Le bataillon de marche () est une unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale. Formé de troupes coloniales, le combat au sein des forces françaises libres (FFL).
Il est créé en à partir d'éléments du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad. Il combat en Érythrée début 1941, en Syrie en juin- et en Afrique du Nord en 1942.
Création et différentes dénominations : création du bataillon de marche d'Afrique-Équatoriale française (également appelé bataillon de marche du Tchad) : dissous
Historique
Formation Le bataillon de marche est formé à Mouzarak (dans le Kanem) le sous le commandement du chef de bataillon Pierre Garbay. Il est issu d'éléments du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST), dont un certain nombre de Saras regroupés en dans le bataillon de renfort , destiné à rejoindre la bataille de France mais qui dut rebrousser chemin après l'Armistice. Les tirailleurs (c'est-à-dire Africains) sont renforcés de réservistes français.
Combats en Érythrée Le bataillon embarque dans des camions en décembre pour rejoindre Khartoum par voie terrestre. Arrivé en , il est intégré à la indienne. Le , il est débarqué à Mersa Taclai par le navire auxiliaire indien HMIS Ratnagiri. Dans le cadre de la bataille de Keren, le est engagé le en direction du fort italien de Cubcub (ou Kub Kub). Il lance en même temps des attaques frontales et des mouvements d'encerclement contre les Italiens retranchés dans les hauteurs à l'est du fort. Le , le bataillon parvient à s'emparer de la position de Kub Kub, faisant . Il déplore 16 tués et 39 blessés. Rejoint par le reste de la brigade française d'Orient, il continue le combat jusqu'à la chute de Keren le puis de Massaoua le .
Le bataillon est cité à l'ordre de l'armée après sa victoire de Kub Kub.
En Syrie et au Proche-Orient En prévision de l'invasion alliée de la Syrie, les troupes de la future légère française libre sont rassemblées en à Qastina en Palestine britannique. Le forme la de cette division (ou coloniale), avec le bataillon de marche et le bataillon d'infanterie de marine. Il participe en juin aux combats des forces françaises libres pour remonter vers Damas. Il stationne ensuite à Damas, Soueïda, Tartous et Lattaquié.
Au sein de la française libre, le bataillon est envoyé en en défense de l'aérodrome de pendant la bataille de Gazala. Le bataillon retourne ensuite à Lattaquié mais certains tirailleurs désertent.
Dissolution Ramené à Fort-Lamy, il est dissous le et ses éléments reviennent dans le RTST.
Insigne vignette|Insigne du BM3 imprimé sur un tissu. Le bataillon adopte en un insigne juxtaposant l'ancre des troupes de marine, la croix de Lorraine des Français libres et une tête de dromadaire du Tchad. L'insigne métallique, surmonté de l'inscription Tchad, est fabriqué artisanalement à Damas à la fin de l'été 1941, avec un dessin remanié.
Chefs de corps Le bataillon est commandé successivement par les chefs de bataillon Pierre Garbay (1940-1941), Georges Bavière (1941) et Étienne Allegrini (1941-1942).
Personnalités ayant servi au BM En tant qu'unité de la France libre, le a compté dans ses rangs un certain nombre de Compagnons de la Libération :
Roméo Antoniotti Georges Bavière, commandant le bataillon Henri Beaugé-Berubé Raoul Béon Bernard Demolins Idrisse Doursan Pierre Garbay, commandant le bataillon François Garbit Gargué Louis Gautheron Noël Giorgi Jules Hirlemann Pierre Iehle André Kailao Claude Le Hénaff Edmond Magendie Némir Henri Magny Michel Stahl Benjamin Tagger Marcel Vincent
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . .
Articles connexes Liste des unités des forces françaises libres Afrique française libre
Liens externes .
Catégorie:Troupes coloniales (France) Catégorie:Unité militaire des Forces françaises libres (terrestres) Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1939-1945