qui a été ratissée durant les recherches.
La phase opérationnelle sur le terrain s'est terminée le et une enquête pour enlèvement et séquestration a été ouverte par le parquet de Poitiers.
Le corps de la jeune femme est retrouvé le , dans la commune de Vivonne où elle avait disparu. Son corps se trouvait . L'analyse de sa montre connectée permet de déterminer que son corps a été déplacé d'un peu moins d'un kilomètre après son décès. Au , la cause de la mort n'avait pas encore été rendue publique. Les enquêteurs privilégient toutefois la piste criminelle.
Au , l'analyse de la montre connectée à une application de son téléphone confirme la théorie de l'acte criminel et écarte la piste de la mort naturelle. En plus du déplacement du corps, évoqué en , à plus d'une centaine de mètres du lieu où l'objet s'est éteint, le rythme cardiaque d'Agathe Hilairet s'est accéléré avant de s'arrêter brutalement. La cause exacte de la mort reste incertaine selon le médecin légiste Bernard Marc qui explique qu'il n'y a pas de fractures ni de dégâts osseux. Il avance plusieurs hypothèses comme l'étranglement, l'utilisation d'une arme blanche, une asphyxie ou une maladie cardiaque.
Avancée de l'enquête Didier Laroche, un homme de 59 ans, est placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur la disparition de Agathe Hilairet. L’homme est condamné une première fois à 12 ans de prison en 1994 pour viol sur une joggeuse puis en 2003 il est condamné à trente ans de réclusion, dont deux tiers de sûreté après avoir violé et agressé une autre joggeuse. Après vingt-et-un ans de prison, il bénéficie d’un aménagement de peine et est libéré en soit 1 an avant la disparition de la jeune femme.
Après quarante-huit heures de garde à vue, le suspect avoue avoir donné deux coups ayant entraîné la mort mais prétend qu’il n'avait pas l'intention de tuer. L'ADN d'Agathe Hilairet est retrouvé dans le véhicule du suspect.
Notes et références
Voir aussi Liste d'affaires criminelles françaises depuis 1900
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