Jean Mercier, est un écrivain, musicien et imprimeur lyonnais, né au .

Biographie vignette|page=1|Livre Jeu ou Methode curieuse pour apprendre l'orthographe de la langue françoise, en joüant avec un dé, ou un tôton publié par Jean Mercier en 1685, conservé à la Bibliothèque municipale de Lyon Il composa des petites pièces en vers, des noëls, des chansons, des épithalames et des poésies de sociétés complètement perdus aujourd'hui.

Il se disait « symphoniste », comme jouant de plusieurs instruments. Il se fit remarquer par son habileté de hautboïste ; c'est à ce titre qu'il fut engagé au premier opéra de Lyon, l'Académie Royale de Musique, fondée en 1688 par Le Gay et qui était installée dans un jeu de paume de la rue du Garet jusqu'à son incendie en 1689. Il faisait déjà partie de l'orchestre depuis l'année précédente avec quatre autres hautboïstes.

Il exerça la profession d'ouvrier imprimeur, dans l'atelier des librairies Carteron, sans doute chez Jean et Jacques Carteron. Certains de ses biographes signalent qu'il fut d'abord simple ouvrier imprimeur, puis garçon de librairie et s'établit enfin comme maître imprimeur, Montée du Gourguillon.

Il imprima sa méthode pour apprendre l'orthographe en 1685 sous forme d'une grammaire tirée au sort par demande et réponse. La grammaire est divisée en trois parties et répartie en questions et réponses. Les deux joueurs choisissent une partie. A la fin de chaque partie se trouve une table de six colonnes, divisée elle-même en 24 carrés ; dans chaque carré, il y a une question et le numéro de la règle à expliquer. Un des joueurs fait tourner le toton ou jette les dés. Le chiffre étant obtenu, l'adversaire posera la question du tableau correspondant au numéro sorti. Si le joueur ne peut y répondre, l'adversaire marque un point, après que le perdant a lu la règle à haute voix.

Sa méthode pour écrire en secret qu'il fit paraître dans le même ouvrage que sa grammaire est tout à fait applicable et pourrait rendre des services pour le chiffre. La table stéganographique est composée de treize alphabets séparés les uns des autres par de petits carrés. Le premier à gauche est en lettres capitales. On convient alors d'un mot dit de guet, que l'on écrit sur un papier, AIMER, par exemple, et pour chaque lettre qu'on a à traduire on prend la lettre correspondante dans chacune des petites cases placées sur le même rang que les initiales du mot de guet. Ainsi, si l'on veut traduire le mot VIVRE, on prend dans le rang où se trouve la lettre A, la lettre V, à laquelle correspond la lettre e, on obtient finalement en opérant de même pour les lettres suivantes la transcription e & n f &.

Œuvres de Jean Mercier Son seul ouvrage imprimé qui nous soit parvenu est : Jean Mercier, Jeu ou Methode curieuse pour apprendre l'orthographe de la langue françoise, en joüant avec un dé, ou un tôton. Tres-utile pour les jeunes demoiselles, et pour toutes personnes sans étude. Avec la maniére d'écrire les nombres par des lettres romaines jusqu'à un million. Et une table de steganographie pour écrire en secret. Par Jean Mercier imprimeur & simphoniste lyonnois, à Lyon, de l'imprimerie d'Antoine Beaujollin : se vend chez Etienne Baritel et chez l'autheur, montée du Gourguillon, A la Simphonie, 1685, [12-]116 p. (BnF, RES P-X-436. Bibliothèque municipale de Lyon, B 513020). L'ouvrage est dédié à Charles Henri Desmalon, marquis de Conflans, fils de Aimé Louis Jules Desmalon, seigneur de Bercy, intendant de justice, police et finances à Lyon.

Références

Bibliographie

; 1843 ( éd.), , .

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