Le Centre d'archives LGBTQI+ Paris Île-de-France est un centre destiné à l'archivage des mémoires et cultures LGBTQI+, porté par l'association Collectif Archives LGBTQI+. Il tient son siège provisoire à Césure, tiers-lieu installé dans l'ancien campus de l'Université Sorbonne-Nouvelle, avant de déménager en 2026 dans un local rue de l'Ourcq dans le arrondissement de Paris.
Historique Le projet d'un centre d'archives LGBTQI+ à Paris naît sous la municipalité de Bertrand Delanoë et l’attribution d'une subvention est approuvée au Conseil de Paris en . Ce premier projet, sous la direction de Jean Le Bitoux, fondateur de Gai-Pied, prévoyait une ouverture d'un centre d'archives et de documentations homosexuelles de Paris (CADHP) en 2008. Une subvention de 100 000 euros est attribuée en 2002, mais le projet ne voit jamais le jour et sa focalisation sur les thématiques gaies masculines est critiquée.
Certaines associations trouvent le projet biaisé en faveur de l'homosexualité masculine. Les Archives et Recherches Cultures Lesbiennes refusent notamment d'y être intégrées préférant que leurs archives restent à la Maison des Femmes dans un espace non mixte. L'Académie gay et lesbienne souhaitait également que le local du centre soit divisé en trois partie, chaque association gérant sa partie.
L'initiative reprend un véritable élan à la suite de la sortie en 2017 du film 120 Battements par minute de Robin Campillo, qui renouvelle l'intérêt envers l'histoire de l'épidémie de sida et du militantisme d'associations comme Act Up-Paris.
Un collectif informel, le collectif Archives LGBTQI+ cofondé par Sam Bourcier, reprend alors les négociations auprès de la mairie de Paris et se constitue en association. Le collectif ajoute une dimension de collecte et gestion communautaire des archives au projet initial. Sam Bourcier décrit cette approche et l'histoire du Centre dans un livre intitulé Le pouls de l'archive, c'est en nous qu'il bat et publié en 2025 aux éditions Cambourakis.
Il obtient en 2023 l'attribution de locaux situés au 149 rue de l’Ourcq mis à disposition par la Ville de Paris dans le XIXe arrondissement. Le 24 novembre 2025 le Centre d’archives LGBTQI + Paris IDF signe le bail pour ces locaux. Le lieu est un ancien centre de formation de la Ville de Paris disposant de 642 m2. alt=Photographie d'un stand couvert d'un voilage violet, avec des affiches rappelant l'importance de archives|vignette|Stand du Collectif archives LGBTQI au Printemps des assoces 2019
Missions Le centre d'archives prône la conservation des archives de minorités par les communautés concernées. Il cite dans son manifeste les principes de Denver, fondateurs du militantisme par et pour les malades du sida, la Convention de Faro du Conseil de l'Europe sur la valeur sociale du patrimoine culturel et les directives de l'UNESCO concernant la protection des cultures minoritaires.
Fonds conservés vignette|Coffre contenant des objets ayant appartenu à Guillaume Dustan. vignette| Bottes ramassées dans une poubelle à la fin d'une manifestation avec un talon cassé et souvent exhibé depuis par le centre d'archives LGBTIQ̟ de Paris pour décrire le type d'objets archivés. Des collectifs militants et des particuliers ont fait don de leurs archives. Ces fonds incluent des documents, des imprimés, mais également des objets et des enregistrements.
Exemples de personnes et collectifs donateurs :
Alain Burosse, à l'origine de la Nuit Gay de Canal+. Jan-Paul Pouliquen, militant pour l'adoption du pacte civil de solidarité. Les Ami.es du Patchwork des noms. des établissements gay comme Le Tango. SNEG, Syndicat national des entreprises gaies. Natacha Taurisson, ex-présidente honoraire de l'Association du syndrome de Benjamin.
Ces archives physiques sont accompagnées d'une collecte d'archives orales, valorisées à travers une chaîne de podcasts.
Articles connexes Archive queer LGBT à Paris Histoire LGBT en France
Bibliographie
Notes et références
Liens externes
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