Albert Souques, né le à Saint-Péray et mort le à Nice, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.
Biographie
Jeunesse et engagement
Fils d'un receveur des contributions et d'une ménagère, Albert Souques naît le à Saint-Péray, en Ardèche. Il s'installe dans le Gard, où il est élève de l'école des mines d'Alès. Le , il commence son service militaire au régiment d'infanterie. Il est promu caporal le puis est admis aux cours d'élève officier de réserve le suivant. Promu sous-lieutenant de réserve, il est affecté au régiment d'infanterie (RI) et effectue un bref retour à la vie civile avant de revenir dans ce régiment le pour effectuer un stage censé durer un an. Cependant, la première guerre mondiale éclate, entraînant Albert Souques dans les campagnes du RI.
Première Guerre mondiale
Lors de la bataille des frontières et de la campagne de Lorraine, il participe à la Bataille de Morhange au cours de laquelle il est blessé par balle à l'épaule le , en allant récupérer l'un de ses hommes blessé. Pour cette action, il reçoit une première citation à l'ordre du corps d'armée. Il prend ensuite part à la Bataille de la Marne puis à la seconde bataille de Champagne. Il est admis dans l'armée d'active le , avec effet rétroactif au . Le début de son cursus d'ingénieur à l'école des mines lui permet de passer à l'arme du Génie. Mis à disposition du corps d'armée en , il se distingue en réalisant des écoutes efficaces de jour et de nuit dans les secteurs de Vaudemange, Sillery et du fort de la Pompelle. Muté au régiment du génie le , il est promu lieutenant le suivant puis passe au régiment du génie le et au régiment du génie le .
Engagé dans la bataille du Chemin des Dames et dans la bataille des monts de Champagne, il se distingue par l'excellence de son travail de construction de mines et gagne une seconde citation à l'ordre du corps d'armée le , à la suite d'une blessure reçue le précédent alors qu'il travaillait à son chantier. Il suit ensuite son régiment dans la bataille de Champagne de 1918 et obtient ses galons de capitaine le de cette année. Tout au long de l'avancée des troupes alliées au cours de l'offensive des Cent-Jours, il commande sa compagnie avec efficacité, permettant la réparation des voies de communication détruites par l'ennemi, favorisant la progresion des unités françaises et obtenant ainsi sa troisième citation, cette fois à l'ordre de l'armée. Après l'Armistice du 11 novembre 1918, il retourne dans l'infanterie en étant muté au régiment d'infanterie le puis au régiment d'infanterie territoriale en .
Entre-Deux-Guerres
Du au , il participe à l'occupation de la Rhénanie, d'abord au sein du régiment d'infanterie dont il fait partie depuis le , puis à compter du au régiment d'infanterie. Attaché administrativement à ce dernier, il est dans la pratique adjoint au général commandant la place de Landau. De retour en France, il effectue un bref passage au bataillon de chasseurs à pied auquel il a été affecté le puis est finalement démobilisé le suivant.
Il retrouve l'armée six ans plus tard en effectuant un temps de service en Algérie de à dans les rangs du régiment de tirailleurs algériens. Le , il est admis à l'école supérieure d'intendance militaire et en ressort avec le grade d'intendant militaire adjoint. Affecté aux troupes coloniales, il est brièvement affecté à la direction de l'intendance des troupes coloniales à Paris à partir de avant de partir pour l'Afrique-Occidentale française (AOF) le . De retour en métropole en , il se trouve à nouveau à Paris où il sert à la section de sous-intendance coloniale avant d'être détaché au ministère de la guerre en juin de la même année. Il est promu intendant militaire de classe le et retourne en Afrique de 1936 à 1938. Il revient en France pour occuper un poste à la direction des services militaires du ministère des colonies. En , il débute un séjour en Afrique-Équatoriale française (AEF).
Seconde Guerre mondiale
En , au moment où les colonies de l'AEF se rallient à la France libre, Albert Souques choisit de rejoindre lui-aussi le général de Gaulle. Promu intendant-général de classe en , il est envoyé en Syrie après la conquête de celle-ci et y est chargé de l'organisation administrative des forces françaises libres du Levant. En , il effectue une mission en Amérique du Nord puis rejoint l'État-Major du général de Gaulle à Londres en pour y exercer la fonction de secrétaire général du commissariat national à la guerre.
En , il part pour l'océan indien où il est l'un des adjoints du Haut-commissaire Legentilhomme à Madagascar et à La Réunion. Après un passage à Alger en , il est affecté à Dakar où il est directeur général de l'intendance des forces terrestres en AOF.
Après-Guerre
Promu intendant-général de classe en , il revient en France en et devient directeur général de l'intendance à la région militaire de Marseille jusqu'à sa retraite en .
Albert Souques meurt le à Nice.
Décorations
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Commandeur de la Légion d'HonneurPar décret du 13 janvier 1949Compagnon de la LibérationPar décret du 5 juillet 1943Croix de guerre 1914-1918Avec une palme et deux étoiles de vermeilMédaille des blessés de guerreCroix du combattantMédaille interalliée de la VictoireMédaille commémorativede la guerre 1914-1918Officier de l'Ordre de l'Étoile noire(Bénin)
Références
Voir aussi
Bibliographie
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Articles connexes
Ordre de la Libération Libération de la France
Liens externes
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