Lydia Flood Jackson née le à Brooklyn, Californie et morte le à Oakland, Californie, est une femme d'affaires américaine, elle défend les droits civiques et l'accès à l'éducation des afro-américains et le droit de vote des femmes en participant activement à plusieurs Clubs de femmes.

Biographie

Jeunesse et formation Lydia Flood est née le à , aujourd'hui annexée à Oakland, Californie aux États-Unis.

gauche|vignette|189x189px|Elisabeth Scott Thorn, vers 1850. Sa mère, (1828-1867) est née en 1828 à New York et fait ses études à New Bedford, dans le Massachusetts. Elle s'installe en Californie pendant la ruée vers l'or avec son mari Joseph Scott, qui décède peu après leur installation, la forçant à élever seule leur fils Oliver. Dans les années 1850, les enfants afro-américains n'ont pas le droit d'aller à l'école publique. Elizabeth Scott décide donc de créer la première école pour enfants afro-américains de Sacramento dans sa maison au 1334 Fifteenth Street, le . L'école fut acceptée dans le district scolaire de Sacramento, mais sans financement et uniquement en tant qu'école séparée. Elle y enseigne jusqu'à ce qu'elle épouse Isaac Flood (1816-1892), le père de Lydia, en 1855 et déménagent à Oakland. Ils font partie des premiers résidents afro-américains de la ville et constituent une famille éminente.

Isaac travaille comme ouvrier et commerçant et fait fortune dans l'immobilier de la région. Cette réussite fait des Floods l'une des familles afro-américaines les plus riches de Californie à l'époque. Le couple défend les droits civiques et l'éducation des afro-américains. Ils contribuent également à la création d'église épiscopale méthodiste africaine de Shiloh (Shiloh African Methodist Episcopal Church) en 1858. En 1857, ils ont un fils nommé George Francis Flood qui est considéré comme né à Oakland. La même année, Elizabeth crée une autre école privée à leur domicile au 1334 East 15th Street pour les afro-américains et les enfants non blancs, Lydia y suivra sa scolarité.

gauche|vignette|191x191px|George Flood vers 1870. Isaac se consacre à l'avancement des droits civiques pour les afro-américains et fait partie du de Californie pour lutter contre la ségrégation dans les écoles californiennes. Grâce à son engagement, Lydia est la première élève afro-américaine à fréquenter la en 1872 à l'âge de 10 ans. Elle poursuit sa scolarité en suivant des cours du soir à l'. Cependant, d'après le recensement de 1940, elle indique que son niveau d'études le plus élevé est la année.

Après avoir terminé ses études, elle se marie avec William Jackson et n'ont pas d'enfants. vignette|Lydia Flood Jackson vers 1880.|313x313px

Militantisme Jackson poursuit l'héritage de sa famille en luttant pour les droits civiques des afro-américains et défend les droits des femmes. Active dans le , elle est membre du Native Daughter's Club et du Fanny Jackson Coppin Club pendant quarante-deux ans. Elle est également l'une des dirigeantes du en étant la première présidente législatif de l'organisation, la première présidente de la citoyenneté et elle y introduit l'utilisation du vote secret dans les élections.

Jackson réclame le droit de vote des femmes lors de la première réunion de la State Federation of Colored Women's Clubs, qui se tient en 1918 à Los Angeles. Elle rend également hommage aux suffragettes qui ont ouvert la voie et fait référence aux chênes d'Oakland, qui ont donné leur nom à la ville : et ajoute : .

Militante politique, elle se rend même au Mexique, en Amérique du Sud et aux Antilles pour y donner des conférences. Jackson veut que les femmes remettent en question leurs rôles conventionnels et les limites des normes sociétales. Elle veut également que les femmes examinent et remettent en question la suprématie de l'homme blanc. vignette|235x235px|Lydia Flood Jackson, d'après une publication de 1919 pour les produits « Flood Toilet Creams ».|gauche

Entrepreneuriat vignette|200x200px|Annonce dans le California Eagle, 17 mai 1919, p. 3. Jackson est également une femme d'affaires et une inventrice. Son père lui apprend à investir dans l'immobilier, ce qui lui permet de subvenir à ses besoins. Elle crée également une ligne de produits de beauté (produits de toilette, crèmes et parfums), connue sous le nom de , qui est produite et vendue sur la côte ouest. Femme d'affaires prospère et activiste, elle s'impose au sein d'un groupe d'afro-américains influents dans la communauté que l'historien Willard Gatewood appelle les .

Fin de vie et mort vignette|Extérieur de la maison de Lydia Flood Jackson au 2319 Myrtle St., Oakland, Californie, vers les années 1900.|332x332px Dans le recensement fédéral des États-Unis de 1920, Lydia Flood Jackson est mentionnée comme veuve ; dans les années 1940, elle vit avec son neveu Leslie Flood, sa femme Julia T. Flood et son fils Robert F. Flood au 2319 Myrtle Street.

Lors du quatre-vingtième anniversaire de l'église épiscopale méthodiste africaine (AME) de Shiloh, aujourd'hui connue sous le nom de First A.M.E. Church d'Oakland, Jackson s'adresse à l'assemblée et évoque les contributions de sa mère à l'église et à l'éducation.

À l'occasion du anniversaire de Jackson, la ville d'Oakland lui rend hommage en la désignant comme la .

Elle meurt le à l'âge de 101 ans à l'hôpital Fairmont. Elle est enterrée au cimetière de Mountain View à Oakland, en Californie. La cérémonie a lieu à la First A.M.E. Church d'Oakland, en Californie, anciennement connue sous le nom de Shiloh African Methodist Episcopal Church, que ses parents avaient aidée à fonder en 1858.

Les documents de la famille Flood sont archivés par la , dans le musée et la bibliothèque afro-américains d'Oakland, et comprennent le programme des funérailles de Lydia Flood Jackson, des lettres et des photographies de famille.

Notes et références

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