Carl Norac, nom de plume de Carl Delaisse, né le à Mons (province de Hainaut), est un poète et écrivain belge de langue française.

Il est principalement auteur de recueils de poésies, et de textes d'albums jeunesse, mis en images par divers illustrateurs.

Biographie Carl Delaisse naît le à Mons.. Il est le fils du poète Pierre Coran (qui fut instituteur dans sa jeunesse) et de la comédienne Irène Coran. Il grandit dans une grande selon ses propres termes., puis dans le Hainaut, où la nature et la forêt sont ses premières sources d'inspiration, pour des textes et surtout des poèmes. De son enfance, il garde, comme il le dit lui-même , et était un lecteur

Il devient professeur de français., attaché culturel et professeur d’histoire littéraire au Conservatoire royal de Mons, et vit de sa plume depuis les années 1990.

Il a vécu près de Mons en Belgique, sa ville natale, pendant une trentaine d'années, où il a notamment été guide au Musée du Grand-Hornu, ancien complexe industriel de charbonnages. Puis au Québec (qui lui inspire l'ouvrage Le Carnet de Montréal), et en France, dans le département du Loiret, depuis 1998.

Sa fille naît à la fin des années 1990, et lui inspire en 2001 l'album Le Père Noël m'a écrit, illustré par Kitty Crowther, ainsi que le recueil de poésie Lettres du géant à l'enfant qui passe. publié en 2002.

Depuis , l'école élémentaire publique de la ville de Neuville-aux-Bois dans le Loiret porte son nom« L’inauguration a eu lieu mercredi Lors de deux cérémonies distinctes, l’école maternelle a pris le nom de Karla Gérard, peintre illustratrice, et l’école élémentaire celui de Carl Norac, écrivain. », article du journal La République du Centre, du 14 décembre 2017...

L’œuvre

Le poète 150px|droite|vignette|Edward Lear, Auto-caricature, debout, de profil (1870). Il remporte à le prix Casterman de Poésie 1979, pour un poème inspiré par Gérard de Nerval.

Il a publié plusieurs dizaines de recueils de poésies, aux Éditions de la Différence et aux Éditions de l'Escampette.

Il reçoit plusieurs prix pour ses poèmes. Dans les années 1990 : en 1991 le Prix Maurice et Gisèle Gauchez-Philippot pour son recueil Le Maintien du désordre, et en 1992 le prix Émile Polak de l'ARLLFB pour le recueil Chiens rouges. Dans les années 2000, il est lauréat en 2002 du prix Eugène Schmits de l'ARLLFB pour le recueil de poésie Éloge de la Patience, et en 2009 du Prix Charles Plisnier pour son recueil Sonates pour un homme seul. Il reçoit également en 2009 le Grand Prix SGDL du livre jeunesse pour son album Petits poèmes pour passer le temps, illustré par Kitty Crowther.

Il lit ses textes sur scène, en compagnie de son ami, l'auteur Hugo Claus (1929-2008).

Carl Norac s'inspire aussi de la poésie et de l'humour anglais du poète britannique du Edward LearInterview de Carl Norac, site ricochet.jeunes.org via Wikiwix du ..

À la fin des années 1990, il fonde la revue et les éditions Le Fram. avec Karel Logist et Serge Delaive.

La naissance de sa fille lui inspire en 2002 le recueil de poésie Lettres du géant à l'enfant qui passe. Le journal La Libre Belgique écrit, dans un article sur le recueil :

En 2005 il est choisi pour l'opération « Lire en fête » de la ville de Paris, et ses textes sont affichés dans le métro parisien. En 2011, pour l'opération « Transpoésie », c'est dans le métro de Bruxelles qu'ils s'affichent.

Il fait partie des poètes de la Génération 58 et, à ce titre, ses écrits sont représentés en Belgique et à l'étranger dans diverses anthologies de l'histoire de la poésie en Belgique et en France.

Il déclare en 2016 :

L'auteur d'albums jeunesse

Dans une interview de 2005, il dit s'identifier volontiers au personnage de Till l'Espiègle , paysan doté de beaucoup d'esprit, présent dans la littérature dès le siècle, et repris dans l'ouvrage de l'écrivain belge francophone Charles de Coster, en 1867.

Les relations affectives, le goût des voyages et l'humour sont ses principaux thèmes de prédilection. 160px|droite|vignette|Isabelle Chatellard, qui a illustré plusieurs de ses albums, depuis 2010.

Entouré de nombreux illustrateurs

Ses multiples textes jeunesse sont illustrés par de nombreux illustrateurs renommés — qui sont par ailleurs auteurs également. Laurence Bertels écrit dans un article en 2006 dans le journal La Libre Belgique :

Ses principales collaborations sont auprès de l'illustratrice Claude K. Dubois, pour une quinzaine d'albums, dont le succès de leur première collaboration, Les Mots doux, en 1996. Auprès de son compatriote Louis Joos, , avec lequel il signe une dizaine d'albums, souvent autour des différents voyages de l'auteur — comme il en est question dans la section de l'article. Ingrid Godon illustre plusieurs albums également, dont ses publications en anglais. Il a travaillé plusieurs fois avec Isabelle Chatellard ou Kitty Crowther. En 2016, il collabore pour la première fois avec le plasticien Christian Voltz, qui travaille avec des matériaux de récupération, pour l'album Le Nid de Jean.

Il admire aussi le travail de l'illustrateur Carll Cneut, avec qui il signe trois albums : Cœur de papier en 2001, Un secret pour grandir en 2003, et Monstre, ne me mange pas en 2006.

Publié par plusieurs éditeurs Son principal éditeur est L’École des loisirs, dans la collection « Pastel » : il rencontre Christine Germain en 1994, la directrice de cette collection, et sa carrière prend un nouvel essor. La grande majorité de ses publications dépend de cet éditeur.

Dans une proportion moindre, une quinzaine de ses albums est publié aux éditions Sarbacane et Didier Jeunesse. Et quelques-uns aux éditions Rue du monde, Gautier-Languereau ou Bayard Jeunesse.

Les contes Dans les années 1980, ses premières publications sont des adaptations de contes classiques, une dizaine sont publiées aux éditions Chantecler, comme Blanche Neige et les sept nains ou Le Petit Poucet.

Il écrit ensuite quelques contes. Le premier, Bon appétit, Monsieur Logre, illustré par Marie-José Sacré, est publié en 1986, et récompensé d'une "Mention" au prix BolognaRagazzi à la Foire du livre de jeunesse de Bologne l'année suivante Lauréats de la Foire du livre de jeunesse de Bologne 1987.. Il publie d'autres contes, comme Un secret pour grandir., illustré par Carll Cneut en 2003, ou Akli, prince du désert, illustré par Anne-Catherine De Boel, l'année suivante.

En 2005, Le Géant de la grande tour, illustré par Ingrid Godon, invite à une réflexion autour du terrorisme. Carl Norac se dit

Pour l'album Raja : le plus grand magicien du monde, illustré par Aurélia Fronty en 2009, le journal Le Monde écrit :

Il est également l'auteur de deux contes musicaux, publiés en livre-CD : Swing café en 2009, illustré par Rébecca Dautremer, avec des interprétations de Carmen Miranda, Duke Ellington et The Mills Brothers, et Bazar Circus en 2013, illustré par Isabelle Chatellard. Ce dernier obtient le Grand Prix du livre audio au Centre national du livre 2014, dans la catégorie Jeunesse. 160px|droite|vignette|Kitty Crowther, qui a illustré quelques albums, depuis 1999.

La poésie

Outre ses multiples recueils de poésie, il écrit également des poèmes pour la jeunesse, en albums illustrés, comme l'album Petites grimaces et grands sourires illustré par Dominique Maes en 2006, ou l'album Petits poèmes pour passer le temps, illustré par Kitty Crowther en 2009, qui reçoit le Grand Prix SGDL du livre jeunesse la même année.

Le succès international de Les Mots doux

Il publie en 1996 Les Mots doux, illustré par Claude K. Dubois, qui a connu un succès international en littérature jeunesse, notamment aux États-Unis, où, traduit sous le titre , il est en tête des ventes à sa sortie en 1998.. Carl Norac explique, dans un article en 2006 : L'album obtient le prix des Bibliothèques de France en 1996.

Il s'agissait de sa première collaboration avec Claude K. Dubois, et elle illustre par la suite plus d'une quinzaine de ses textes, toujours sur le thème de la tendresse. Ce premier ouvrage et succès de Les Mots doux en 1996 entraîne une suite d'albums avec la petite femelle hamster Lola, avec, deux ans plus tard L'Île aux câlins. S'ensuivent une douzaine de titres, et, en 2018, Adorable, c'est tout moi !.

200px|gauche|vignette|Une femme inuit, photographiée en 1929 par l'anthropologue américain Edward Sheriff Curtis.

Le goût des voyages Carl Norac s'inspire souvent de ses propres voyages autour du monde. Ses premiers grands voyages datent de 1984, pour un périple de plusieurs années, sur plusieurs continents, de l'Asie à l'Arctique, mais il n'écrit pas durant ces premiers voyages. Il explique en 2006 :

L'inspiration littéraire vient donc plus tard, et en 2016, il indique : Ainsi, par exemple, des récits en Australie, avec l'album Le Petit Sorcier de la pluie en 2004, ou en Inde, avec Asha en 2010, illustrés tous deux par Anne-Catherine De Boel.

Il est surtout fasciné par le Grand Nord, et certains de ses albums s'intéressent à la culture inuit, comme Le Sourire de Kiawak en 1998, ou Angakkeq : la légende de l'oiseau-homme en 2004, ou plus récemment Mère Magie en 2011, albums tous trois illustrés par Louis Joos, et En effet, pour Carl Norac : Sur leur dernier album Mère Magie en 2011, le journal La Libre Belgique mentionne :

Quelques publications récentes

En 2011 est publié l'album dont il a écrit le texte, Au pays de la mémoire blanche, illustré à la peinture à l'huile par l'artiste québécois Stéphane Poulin, un roman graphique qui a nécessité plusieurs années de travail Natacha Wallez, « Carl Norac, l'ivre de contes et de poésie » in Le Carnet et les Instants , juin-septembre 2014.Anne-Laure Cognet, critique de l'ouvrage dans La Revue des livres pour enfants dépendante de la BnF, mars 2011. — six années, selon Carl Norac — sur le thème de la guerre. Le deux camps adverses sont représentés par des chiens et des chats.

Dans Le Noir Quart d'heure, album illustré par Emmanuelle Eeckhout , publié en 2015, Carl Norac s'intéresse à la mine, et au bassin houiller de ses lieux d'enfance, près de sa ville natale de Mons en Belgique, dans le Borinage, où il a également été guide au Musée du Grand-Hornu, ancien complexe industriel de charbonnages. Le Noir Quart d'heure du titre reprend une tradition de cette région, celle de lire un texte dans l'obscurité.

La même année, 2015, il collabore également pour la première fois avec l'illustrateur Zaü. Pour l'article sur l'album du journal La Libre Belgique : . L'ouvrage est en effet associé à l'opération « Les Oubliés des vacances » du Secours Populaire.

Il écrit également des ouvrages en anglais, publiés en Grande-Bretagne, souvent illustrés par l'illustratrice belge venue des Pays-Bas, Ingrid Godon. En 2016, elle illustre également l'album Un ours et moi, et moi, et moi, et selon un article du journal La Libre Belgique sur l'ouvrage :

Traductions de ses ouvrages Les ouvrages de Carl Norac sont traduits dans plus d'une quarantaine de langues.

Auteur de spectacle de marionnettes Carl Norac écrit plusieurs textes de spectacles pour enfants, essentiellement de marionnettes, tous mis en scène par Yves Coumans.

En 1998, ils créent Monsieur Pwoët, en 2002 Gepetto, puis Éléfantino, qui tournera de 2002 à 2005. Tout le ciel est nécessaire est ensuite monté en 2009. Le spectacle d'ombres et de marionnettes, Petites histoires de cœur, et ses tournées en Belgique, en France, en Espagne, et au Portugal, de 2008 à 2011, qui remporte le Prix du meilleur spectacle de marionnettes au Festival international Feten (Espagne) en 2008.

En , pour la Fabrique de Théâtre de Frameries, Carl Norac invente le nom et la mythologie d'un géant dessiné par Sara Conti, Gemellis, qui défilera lors de grands événements du folklore en Belgique.

Auteur de spectacles musicaux 160px|droite|vignette|Le compositeur français Erik Satie (1866-1925).