Les élections municipales de 2026 à Dijon ont eu lieu les 15 et 22 mars 2026. Elles visent au renouvellement du conseil municipal et du conseil métropolitain de Dijon Métropole.

Il s'agit des premières élections suivant la démission, le 25 novembre 2024, de François Rebsamen, maire de la ville depuis 2001. Elles se soldent par la reconduction de la majorité de centre gauche sortante, conduisant à la réélection de la maire socialiste Nathalie Koenders. L'union de la droite et du centre droit se maintient comme première force d'opposition tandis que le Rassemblement national parvient à faire son retour au sein du conseil municipal dont il avait été évincé en 2020. À l'inverse, les Écologistes ne conservent aucun siège et quittent l'assemblée municipale, où ils étaient représentés sans interruption depuis 2001.

Modalités du scrutin

Dates Les dates du scrutin sont fixées par un décret du 27 août 2025 aux 15 et 22 mars 2026..

Mode de scrutin L'élection des conseillers municipaux et métropolitains se déroule selon un scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire : les candidats se présentent en listes complètes avec la possibilité de deux candidats supplémentaires. Lors du vote, on ne peut faire ni adjonction, ni suppression, ni modification de l'ordre de présentation des listesArticle du Code électoral.. Chaque bulletin de vote comporte deux listes : une liste de candidats aux seules élections municipales et une liste de ceux également candidats au conseil métropolitainArticle du Code électoral..

Le nombre de sièges à pourvoir au conseil municipal de Dijon correspond à celui des communes dont la population est comprise entre et , soit 59 siègesArticle du Code général des collectivités territoriales.. Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct pour une durée de mandat de six ansArticle du Code électoral.. L'élection se termine au premier tour en cas de majorité absolue. Le cas échéant, un second tour a lieu. Les listes qui ont obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se présenter au second. Les candidats des listes qui ont obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent rejoindre une autre listeArticle du Code électoral..

La liste ayant obtenu le plus de voix se voit attribuer la moitié des sièges, arrondie à l'entier supérieur si nécessaire. Ainsi, la liste majoritaire obtient automatiquement 30 sièges. Les 29 sièges restants sont attribués à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne aux listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour (ou au premier tour en cas de tour unique)Article du Code électoral..

Contexte

Scrutin précédent vignette|gauche|155px|François Rebsamen, maire de Dijon réélu à l'issue des élections de 2020.

Les élections municipales de 2020 ont été marquées par une abstention massive en raison de la pandémie de Covid-19, la participation lors du s'étant effondrée de 59 % en 2014 à 36 % en 2020.

Sur le plan local, la liste conduite par le socialiste François Rebsamen, candidat à sa propre succession, parvient à se maintenir en tête bien que perdant 3 sièges. Il est toutefois à noter que Europe Écologie - Les Verts, présent en 2014 sur la liste de la majorité municipale, a présenté sa propre liste pour l'élection de 2020 réussissant à obtenir 6 sièges.

La liste de droite et du centre parvient à conserver ses 10 sièges, bien que l'UDI ait quitté cette coalition.

Le Rassemblement national ne parvient pas à conserver ses 3 sièges, la liste n'ayant pas atteint les 10 % au et n'ayant pas fusionné avec une autre liste pour le .

C'est également le cas de la liste du centre La République en Marche - UDI et de la liste menée par la France insoumise, bien que celle-ci fasse légèrement mieux que la liste du Front de Gauche en 2014, cette dernière n'ayant à l'époque pas réussi à passer la barre des 5 %.

+ Résultats des municipales de 2020 à Dijon.Fichier:Dijon CM 2020.svgTête de listeListePremier tourSecond tourSiègesVoix%Voix%François RebsamenPS-MoDem-MR-PRG-Cap2138,2443,514331 Emmanuel BichotAgir-LR-LC-Soyons libres19,9034,84108 Stéphanie ModdeEELV15,0921,6364 Sylvain ComparotLREM-UDI-8,80 Damien CantinRN6,74 Arnaud GuvenatamLFI-POI-GJ-ECO5,14 Bruno LouisECO3,76 Claire RocherLO3491,20 Jean-Baptiste GavignetDIV3161,08 Votes valides 97,63 97,57 Votes blancs2310,783631,31 Votes nuls4741,593091,12 Total1001005943 Abstention64,0766,60 Inscrits / participation35,9333,40

Contexte politique local

Scrutin tour tour%%%%%%% Régionales 2021. PS 29,99 LR 17,41 RN 16,19 EELV 15,19 PS 52,74 LR 20,77 RN 16,06 Présidentielle 2022. LREM 30,01 LFI 27,07 RN 15,11 REC 7,49 LREM 69,89 RN 30,11 colspan=3 Législatives 2022... NUPES 33,57 ENS 28,24 RN 12,54 LR 10,34 NUPES 51,20 ENS 49,80 colspan=3 Européennes 2024. RN 21,19 PS-PP 17,80 ENS 15,85 LFI 13,11 colspan=9 Législatives 2024... NFP 36,58 ENS 24,70 UXD 23,74 LR 9,42 NFP 54,78 UXD 29,51 ENS 15,71

Maire de Dijon depuis 2001 (à l'exception d'une courte interruption en 2014-2015, alors qu'il était ministre du travail), François Rebsamen a décidé de rendre son mandat de maire de Dijon à compter du 25 novembre 2024, laissant ainsi la place à Nathalie Koenders, tout en restant pour autant président de la métropole..

La mairie de Dijon signale une forte hausse des inscriptions sur les listes électorales à l'approche du scrutin avec nouveau inscrits entre fin décembre 2025 et la fermeture des inscriptions dont la dernière semaine, principalement des jeunes de 18 à 35 ans, nombres plus importants qu'en 2020 ce que la presse locale interprète a priori comme un intérêt particulier des dijonnais pour le scrutin. Toutefois, la participation lors du tour s'élève à 53 %, ce qui représente bien un hausse de 17 points par rapport au scrutin de 2020, tenu en pleine pandémie de Covid-19, mais également une baisse de 6 point par rapport au scrutin de 2014.

Candidatures

Candidatures déclarées

À droite, la présentation d'une candidature unique fut compliquée : dès le , Emmanuel Bichot, leader de l'opposition municipale, indique qu'il sera à nouveau candidat à la mairie de Dijon en 2026, Alex Sibert, également conseiller municipal d'opposition se déclare à son tour candidat le 5 novembre 2025. Les Républicains ont dans un premier temps soutenu l'initiative du Printemps Dijonnais, projetant de créer une alliance avec Renaissance et Horizons, lancée par François-Xavier Dugourd, vice-président du conseil départemental et président de la section départementale de LR, bien que celui-ci ne souhaite pas être candidat lui-même. Toutefois, cette initiative n'ayant finalement pas aboutie, le parti décide le 10 décembre 2025 d'investir officiellement la liste d'Emmanuel Bichot, à cette occasion, ce dernier se dit prêt à former de nouvelles alliances, y compris avec le Rassemblement national, position sur laquelle il reviendra le 17 janvier, tandis qu'Alex Sibert se retire et annonce figurer à la troisième place sur la liste. Le jour même, Reconquête annonce soutenir sans contrepartie la candidature d'Emmanuel Bichot. Il est en outre soutenu par Le Nouveau centre. Le 22 décembre, l'UDI annonce rallier la candidature de Bichot, ne renouvelant donc pas l'alliance de 2020 avec le camp présidentiel. Le 13 janvier 2026, Henri-Bénigne de Vrégille, chef de file d’Horizons, se rallie à son tour à Emmanuel Bichot.

Le , Mathilde Mouchet et Rémi Goguel, à l'origine du mouvement « Dijon Avenir », annoncent vouloir former une liste citoyenne pour les élections municipales de 2026. Le 24 décembre 2025, le mouvement publie un communiqué dans lequel il affirme avoir œuvré afin de rassembler les durant l'année 2025, mais qu'en raison de l'échec de ce rassemblement, devenu apparent avec les présentations des listes de la France insoumise d'une part et des Écologistes d'autre part, il réitère le choix de monter une liste citoyenne. Le 21 janvier 2026 ils annoncent que la liste sera conduite par Rémi Goguel, qui concourra au poste maire, tandis que Mathilde Mouchet sera en deuxième position, visant la présidence de la métropole.

François Rebsamen, président de la métropole et ancien maire de la ville, annonce le 29 avril 2025 qu'il sera candidat lors des prochaines élections sur la liste menée par Nathalie Koenders, maire sortante, alors que celle-ci n'avait pas encore officialisé sa candidature. Le 3 décembre, la section locale du Parti socialiste apporte son soutien et appelle, à l'unanimité, la maire sortante à se déclarer candidate. Le 12 janvier 2026, à l'occasion d'une visite à Dijon, Delphine Batho, coordinatrice nationale de Génération écologie, apporte son soutien à la maire sortante. Le 14 janvier, dans une interview donnée au Bien public, elle officialise sa candidature soutenue, en plus de son propre parti, par le MoDem, Place publique, et le Parti radical. Le , lors de la présentation de la liste, elle officialise le soutien du Parti radical de gauche, de la Fédération progressiste et de dissidents écologistes..

Le 16 mai 2025, Thierry Coudert, candidat défait de la circonscription lors des dernières élections législatives, annonce qu'il conduira une liste Rassemblement national - Union des droites pour la République avec Mélanie Fortier, conseillère régionale et également ancienne candidate à la députation dans la circonscription en 2022, comme deuxième de liste. Le 3 juillet, il annonce lors d'une conférence de presse que sa liste est également soutenue par Identité-Libertés, en présence d'Antoine Camus, conseiller municipal de Saint-Apollinaire et représentant régional du parti en question. Alors qu'il cherchait un potentiel ralliement avec la liste d'Emmanuel Bichot, bien que ce dernier se soit déjà déclaré candidat, et n'écartait pas la possibilité d'effectuer une fusion de listes au tour si les conditions légales sont réunies, Emmanuel Bichot a finalement déclaré lors de sa première réunion publique de campagne le 17 janvier 2026 exclure toute alliance possible avec le RN.

Le 15 novembre, Les Écologistes, le Parti communiste, L'Après et Génération.s, annoncent présenter une liste commune, en opposition à la maire sortante, conduite par Michel Haberstrau.

Le 28 novembre, la France insoumise, dans son communiqué national, annonce qu'ils présenteront une liste, avec Dominique Guidoni-Stoltz à sa tête.. Elle lance officiellement sa campagne le 22 décembre. Toutefois, celle-ci annonce se retirer le 31 janvier 2026 pour raison de santé, laissant ainsi la place à Olivier Minard, originellement numéro 2 de la liste.

Sont également présentes deux listes d'extrême-gauche, celle de Lutte ouvrière, conduite comme en 2020 par Claire Rocher, et celle du Parti des travailleurs, conduite par Camille Joyeux.

Candidatures n'ayant pas abouti Bien qu'ayant dans un premier temps soutenu l'initiative du Printemps Dijonnais, Fadila Khattabi, ancienne député de la circonscription, et cheffe de file de Renaissance déclare, face à l'échec des négociations avec la droite, sa candidature le 14 novembre 2025 comme tête de liste. Elle retire finalement sa candidature le 20 janvier 2026, dénonçant entre autres dans un communiqué de presse celles et ceux qui ont décidé de « soutenir et de rejoindre une candidature soutenue par Reconquête », visant ainsi l'UDI et Horizons ayant rejoint la liste d'Emmanuel Bichot.

Laurent Bourguignat, membre des Républicains, se déclare candidat à l'investiture de son parti le 14 novembre 2025 face à Alex Sibert et à Emmanuel Bichot. Lors de la nomination de Bichot à la tête de la liste LR, Sibert annonce se rallier à sa liste, tandis que Bourguignat ne se manifeste pas. Finalement, le 16 janvier, interrogé par France 3 Bourgogne, Laurent Bourguignat indique qu'il ne mènera finalement pas de liste concurrente sans pour autant apporter son soutien à la liste de Bichot. Il réitère cette position le 20 janvier où il indique se préparer pour les prochaines législatives dans la circonscription du département.