Les taxis-motos, également appelés motos-taxis, constituent un mode de transport informel majeur exercés par les jeunes en république du Congo, particulièrement dans les zones périurbaines mal desservies par les bus et taxis classiques. Cette activité répond à des besoins de mobilité rapide face aux embouteillages et aux itinéraires dégradés, tout en offrant un emploi à de nombreux jeunes chômeurs.

Historique L'essor des taxis-motos en république du Congo date du confinement lié à la COVID-19 en 2020, lorsque de nombreux jeunes ont converti leurs motos privées en moyen de transport public face à la pénurie de bus et taxis. Le une Interdiction strictement le par accord entre la police et les syndicats des transports, en 2023, il prolifère dans les quartiers nord de Brazzaville, attirant des chômeurs diplômés de l'université Marien Ngouabi, des jeunes délinquants reconvertis. En 2023, Brazzaville compte plus de 1 000 motos-taxis, dominant une part significative des transports en commun.

Réglementation Le n° 2024-324, un décret du Premier ministre Anatole Collinet Makosso, signé réglemente obligatoirement l'activité, la réservant aux citoyens congolais sans distinction de genre et l'autorisant dans les périphéries des grandes villes et zones rurales dépourvues de transports collectifs adéquats. Les motos doivent être immatriculées, assurées, soumises à un contrôle technique périodique, et les conducteurs équipés de deux casques homologués un pour le chauffeur, un pour le passager, d'un gilet fluorescent numéroté. Les interdictions clés incluent le transport de plus d'un passager, la position amazone, et l'exercice par des étrangers; la direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) impose une mise en conformité sous 72 heures en , avec formations pratiques et théoriques en cours. Des plaques d'immatriculation distinctes et un certificat médical sont obligatoires dès fin 2025.

Sécurité et accidents Un taux de 29,51 %, des 12 564 accidents routiers enregistrés par les taxis moto en République du Congo, souvent dus à la vitesse excessive, à l'absence de casques et à la consommation de stupéfiants telle que tramadol par certains conducteurs. À Brazzaville, la circulation chaotique et les routes sans feux amplifient les risques, avec une recommandation stricte de la DGSP pour le port obligatoire de casques et gilets. Bien que populaires pour leur rapidité et leur faible coût 500 FCFA pour un trajet, ils suscitent des critiques pour leur dangerosité.

Notes et références

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