Le d'autos-mitrailleuses et autos-canons (ou GAMAC), constitué début , est l'un des 17 groupes d'autos-mitrailleuses et autos-canons, petites unités d'artillerie légère mobile mises à disposition de l'armée française pendant la campagne contre l'Allemagne.
Création, dénominations et affectations Créé début par le général Gallieni, gouverneur militaire de Paris, le groupe d'autos-canons de la Marine voit ses deux sections opérer indépendamment l'une de l'autre dès leur départ au front. La section, sous les ordres du lieutenant de vaisseau Thirion, commandant du groupe, est initialement affectée à l'état-major du corps de cavalerie (CC) qui, en fonction des opérations l'affecte temporairement soit à la division de cavalerie (DC), soit à la DC. La section se voit affectée en tant qu’élément non endivisionné à l’état-major du corps d'armée, où elle rejoint la section ( groupe) pour former un groupement ad hoc, dit « Groupement de Chevigné », du nom du chef de cette section. Les deux sections sont réunies en groupe le sous l’autorité du général commandant la DC jusqu'à la dissolution du groupe comme unité de la Marine, le . Dès sa reconstitution comme unité de cavalerie quelques semaines plus tard, le GAMAC est à nouveau affecté à la DC et le reste jusqu'à l'armistice. Historique des campagnes et batailles Campagne contre l'Allemagne 1914 section : Dès son arrivée au front le , la section participe à l'attaque à la défense du secteur nord de Béthune. Puis elle est dirigée vers les Flandres belges dans la région d'Ypres à Poperinge où elle stationne jusqu'au , lorsqu'elle est mise à la disposition de la brigade de marche de la division marocaine près de Nieuport. Elle participe, en décembre, à diverses opérations montées par des fusiliers-marins dans les canaux en arrière de la côte où elle subit ses premières pertes.. section : À son arrivée au front le , la section est appelée à constituer un groupement ad hoc avec la section du groupe d'autos-canons, l'ensemble étant identifié comme le « Groupement de Chevigné ». Ce groupement opère de concert avec la Batterie du capitaine Drouet à la disposition de la division d'infanterie jusqu'à la fin de l'année à Vermelles, d'abord en reconnaissances et appuis, puis en service de tranchées. 1915 section : En janvier-février, la section, de retour en France, stationne à Saint-Pierre-Brouck, non loin de Gravelines puis à la mi-février gagne Vieil-Hesdin pour repos et instruction. section : En janvier-février, la section poursuit son service de tranchées à Vermelles. Les deux sections sont réunies dans le groupe d'autos-canons
Après avoir passé les mois de mars et avril à Wailly au sud-est d'Arras, le groupe fait mouvement vers le sud en mai. Il cantonne successivement à Givenchy-le-Noble et Houvin-Houvigneul, et poursuit par petites étapes dans la Somme jusqu'à fin août. En septembre, le groupe est transféré dans la région de Chalons-sur-Marne en vue d'engagements vers Saint-Souplet qui sont régulièrement annulés. De fin octobre à la fin de l'année 1915 le groupe sert dans les tranchées de Prunay et Auberive à l'Est de Reims. 1916 Poursuite du service de tranchées à Prunay puis à Baconnes après 3 semaines de repos en mars et jusqu'au retour à Boulogne-Billancourt pour dissolution le en tant que groupe de Marine. Depuis sa reconstitution en groupe mixte d'autos-mitrailleuses et autos-canons (GAMAC) de cavalerie en , le groupe reste sans emploi, à l'exception de la première quinzaine de juin où il s'intègre à un sous-secteur de tranchées à l'est de Reims. Durant tout le deuxième semestre, il est transporté de cantonnement en cantonnement principalement dans l'Oise pour s'installer du au à Courcelles-sur-Vesles (Marne). 1917 De la mi-janvier à mai le groupe continue ses mouvements entre des cantonnements dans la Marne et l'Aube sans être engagé. De juin à fin novembre le groupe assure un service de tranchées à Prunay, à l'est de Reims et pendant ce temps cantonne à Bouzy. Après trois semaines de repos dans l'Oise, il revient près de Bouzy pour reprendre le service de tranchées le . 1918 Le service de tranchées se termine à la mi-janvier, ce qui permet au groupe de cantonner à l'arrière du front dans l'Aube près de Romilly jusqu'à la fin février. Puis il passe les trois premières semaines de mars au château de Saran à Chouilly près d’Épernay avec les , , , et groupes. De là ils se dirigent à l'est de Roye (Somme) pour y être engagés du 25 au , puis à Orvillers (Oise) les 30 et . Engagements à Ville-Savoye, près de Fismes (Marne) du 27 au , puis à Château-Thierry du au . Engagement à Chaudun (Aisne) le . Engagements dans la Somme vers Montdidier, Fescamps, Tilloloy, du 9 au . À partir du , le corps de cavalerie et tous ses GAMAC (les , , , , , , et GAMAC) gagnent Roeselare (Roulers) pour être engagés dans la bataille de la Lys et de l'Escaut jusqu'à l'armistice. Après l'armistice en Belgique 1918 Deuxième quinzaine de novembre, le groupe fait mouvement en Belgique pour stationner près de Liège. Le groupe quitte Liège le pour gagner l'Allemagne via le Luxembourg. Il arrive à Trèves, où il défile le pour rapidement gagner Zell (Rhénanie-Palatinat).
Troupe d'occupation en Allemagne 1919 Après trois mois et demi de stationnement à Zell , le groupe stationne à Nieder-Ingelheim (aujourd'hui Ingelheim am Rhein), non loin de Mayence en avril. On ignore ensuite son lieu de stationnement au moins jusqu'à la fin de 1919. 1920-1922 Malgré le rattachement du régiment de cuirassiers, régiment d'affectation organique des et groupe AMC, à l'Armée du Rhin, on n'a pas de trace de leurs stationnements en 1920 et au premier semestre de 1921. Le les troupes françaises, dont les , et groupes d'automitrailleuses de cavalerie (AMC) devenus escadrons d'automitrailleuses de cavalerie franchissent le Rhin et en occupent la rive droite. Ils sont désormais réunis dans le groupe d'escadrons d'autos-mitrailleuses de cavalerie, sous les ordres d'un chef d'escadron« Escadrons d’Autos-Mitrailleuses de Cavalerie », La France militaire, , p. 1..
Commandants du groupe Période Marine. Lieutenant de vaisseau Claude Thirion (fin - ). Il commande également la section. La section, pendant la période où elle opère indépendamment du groupe, est commandée par l'enseigne de vaisseau de 1ère classe Henri Levêque de Vilmorin du au , date du regroupement des deux sections sous le commandement du LV Thirion. Période Cavalerie Capitaine Jean de Castellane ( - ). Capitaine Guy de Rivière de la Mure, par intérim pendant l'absence pour blessure du Cne de Castellane du au puis à compter du jusqu'à fin . Lieutenant François Christiany, par intérim pendant diverses absences pour quelques jours du Cne de Castellane en 1918. Capitaine Victor Doucerain ( - ). Capitaine Jules Moppert, à partir du .
Pertes du groupe en opérations D'après les informations disponibles, les pertes du groupe d'autos-mitrailleuses, blessés, tués et disparus, sont les plus élevées parmi les 17 unités de ce type, du fait des engagements violents le à Nieuport (Belgique), fin à Rollot (Somme) et fin à Fère-en-Tardenois (Marne). Seuls sont recensés ci-dessous les hommes tués au combat, auxquels il convient d'ajouter le maréchal-des-logis Charles Le Comte du Colombier, mort de la grippe foudroyante en Belgique le , déclaré « mort pour la France ». +GradeNomDate du décèsCirconstance Matelot François FusterTué le Engagement AMACMatelot René CalvarinTué le Opération à NieuportMatelot Pierre TymenTué le Opération à NieuportMatelot Georges BastienTué le Bombardement aérienSoldatGeorges LangloisTué le TranchéesSoldatZambeauxTué le TranchéesSoldatBrichetTué le TranchéesSoldatCuvelierTué le Engagement AMACBrigadierBéguetTué le Engagement AMACSoldatFlorentin Henri CavelierMort le Engagement AMAC On qualifie d'« engagement AMAC » une opération brève (de quelques heures à 2/3 jours) et violente qui exploite toutes les qualités des groupes d'autos-mitrailleuses et autos-canons : mobilité, puissance de feu, audace et compétence des hommes.
Distinctions et décorations La section du Groupe AMAC reçoit une citation à l’ordre de la armée du :
Cette citation entraîne l'attribution à la section de la Croix de guerre avec palme. Ce fait, unique au sein des GAMAC, autorise que le fanion du groupe arbore la décoration et que soit apposé l'insigne de celle-ci sur les portières de ses voitures.
Le Groupe reçoit le une citation à l’ordre du corps de cavalerie :
Cette citation vaut au fanion du groupe d’être décoré de la Croix de guerre le .
Le Groupe reçoit le une citation à l’ordre de l’armée :
Personnalités ayant servi au sein du groupe Carl Marie Paul Blanchet de la Sablière (1895-1979), maréchal-des-logis, membre d'une lignée aristocratique, pratique les sports nautiques, champion olympique de voile aux Jeux olympiques d'été de 1928 d'Amsterdam. Henri Lévêque de Vilmorin (1883-1944), enseigne de vaisseau de classe, membre de la famille fondatrice au XVIIIe siècle de la société Vilmorin, producteur de graines et semences. Il est en outre, par sa soeur, l'oncle d'Honoré d'Estienne d'Orves, héros de la Résistance. Jean de Castellane (1868-1965), capitaine de réserve, homme politique, député de 1919 à 1941, président du Conseil municipal de Paris en 1930-1931, membre d'une famille aristocratique de renom, frère de Boni de Castellane.
Matériels Lors de sa constitution En tant que groupe d'autos-canons de la Marine, le groupe est équipé de six autos-canons sommairement blindés, construits sur un châssis Peugeot torpédo type 146, de 1913, muni de son moteur et d'autos-mitrailleuses de fortune, deux sur châssis Delaunay-Belleville et deux sur châssis Delahaye rapidement renvoyées à Vincennes pour être remplacées par des autos-mitrailleuses sur châssis Renault ED, type 1914, dotées d'une faible protection blindée, munies du même moteur. Dotation en blindés modèles 1915 Le groupe reçoit les nouvelles modèles d'autos-canons à l'épreuve de la balle perforante allemande (dite balle S) le . Les autos-mitrailleuses blindées modèle 1915 sont livrées en . Dotation en autos-mitrailleuse-canon White TBC Comme les autres GAMAC appelés sur les Théâtres d'opérations extérieurs, le groupe a probablement été doté d'autos-mitrailleuse-canon construits selon les dessins et brevets de MM de Ségur et Lorfeuvre sur des châssis américains White TBC. On ignore cependant la date à laquelle ces véhicules auraient été remis au groupe. Autres véhicules Initialement doté de deux camions de ravitaillement Peugeot, le groupe reçoit deux camions supplémentaires Mors en . Une deuxième voiture de liaison reçue en rejoint la première fournie en .
Bibliographie .
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Voir aussi Articles connexes Armistice du 11 novembre 1918, principales clauses. Automitrailleuse Renault Groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons (1914-1922) Occupation de la Rhénanie Taca Tac Teuf Teuf, Journal des groupes d'autos-mitrailleuses White TBC
Liens externes
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Notes et références
Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité de la Marine française Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1914 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1922 * Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute