Le Graphique de Boscop est une pièce de théâtre du Café de la Gare et un film français de Sotha et Georges Dumoulin sorti en 1976.
Synopsis À Saint-Rupert, Basse Lozère, le fils d'une famille d'éboueurs, Pissenlit, qui joue les débiles mentaux depuis l'enfance pour ne pas être contraint d'aller à l'école, est en fait un prodige en mathématiques : en lisant un livre trouvé dans une poubelle, il révolutionne une théorie mathématique. Pendant ce temps, son père fabrique un ordinateur à partir d'objets récupérés dans des poubelles, pourvu d'une intelligence artificielle capable de composer des « tubes » musicaux qui feront peut-être de lui une star.
Fiche technique Réalisation : Sotha et Georges Dumoulin Scénario : Sotha, d'après sa propre pièce Musique : Sotha Son : Philippe Lemenuel, Guillaume Sciama et Antoine Bonfanti Société de production : Café de la Gare Pays de production : Langue originale : français Format : couleur — Genre : comédie et science-fiction Durée : 108 minutes Date de sortie : France :
Distribution Romain Bouteille : Roger Dendron, le patriarche, éboueur et érudit Catherine Mitry : Dorothée, sa femme martyre Philippe Manesse : Pissenlit, leur fils débile Sotha : Clémentine, leur fille délurée, ingénue et prostituée Patrice Minet : Mozart dit aussi Ducul, éboueur, musicien raté et introverti Jacky Sigaux : Ahmed, éboueur arabe Odile Barbier : La Fleur, serveuse prostituée qui n'a pas quatre bras Marie-Christine Descouard : Marguerite Valence Christian Spillemaecker : Jacques Chambille Sophie Barjac : la jolie blonde du slow
Accueil Film culte pour certains, gentil nanar à la limite du vulgaire pour d'autres, le Graphique est une sorte d'ovni dans la filmographie comique française des années 1970, à la fois témoignage quasi documentaire sur l'humour de l'époque (et notamment celui du Café de la Gare, qui sera aussi l'humour de Coluche, traitant des sous-prolétaires sur le ton du « mieux vaut en rire »), et film intemporel qui provoque encore l'adulation d'un public plus nombreux qu'à sa sortie.
Ses conditions de représentation assez inhabituelles en font également un objet mythique qui contribue certainement à la permanence de son succès. En effet, ce film est un petit phénomène à Lyon, où il a été projeté toutes les semaines depuis sa sortie en 1976 jusqu'en . Le CNP Terreaux le diffusait chaque samedi à minuit.., dans la plus petite salle, une ancienne cave voûtée du , sur un mur blanc.. La dernière séance de ce film a eu lieu le .. À la suite de la reprise du film en salles à partir du , il est projeté dans le même cinéma le samedi en présence de Sotha.
Le DVD sort le .
Intelligence artificielle Le film aborde un thème assez rare dans le cinéma populaire de l'époque, celui de l'intelligence artificielle, ce qui peut autoriser à y voir un authentique film de science-fiction. La machine de Rocher est décrite par en ces termes, qui préfigurent à leur manière les modèles de langages des années 2020 :
Références
Liens externes
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