Le d'autos-mitrailleuses et autos-canons (ou GAMAC), constitué début , est l'un des 17 groupes d'autos-mitrailleuses et autos-canons, petites unités d'artillerie légère mobile mises à disposition de l'armée française pendant la campagne contre l'Allemagne.

Création, dénominations et affectations Créé début par le général Gallieni, gouverneur militaire de Paris, le groupe d'autos-canons de la Marine voit ses deux sections opérer indépendamment l'une de l'autre dès leur départ au front. La section est initialement affectée au Q.G. de la division d'infanterie (DI), elle-même organiquement rattachée au corps d'armée. Du 7 au , elle est affectée à l’artillerie divisionnaire de la DI. En janvier 1915 elle rejoint la DI, elle-même affectée au corps d'armée. En février, elle est affectée à la 23e DI . La section se voit affectée en tant qu’élément non endivisionné à l’état-major du corps d’armée, où elle rejoint la section ( groupe) pour former un groupement ad hoc, dit « Groupement de Chevigné ». Les deux sections sont réunies le pour former définitivement le groupe d'autos-canons de la Marine affecté dans son entier au corps d'armée. Cette affectation dure jusqu'au , date du retour du groupe à Boulogne-Billancourt pour sa dissolution comme unité de Marine le . Reconstitué comme unité de cavalerie le , il rejoint la division de cavalerie (DC). En conséquence de la dissolution de la division de cavalerie le , il passe temporairement à l'état-major de la , où il se trouve en surnombre. Avec le GAMAC, son binôme, il est mis le à la disposition du Groupe d'armées du Nord qui l'affecte quelques jours plus tard à la . Puis, il est à nouveau réaffecté à la DC en pour revenir au corps de cavalerie en août. Sa dissolution est décidée à effet du . Le groupes d'automitrailleuses de cavalerie (AMC) est reconstitué le pour opérer en Algérie et accessoirement en Tunisie. Il est affecté à l’état-major du corps d’armée et administrativement au 5e régiment de chasseurs d’Afrique, en garnison à Alger.

Historique des campagnes et batailles Campagne contre l'Allemagne 1914 section : Dès son arrivée au front le , la section participe à l'attaque sur la ligne Carency - Ablain-Saint-Nazaire - Notre-Dame-de-Lorette - Aix-Noulette. Puis elle se rend dans les Flandres belges à Ypres. En novembre, elle prend un service dans un sous-secteur de tranchées à Menin puis revient en France en décembre où elle cantonne à l'arrière avant un engagement du 23 au à Carency. section : A son arrivée au front le , la section est appelée à constituer un groupement ad hoc avec la section du groupe d'autos-canons, l'ensemble étant identifié comme le « Groupement de Chevigné ». Ce groupement opère de concert avec la Batterie du capitaine Drouet à la disposition de la division d'infanterie jusqu'à la fin de l'année à Vermelles, d'abord en reconnaissances et appuis, puis en service de tranchées. 1915 section : En janvier- février, la section est chargée d'organiser et instruire l'artillerie divisionnaire de la division d'infanterie à Carency puis celle de la DI à Aix-Noulette. On ignore ses emplois de mars à fin mai. section : En janvier- février, la section poursuit son service tranchées. On ignore ses emplois de mars à fin mai. Les deux sections réunies dans le Groupe d'autos-canons Début juin, les deux sections se réunissent en un groupe à Nœux-les-Mines où elle restent apparemment sans emploi. Pourtant, le lieutenant de vaisseau Hergault, arrivé dans l’Artois le avec le groupe d’autos-canons qu'il commande, accompagné des et groupes rapporte :

Le groupement ad hoc ainsi virtuellement formé reste en alerte pendant 12 jours et se voit dissous fin juin sans être intervenu. Chaque groupe d'auto-canons est rendu à son unité de rattachement organique. Le groupe peut alors joindre à Pernes (Pas-de-Calais), le QG de la brigade de spahis auprès duquel il reste jusqu'au 25 septembre. Il déplace ensuite son cantonnement à Monchy-Cayeux jusqu'au , date à laquelle il s'installe à Bruay-en-Artois pour une mission de soutien de veille et d'artillerie près des tranchées. 1916 Le service de tranchées se poursuit en janvier, puis le groupe fait mouvement vers Boulogne-Billancourt pour être dissous le en tant que groupe de Marine. Après un mois de préparation et d'entraînement des nouveaux effectifs militaires, le groupe, constitué en GAMAC, rejoint sa nouvelle affectation à Lunéville à la division de cavalerie où il trouve le GAMAC en alternance avec lequel il occupe un sous-secteur en forêt de Parroy tenu de concert jusqu'à fin juillet, à la dissolution de la division. Après une affectation temporaire à la division de cavalerie dans les Vosges, le GAMAC est affecté le au Groupe d'armées du Nord au sud d'Amiens. On ignore ensuite tout de ses mouvements et opérations jusqu'à la fin de l'année 1916. 1917 Affecté initialement au régiment d'artillerie de campagne, le groupe passe à la division de cavalerie le près d’Épernay et cantonne avec les et GAMAC pendant un mois à Mareuil-sur-Aÿ avant de prendre un secteur de tranchées à l'Est de Reims jusqu'à sa dissolution le . Le personnel du GAMAC est dispersé dès son arrivée à Versailles au Centre d’instruction des autos-mitrailleuses (CIAM) le . Le matériel et les voitures sont répartis entre plusieurs groupes.

En Afrique du Nord On ignore la date exacte de la reconstitution du groupe. Unité de cavalerie d'Afrique en Algérie au moins depuis la mi-1919 à Alger Le capitaine Farcis devait prendre le commandement du 5e groupe en août 1919, mais victime d'un accident de circulation, il doit différer sa prise de fonction au début de l'année 1920 (Registre matricule et Le Petit parisien, 8 septembre 1919, p. 3)., le groupe d'automitrailleuses de cavalerie en garnison à Blida à partir de « Département d’Alger – Blida – Arrivée d’un groupe d’autos-mitrailleuses », L'Écho d'Alger, 13 mars 1920, p. 2. n'a laissé aucune trace de ses éventuels engagements jusqu'à sa transformation en escadron d'automitrailleuses de cavalerie le « Emplacement principal des troupes au 1er août 1922 », Almanach illustré du Petit Parisien, Paris, 1923, p. 309-311 (Lire en ligne)..

Commandants du groupe Période Marine. Enseigne de vaisseau François de Chevigné ( - ). Il commande également la section et le groupement ad hoc désigné par son nom. La section, pendant la période où elle opère indépendamment du groupe, est commandée successivement par l'enseigne de vaisseau Xavier de Carsalade du Pont du au , puis par l'enseigne de vaisseau André Millet du au , date du regroupement des deux sections sous le commandement de l'EV de Chevigné. Période Cavalerie Capitaine Gaspard Charles Joseph de Bourbon-Châlus ( - ). Capitaine René Farcis ( - après 1922).

Pertes du groupe en opérations Le faible nombre des blessés du groupe réunis dans le tableau ci-dessous ne peut rendre compte de la totalité des pertes subies par cette unité, aucun état réglementaire n'ayant été conservé. L'indication des circonstances de l'événement peut manquer du fait des lacunes des sources. Les engagements qualifiés d'Action AMAC, indiquent des opérations, offensives ou défensives, dans lesquelles il est fait principalement appel aux spécificités de ces unités mobiles composées de voitures blindées, bien armées en mitrailleuses et canons, servies par des personnels expérimentés et solidaires.

+GradeNomDate de blessure/décès/disparitionCirconstance Enseigne de vaisseau de classe Xavier de Carsalade du PontBlessé le Action AMACSoldatPierre FourèsBlessé le Action AMACSoldatKuhnelBlessé le TranchéesSoldatCharles PoiretBlessé le Action AMACSoldatJean CazalisBlessé le InconnueSoldatAuguste LaffitteBlessé le Tranchées

Distinctions La 10e section du 5e groupe d'autos-canons de la Marine est incluse dans une citation collective à l'ordre de l'armée lors de son engagement dans la reprise de Vermelles :

Personnalités ayant servi au sein du groupe Jean Paul Marie d’Arcangues (1889-1941), maréchal-des-logis, descendant d'une famille aristocratique originaire de la commune éponyme du Pays basque. Charles Louis Élie Juste Joseph de Beauvau-Craon (1878-1942), lieutenant, descendant d'une famille aristocratique de longue lignée. Gaspard Charles Joseph de Bourbon Châlus (1876-1936), lieutenant, apparenté à la lignée des Bourbon Busset. Xavier de Carsalade du Pont (1879-1964), enseigne de vaisseau de classe, issu d'une famille aristocratique gasconne. François de Chevigné de Poterat (1882-1962), enseigne de vaisseau de classe, comte de Chevigné (titre de courtoisie), fils d'Adhéaume de Chevigné et de Laure de Sade, descendants de familles aristocratiques de longue lignée. Charles Émilien Marie Paul Pourroy de Laubérivière de Quinsonas (1880-1967), lieutenant, membre de la famille de Quinsonas, lignée aristocratique du Dauphiné.

Matériels Au départ de Vincennes, chaque section est dotée de trois autos-canons Peugeot modèles 1914 et deux autos-mitrailleuses non blindées (une AM Renault et une autre montée sur châssis Panhard pour la section, deux montées sur châssis Renault pour la section), plus un camion de ravitaillement et une voiture de liaison. Les autos-canons blindés modèle 1915 sont remis au groupe en . Deux autos-mitrailleuses blindés modèle 1915 sont remis à la section en . Tous les véhicules sont équipés du dispositif d'inversion en marche arrière Raulet-Dombret lors de la reconstitution de l'unité en GAMC en à Boulogne-BillancourtLes ingénieurs Raulet et Dombret déposent leur brevet le (Voir le texte)..

Bibliographie . . . .

Voir aussi Articles connexes Automitrailleuse Renault Groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons (1914-1922) Taca Tac Teuf Teuf, Journal des groupes d'autos-mitrailleuses White TBC

Liens externes

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Notes et références

Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité de la Marine française Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1914 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1922 * Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute