Farino est une commune française de Nouvelle-Calédonie située dans la Province sud, côté ouest, la plus petite du territoire, à environ au nord-ouest de Nouméa, à proximité de La Foa, Sarraméa, Moindou et Bourail.

Bien que n'abritant, aujourd'hui, aucune tribu, la région était, jusqu'à la révolte kanak de 1878 peuplée de plusieurs villages kanak éparpillés entre les secteurs de Bas-Farino, Farino, Tendéa (sources de Houé) et Moindou. Ces populations originelles ont disparu de l'endroit du fait de la répression militaire qui a écrasé la rébellion de 1878. Farino fait ainsi partie de l'aire coutumière Xârâcùù.

Géographie Le point culminant de la commune, le Pic Vincent, atteint une hauteur de . Elle est, avec la commune voisine de Sarraméa, la seule municipalité néo-calédonienne à ne pas avoir d'accès à la mer.

La commune enclavée est limitrophe uniquement de trois communes de la côte ouest : La Foa, Sarraméa, Moindou.

Toponymie Farino (Udi Pwee, en nââ Tiri (langue kanak de la région de La Foa) : de "U " qui signifie "pied"; "di " : feuille et "poé" : (ou bois tabou) arbre aux vertus médicinales qui se dit " Bwii " en xârâcùù. " Udîpoé" peut ainsi se traduire par "l'endroit où l'on trouve les feuilles de l'arbre poé qui, pour les Kanak, a une vertu médicinale (ses feuilles sont utilisés en tisane pour les maux de tête, également pour purifier les femmes en période de post accouchement). Toutefois, ce terme ne peut désigner qu'un endroit : le lieu où se trouve la mairie de Farino (et le marché) mais ne peut s'appliquer à l'ensemble de la commune.

Histoire Tertre (chefferie) du clan Pè mê Boxeï établi avant l'arrivée de la colonisation entre les régions de Farino, Tendéa et Moindou. le grand chef Baptiste Pè a été tué lors de la répression militaire de 1878, le (le même jour qu'Ataï). Après l'insurrection de 1878, l'Administration pénitentiaire s'est emparé de ces régions (Farino et Tendéa), débarrassée de ses habitants originels par la répression militaire, et y a installé des concessionnaires pénaux dès 1888. Le nom Farino vient, ainsi, de la francisation du terme Xwéréro, nom d'un tertre kanak, lignage du clan Pè mê Boxeï, établi là avant la colonisation (francisé en "Holéro"). L'assertion selon laquelle le nom de "Farino" aurait été donné par des concessionnaires pénaux corses en mémoire du village de "Farinole" (situé en Haute-Corse) relève plus du fantasme que de la réalité historique. Le nom de "Farino" étant déjà mentionné sur les premières cartes de la région datant de 1873-1874, réalisées par les géomètres Neigre et Gallet, alors que les premiers concessionnaires pénaux y ont été installés à partir de 1888. Farino et Tendéa furent, avec celle de La Foa-urbain (actuel village de La Foa) les sections (morcellements) de concessions pénales les plus peuplées du centre de colonisation pénale de Fonwhary-La Foa, créé par l'Administration pénitentiaire française à partir de 1875.Farino faisait initialement partie de la commune de La Foa, mais l'augmentation de sa population au fil des installations et son éloignement du centre administratif de La Foa amena le gouvernement à la doter d'une Commission municipale par arrêté du . Les premières élections municipales s'y sont tenues le . Formée de 3 membres, cette première commission municipale était composée de Paul Louis Mariotti (président), Louis Verger (adjoint) et Charles Eduffe (membre), tous trois concessionnaires pénaux réhabilités. Dotés de concessions de 6 à 8 ha, ces concessionnaires pénaux ont surtout produit du café. Mais à partir de 1910, une crise des caféières provoquée par un champignon parasite hémiléïa vastatrix a amené le départ de plusieurs de ces familles d'origine pénale, désireuse d'aller chercher du travail vers les centres miniers ou à Nouméa. Certaines de ces concessions furent alors rachetées par des Japonais, venus comme engagés sur les mines de nickel et en fin de contrat. Farino est la commune où naquit l'écrivain Jean Mariotti, lui-même d'origine corse (fils de Paul Louis Mariotti), et qui demeure dans la conscience collective calédonienne comme une référence intellectuelle.

Administration

Population et société Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1956. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee, mais la loi relative à la démocratie de proximité du a, dans ses articles consacrés au recensement de la population, instauré des recensements de la population tous les cinq ans en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Mayotte et dans les îles Wallis-et-Futuna, ce qui n’était pas le cas auparavantTitre de la loi -276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité. Ce recensement se fait en liaison avec l'Institut de la statistique et des études économiques (), institut de la statistique de la Nouvelle-Calédonie. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004, publié au JORF du ., les précédents recensements ont eu lieu en 1996, 1989, 1983, 1976, 1969, 1963 et 1956.

En 2019, la commune comptait 712 habitantsPopulation municipale légale en vigueur au , millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au , date de référence statistique : ., en augmentation de 16,34 % par rapport à 2014 (Nouvelle-Calédonie : +0,98 %).

Avec en 2019, elle est la deuxième commune la moins peuplée de Nouvelle-Calédonie (avant 2014, elle était la moins peuplée), et est la seconde plus petite, juste après Nouméa, avec une superficie de . Sa densité est légèrement inférieure à la moyenne du Territoire, à .

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments

Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix de Farino.

Activités

sentiers de randonnée, botaniques (forêt primaire), équestres, pédestres et VTT, sentier de la Petite Cascade, Parc de Grandes Fougères, hébergement, refuge, bungalows, camping, gîtes, chalets, restauration, tables d'hôtes, produits locaux : café arabica (Grand Cru Bourbon Pointu), confitures, fruits... écotourisme rural, (Marie Fogliani),

Manifestations culturelles et festivités gauche|vignette|Concours de fouillage de vers de bancoule thumb|Signalétique présente lors de la fête du ver de bancoule, organisée chaque année au mois de septembre à Farino.|alt=|gauche

Marché le deuxième dimanche du mois notamment du cerf, de la confiture, des légumes, des fruits, des crabes et des plantes. Fêtes du Jardin En mars, fête de l'ouverture de la pêche au crabe En septembre, fête et marché du ver de bancoule, larve comestible de coléoptère. Farino est réputée en Nouvelle-Calédonie pour sa Fête du ver de bancoule. Cette fête propose divers produits artisanaux et organise des concours de fouillage et de dégustation du fameux ver de bancoule. Elle se déroule le deuxième dimanche de septembre sous la houlette d'Eliane Fogliani, mieux connue sous le nom de « Mamie Fogliani ». Celle-ci est réputée localement comme l'une des principales références culinaires en matière de cuisine caldoche, notamment à travers sa table d'hôte située à Farino ou par sa série de livres intitulés Recettes calédoniennes de Mamie Fogliani.

Personnalités liées à la commune Jean Mariotti (1901-1975), auteur de romans et de contes. Mamie Fogliani Emile Barbou à cheval

Repères nord-sud : RT1 Moindou-Bouloupari commune de Moindou (Mwâhruu) plage de la Garde (Né Ara Meuxi), gîte Les Nautiles, Kéré, baie de Moindou, île Saint-Dié (Nü Yéyé), RM2 : Moméa, RM25 : Oua-Oué (Wawé), et vers Bourail, RM9-RM7 : Katrikoin (Table-Unio), et vers Bourail, Petit Moindou, Ryawa, palmiers royaux, RM6 : La Résidence, ancienne demeure coloniale, sentier des Gorges de Moindou, barrage, RM3 : Téremba, ancien fort Téremba, musée et circuit commémoratif, le Banian, baie de Téremba, presqu'île de Tanghi, plages, île Mara, île Corbeille (Cotogi), baie de Ouarail, commune de Farino (Udi Pwe) VU et RP5 : Focola, Fonwhary (Fô Wari), Farino, Tendéa, Parc des Grandes Fougères, Plaine aux Truies, le Cœur de Farino, commune de Sarraméa (Xûâ Chârâmèa) RP5 : Petit Couli (Kwyri Amure), Grand Couli (Kuriaati), col d'Amieu (Ö Chönaxwéta, 425 m); transversale RP5 : Koh, Kouaoua, Canala, Thio, Sarraméa (Chara Méa), La Cuve (Timi, trou Feuillet), plateau de Dogny (1010 m), cascade, sentier botanique, vers Ema (Amé), commune de La Foa (Fo Xa) Thia, marais d'Amboa, Apikwuanthaï, La Foa, parc, passerelle suspendue Marguerite, Nily, Méaré, Les 4 routes, Pierrat (Pieta), auberge de Pierrat, Kouma, Ouipoin (Wi Pwê) (GR), Koindé (Xwi Déé), Réserve Botanique Spéciale du Pic Ningua, RP4 vers la côte est, Naïna (Tôrô Méda), Naïna Parc, vers Amboa, marais, Caillou, Presqu'île Lebris, île Lebris (Nai Nitaru), déchetterie, Institut Agronomique Calédonien, La Petite Ferme, Pocquereux (randonnées), aire de stationnement de Taïchen, La Foa Randonnées, Forêt Noire, gîte, Col du Bonhomme (Méé Xwaütobwé), station Popidéry, vers la baie de Chambeyron, aérodrome de Oua Tom, aéroclub, parachutisme, presqu'île de Ouano, plages, wharf, Réserve Naturelle (dont îlots : N'Digoro, Kondoyo (Kâtiö)), sentiers mangroves : Nipwinô (3,8 km, pointe nord, surf, deck), Nidöwé (4,6 km, palétuvier, oiseaux), Méégiwé (1,6 km, pic et table d'orientation), vers l'intérieur : Oua Tom (Watom), Chez Georgette, commune de Bouloupari (Berepwari) Camp Brun, vallée de l'Oua Nonda : Ouaménie, vers Gilles, presqu'île de Bouraké, ruines pénitentiaires, baie de Perseval, îles : Puen, Ténia, Leprédour, Ducos, Hugon, vers Ouitchambo, Pic d'Outchambo, vers Nassirah, col de Nassirah, Réserve de faune et de flore du Mont Do, transversale vers Thio, Bouloupari(s), vers base de Perseval, Port-Ouenghi, marina, vers Ouinané, Nétéa, Dent de Saint-Vincent (1441 m), vallée de la Ouenghi, golf Tomo, wharf, aire de loisirs, vallée de la Tontouta, commune de Païta aéroport de La Tontouta

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Liste des communes de la Nouvelle-Calédonie

Liens externes

Catégorie:Commune en Nouvelle-Calédonie