Albert Savary, né le à Auray et mort le à Auckland, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.

Biographie

Jeunesse et engagement

Albert Savary naît le à Auray, dans le Morbihan, d'un père ajusteur. Il passe son enfance dans le village du Faouët, dans le même département, et y entend l'appel du général de Gaulle le .

Seconde Guerre mondiale

Âgé de seulement , il décide cependant de se joindre à la lutte contre les allemands et de rejoindre l'Angleterre. Il quitte son domicile le en compagnie d'un camarade et les deux hommes parcourent la Bretagne pendant plusieurs jours à la recherche d'une embarcation. Ils finissent par acheter une barque à un pêcheur de Trégastel et le , rejoint par trois autres bretons et deux soldats britanniques, traversent la Manche jusqu'à Plymouth. Albert Savary s'engage dans les forces françaises libres et part pour l'Afrique où il participe à l'expédition de Dakar en . Il arrive ensuite en Afrique-Équatoriale française et, affecté à la compagnie autonome de chars de combat, prend part à la Campagne du Gabon. Stationné au camp Colonna d'Ornano à Brazzaville, il y suit les cours d'élève-aspirant et est promu à ce grade en . Affecté quelques semaines au bataillon mixte à Brazzaville, il part ensuite pour Yaoundé où il a été muté au régiment de tirailleurs du Cameroun.

Il est promu sous-lieutenant en et, en décembre suivant, est muté au bataillon de marche . Chef d'une section de Bren Carrier, il part pour le Levant avec son unité mais est peu exalté par la mission de maintien de l'ordre qu'il y trouve. Désireux de combattre, il obtient sa mutation au Bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique (BIMP) qu'il rejoint en en pleine bataille des Vosges, après avoir été promu lieutenant. Le , à Benfeld, alors que son unité subit une contre-attaque de chars, il est blessé par des éclats d'obus. Remis sur pied, il retrouve le BIMP dans les Alpes, sur le front du massif de l'Authion. Le , il est à nouveau blessé, recevant des éclats de grenade au visage et une balle dans la poitrine alors qu'il menait ses hommes à l'attaque de la position ennemie de la maison du câble.

Après-Guerre

Décidant de poursuivre sa carrière militaire après la guerre, il est promu capitaine et devient, de 1946 à 1947 aide de camp du général Legentilhomme, gouverneur militaire de Paris. Après avoir retrouvé l'Afrique-Équatoriale française de 1948 à 1950, il participe à la création d'une compagnie de mortiers lourds au régiment d'infanterie coloniale. En 1953, il est muté au bataillon de marche du régiment d'infanterie coloniale et participe à la guerre d'Indochine. De retour en France en 1957, il est chef de cabinet du général commandant la division d'infanterie puis de 1959 à 1960, chef de cabinet du général directeur des affaires d'outre-mer, poste sur lequel il est promu chef de bataillon.

En 1961, en Nouvelle-Calédonie, il prend le commandement du bataillon d'infanterie de marine du Pacifique, héritier de son ancienne unité, le BIMP. De retour en métropole en 1964, il est adjoint au chef d'état-major de la place de Paris. En 1966, peu de temps après avoir été promu lieutenant-colonel, il se retire de la vie militaire et repart en Nouvelle-Calédonie où il s'installe à Nouméa.

Albert Savary meurt le à Auckland, en Nouvelle-Zélande. Rapatrié en France, il est inhumé au Faouët, le village de son enfance.

Décorations

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Officier de l'Ordre de la Légion d'HonneurCompagnon de la LibérationPar décret du 27 décembre 1945Croix de guerre 1939-1945Avec une étoile d'argentCroix de guerre des Théâtres d'opérations extérieursMédaille des blessés de guerreMédaille de la Résistance françaiseMédaille des évadésCroix du combattant volontaireAvec agrafe "Guerre 1939-1945"Croix du combattant volontaire de la RésistanceCroix du combattantMédaille colonialeAvec agrafes "AFL" et "Extrême-Orient"Médaille commémorative desservices volontaires dans la France libreMédaille commémorative françaisede la guerre 1939-1945Médaille commémorativede la campagne d'IndochineCommandeur de l'Ordre de l'Étoile noire(Bénin)Croix de la Vaillance(Viêt Nam)

Hommages

Au Faouët, une rue a été baptisée en son honneur.

Références

Voir aussi

Bibliographie

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Articles connexes

Ordre de la Libération Libération de la France

Liens externes

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