La reconstruction de Saint-Malo correspond à la reconstruction de la ville de Saint-Malo après la Seconde Guerre mondiale.
Contexte historique En 1940, les Allemands entrent dans Saint-Malohttps://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-malo-35400/en-images-il-y-a-75-ans-saint-malo-en-ruines-entamait-sa-reconstruction-541eff9a-7dbe-11ec-8f4d-74e292b13dae.
En , les colonnes américaines du corps d'armée du général Middleton se dirigent vers Brest. Pris sous le feu de l'artillerie allemande près de Saint-Malo, l'armée américaine réagit en bombardent la ville à partir du dimanche . L'immeuble du "Café de Paris" a été le premier bâtiment d'intra-muros, à être touché par un incendie.
Dans la nuit du au , 18 prisonniers malouins sont tués par des obus de la américaineJoseph Baladre, Un épisode du siège de Saint-Malo, Les otages au Fort National 7-13 août 1944, Nantes, Beuchet et Vanden Brugge, 1946..
Du 3 au , un bombardement détruit 683 immeubleshttps://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-malo-35400/la-reconstruction-de-la-ville-enfin-racontee-5466242.
Le dimanche , la ville, le château, le Grand Bé et Cézembre subissent un nouveau bombardement aérien, l'aviation américaine envoyant cette fois 150 bombardiers lourds B-24 Liberator. Évacuée par les autorités allemandes quelque temps plus tôt, Saint-Malo est presque entièrement dévastée par les incendies qui suivent ce bombardement massif.
À la Libération, 80 % de Saint-Malo intra-muros est détruite, à l’exception des remparts : 683 des 865 immeubles, maisons ou bâtiments sont en ruines et il manque logements.
Si certains habitants peuvent habiter à l'intérieur des remparts dès , beaucoup sont relogés dans des constructions provisoireshttps://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-malo-35400/intra-muros-reconstruit-mais-different-2747020.
Historique
Début En , le ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme est formé afin de coordonner la reconstruction des villes françaises.
La reconstruction n'est pas évidente. Plusieurs solutions ont été envisagées : laisser la ville en l'état, comme un symbole ; réaliser une toute nouvelle cité ; ou la reconstruire à l'identique. C'est la troisième option qui est choisie.
Les autorités parlent de .
En , les élus malouins tranchent un plan de reconstruction. 300 hommes et dix-huit mois sont nécessaires pour le déblaiement des de ruines.Le poids total des décombres s'élevait à , et les travaux de déblaiement ont couté environ 20 millions de francs
Pour certaines opérations de déblaiement, l'une des entreprises responsables eut recours à des wagonnets sur rail de marque Decauville, un équipement reconnu pour ce genre d'usage.
Le plan prévoit de déplacer plusieurs grands équipements publics comme l’hôpital et la prison afin d'aérer la ville.
L’édification de nouveaux logements répond à des carences en matière d’habitat qui se sont accentuées lors de l’entre-deux-guerres.
Le , la première pierre du nouveau Saint-Malo est posée en présence de René Delannoy.Elle est située au numéro 9 de la rue d'Estrées, sur la façade d'un bâtiment collectif appartenant à l'État. En 1997, une plaque commémorative a été apposée à cet endroit par la société d'histoire vignette|plaque commémorative posé sur l'emplacement de la première pierre du nouveau Saint-Malo À partir de 1948, la reconstruction emploie des parpaings manufacturés.
Premiers résultats La ville avait été divisée en 65 ilots. Le plus grand îlot n'est mis en chantier qu’en 1949, et le premier immeuble particulier reconstruit en 1950.
En 1957, 98 % des immeubles à reconstruire sont achevés.
Fin En 1963 l’association syndicale de reconstruction est dissoute.
La fin symbolique du chantier a lieu en 1972 avec l’inauguration de la cathédrale Saint-Vincent.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Histoire de Saint-Malo Libération de Saint-Malo
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