alt=Photographie en noir et blanc datant de 1919, représentant Kirstine Smith assise à un bureau, habillée de façon formelle avec une blouse ou une chemise claire et une veste sombre. Ses cheveux sont attachés en un chignon bas, typique de la mode féminine du début du XXe siècle. Le bureau devant elle est sobre, avec des documents ou des papiers visibles, indiquant une activité intellectuelle ou académique. Elle a une expression sérieuse et concentrée, son regard tourné légèrement vers la droite, ce qui suggère qu'elle est en train de réfléchir ou de travailler. Le cadre de la photo est simple, sans éléments décoratifs notables, centrant l’attention sur Kirstine Smith elle-même. L’éclairage est uniforme, sans ombres marquées, ce qui est caractéristique des portraits photographiques de cette époque.Cette photo reflète son engagement dans le domaine scientifique à une époque où les femmes étaient encore peu présentes dans ce milieu. La photographie est issue d'une collection privée et son auteur est inconnu. Elle est désormais dans le domaine public, conformément à la législation danoise sur le droit d'auteur.|vignette|Kirstine Smith travaillant à son bureau en 1919

Kirstine Smith, née le et morte le , est une statisticienne danoise. On lui attribue la création du domaine de la .

Biographie Kristine Smith nait le à Nykøbing Mors, Danemark. En 1903, elle obtient un diplôme en mathématiques et en physique à l'Université de Copenhague.

Elle travaille ensuite comme secrétaire de l'astronome et statisticien Thorvald Thiele, puis au Conseil international pour l'exploration de la mer, pour lequel elle rédige plusieurs volumes sur les populations de poissons.

En 1916, Smith est admis en doctorat à l'Université de Londres où Karl Pearson avait fondé le premier département universitaire de statistiques. Elle a pour professeur Pearson qui la décrit comme « brillante » dans une lettre à Ronald Fisher. À Londres, elle écrit un article influent dans la revue Biometrika sur le minimum du χ² du coefficient de corrélation. Les désaccords sur certains aspects de son travail ont conduit à des frictions entre Pearson et Fisher.

Dans sa thèse, publiée en 1918, elle invente le où elle calcule des conceptions G-optimales pour la régression polynomiale d'ordre jusqu'à 6.

Après avoir terminé son doctorat elle s'installe à Copenhague où elle travaille comme chercheuse pour la Commission pour la recherche océanique de 1918 à 1924 et avec Johannes Schmidt au de 1920 à 1921.

Elle abandonne finalement la recherche après avoir obtenu son diplôme d'enseignante pour devenir professeur de lycée.

Elle meurt le .

Publications Smith, K. (1916). On the ‘best’ values of the constants in frequency distributions. Biometrika, 11(3), 262–276. Smith, K. (1918). On the standard deviations of adjusted and interpolated values of an observed polynomial function and its constants and the guidance they give towards a proper choice of the distribution of observations. Biometrika, 12(1/2), 1–85. Smith, K. (1922).The standard deviations of fraternal and parental correlation coefficients. Biometrika, 14(1/2), 1–22.

Notes et références

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