Jean-Marie Souberbielle, né le à Nogaro et mort pour la France le à El-Alamein, est un fonctionnaire, militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.

Biographie

Jeunesse

Jean-Marie Souberbielle naît le à Nogaro, dans le Gers. Il effectue ses études secondaires au Lycée Théophile-Gautier de Tarbes.

Première guerre mondiale

Il décide de devancer l'appel et de s'engager volontairement dans l'armée pour la durée de la première guerre mondiale. Il est incorporé au régiment de cuirassiers le et, après ses classes, rejoint l'unité dans le secteur de Coucy-le-Château. Promu brigadier le , lui et son régiment passent l'hiver à l'arrière des lignes. En , dans la région de Blérancourt, il est engagé dans la deuxième bataille de Picardie puis, après une période de repos et d'instruction, dans la troisième bataille de l'Aisne en mai et juin. Le , il est muté au régiment cuirassier puis au régiment de cuirassiers le à Rambouillet. Promu maréchal des logis le , il est démobilisé le .

Entre-deux-guerres

De retour dans la vie civile, il entre à l'administration coloniale en tant que commis de classe et part pour l'Afrique-Équatoriale française en . Exerçant en Afrique pendant vingt ans, il devient successivement agent spécial, adjoint de subdivision et chef de subdivision en Oubangui-Chari, au Gabon et au Tchad.

Seconde Guerre mondiale

Toujours en poste en Afrique au début de la seconde guerre mondiale, son âge lui fait éviter la mobilisation mais il rejette les conditions de l'armistice du 22 juin 1940. Proche de Félix Éboué, gouverneur-général du Tchad, il suit ce dernier dans son ralliement à la France libre le . Voulant faire partie d'une unité combattante, il se rend en Égypte en pour rejoindre les forces françaises libres. Engagé comme sous-lieutenant, il se voit d'abord confier des tâches administratives à Abou-Kamal en Syriepuis est muté en à la demi-brigade de Légion étrangère.

Au sein de sa nouvelle unité, Jean-Marie Souberbielle prend part à la seconde bataille d'El Alamein. Dans la nuit du 23 au , lors de l'assaut sur le pic de l'Himeimat, il est tué par une grenade et est inhumé dans le carré français du cimetière britannique d'El-Alamein.

Décorations

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Chevalier de la Légion d'HonneurCompagnon de la LibérationPar décret du 11 mai 1943Croix de guerre 1939-1945Avec une palmeMédaille colonialeAvec agrafes "AEF" et "Libye"

Hommages

À Tarbes, au Lycée Théophile-Gautier, son nom est inscrit sur une plaque commémorative aux élèves du lycée Morts pour la France. À L'Isle-Jourdain, son nom est inscrit sur une stèle en hommage aux Compagnons de la Libération originaires du Gers.

Références

Voir aussi

Bibliographie

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Articles connexes

Ordre de la Libération Libération de la France

Liens externes

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